Une saison à Gaza PDF

Ibn Battûta en Égypte, lithographie du XIXe siècle de Léon Benett. Tombouctou au sud, jusqu’à l’ancien territoire du Khanat bulgare de la Volga au nord, et de Tanger à l’ouest une saison à Gaza PDF’à Quanzhou en Extrême-Orient. Dans sa jeunesse, Ibn Battuta étudie le fiqh du malikisme, puis décide, à l’âge de 21 ans, de partir accomplir un pèlerinage à La Mecque. Ibn Battûta profite de la place occupée par l’Islam et la langue arabe qui facilitent grandement ses déplacements.


Quelle légitimité accorder à un gouvernement élu quand les deux-tiers de la population n’était pas en âge de voter ? Quelles craintes peuvent, au mépris des lois internationales, justifier la prise en otage de tout un peuple ?

Ziad, Lina, Shereen, Raïda et d’autres encore ont accueilli Katia Clarens chez eux. Durant cinq mois elle a partagé leur quotidien délabré et réduit à son minimum. Leurs joies aussi, leurs peurs, leurs paradoxes et quelques colères. Une saison à Gaza. Pour revenir avec ce constat : un peuple qui rit, qui aime, qui garde la foi, en proie pourtant à cette double peine, le siège israélo-égyptien d’abord, la dictature du Hamas ensuite.
Voyager, étudier, reconstruire sa maison détruite par les bombes, parler d’amour ou de politique… Autant de choses impossibles pour eux. Une vérité choquante jetée à la face du monde, mais qui façonne des héros plus humains que jamais, dignes et déterminés. Voici le récit d’un voyage en territoire assiégé.

Il profite également du développement du commerce puisqu’il se joint souvent à des caravanes, ou embarque sur des vaisseaux marchands musulmans. Il rencontre de nombreuses personnalités et devient souvent leur conseiller lors de ses longs périples. 1349-1354 : traversée du Sahara jusqu’au Mali. Le 14 juin 1325, Ibn Battûta part de Tanger pour son pèlerinage à La Mecque. En avril 1326, il arrive à Alexandrie.

Ibn Battûta donne une description détaillée du phare d’Alexandrie et signale qu’à son retour en 1349 il ne trouva sur ces lieux qu’un tas de ruines. Il explique alors le système fiscal local basé sur la hauteur de la crue annuelle du Nil, cette crue étant le signe de récoltes plus ou moins abondantes. Il passa près des pyramides de Gizeh. Partant du Caire, il remonte le Nil.

Au passage, on apprend qu’un homme s’est enrichi en se servant des pierres des temples antiques pour construire une école coranique. Caire et les Bejas, l’empêche de traverser et il doit faire demi-tour vers Le Caire. Dans ce chemin de retour depuis Assouan jusqu’au Caire, il semble s’attarder un peu plus à chaque étape. La grande Mosquée des Omeyyades de Damas. Pour cette partie du récit, Ibn Battûta semble faire une synthèse de plusieurs séjours dans la région. D’Égypte, il monte vers Gaza et de là vers Hébron, puis Jérusalem. Ibn Battûta remonte ensuite le long de la côte méditerranéenne en passant par Tyr, Sayda, Beyrouth, et fait un crochet par Damas puis revient à Tripoli sur la côte.

Il reçoit à Damas la licence d’enseigner en 1326 et part vers La Mecque avec une caravane. La caravane fait halte à Bosra pour quelques jours. Plus loin, il passe près  de la demeure des Thamûd creusée dans des montagnes de grès rouge avec des seuils sculptés et qu’on croirait construites récemment. Les ossements cariés sont à l’intérieur des demeures. Arrivé à Médine, Ibn Battûta va se recueillir sur la tombe de Mahomet.

Il raconte les diverses étapes de l’agrandissement de la mosquée et des querelles que cela amena entre les divers clans de la famille. Après avoir fait le tour des sites que Muhammad avait fréquentés, il repart pour La Mecque. La Mecque est le savant, l’adorateur vertueux Najmou d-Dîn Mouhammad fils de l’Imâm, du savant Mouhyi d-Dîn At-Tabari. Au sein de la caravane qui ramène les pèlerins, Ibn Battûta traverse le plateau de Nejd jusqu’à Nadjaf après un voyage d’une quarantaine de jours, où il visite notamment le tombeau de `Ali, quatrième calife de l’islam.

Il fait le récit de miracles ayant lieu sur ce tombeau mais il précise ne pas y avoir assisté lui-même. Arrivé en Perse, il se rend à Ispahan en longeant les monts Zagros, puis à Chiraz, une des rares villes épargnées par l’invasion mongole, où il se recueille sur la tombe de Rûzbehân et sur celle de Saadi. Ibn Battuta, retourne en Irak où il visite Bagdad, en grande partie en ruine après le passage de l’armée de Houlagou Khan. Puis il remonte vers le nord jusqu’à Tabriz, une des premières villes à avoir ouvert ses portes aux Mongols, évitant le pillage de la ville, et étant devenue une des villes les plus prospères de la région. Après être revenu à Bagdad, il remonte le Tigre, visite Mossoul, Cizre et enfin Mardin, située dans l’actuelle Turquie. Arrivé à ce stade il fait demi-tour et revient à la Mecque pour son deuxième hadj.