Un secret de polichinelle PDF

L’Intifada continue : soutien un secret de polichinelle PDF la résistance palestinienne. Femmes de l’immigration : quel genre de militantes sommes-nous ? De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité !


Récit, conte ou sotie, Un secret de Polichinelle est une jubilante allégorie dans laquelle Jean-François Bonin donne libre cours à sa fantaisie. Trois joyeux lurons, Mylène, Émile et Rock-Igor, s’y moquent allègrement des travers de notre société.

À la grande surprise de Mylène, voilà que son fistounet Rock-Igor, à peine né, s’exprime dans la langue de Ferron et de Miron, et exige qu’on lui apprenne l’alphabet sur-le-champ. Pas facile, le rejeton ! « Quelle sera la place de cet enfant prodige dans un monde où règne l’ignorance ? » se demande Émile, déterminé à compléter l’éducation de son petit-fils pour lui éviter le pire.

Une transformation historique est en cours dans les métropoles occidentales. Depuis 2013, les États-Unis traversent une vague de contestation profonde des institutions policières et judiciaires. Les vies des Noirs sont importantes , dit littéralement le slogan. Cet énoncé prescriptif dénonce une politique systématisée qui veut que la vie d’une personne africaine-américaine soit moins importante que celle d’une personne blanche.

Cette réalité est un secret de polichinelle. En faire le récit relève du lieu commun, mais il faut des milliers de personnes dans les rues pour l’imposer dans le débat public. Et c’est ce qui s’est produit : en deux ans, la question des violences policières est devenue incontournable dans le paysage médiatique et politique étatsunien. En France, une initiative des plus prometteuses rassemble une pluralité de militantes, issues des horizons sociaux et politiques les plus divers, pour lutter contre le racisme d’État, l’islamophobie, la rromophobie et leur point de cristallisation principal : les violences policières. Cet appel a d’ores et déjà reçu un soutien impressionnant. Elle est absolument unitaire au sein des luttes de l’immigration et des quartiers populaires.

De nombreuses associations de terrain, qui luttent au quotidien contre l’islamophobie, la négrophobie ou encore la rromophobie, en sont partie prenante. Si cette initiative fait sens du côté de ceux qui subissent les discriminations de façon systématique, elle a donc aussi le potentiel d’être un mouvement rassembleur, un moment fort des mobilisations sociales au sens large et pour l’ensemble des forces progressistes. Il n’est à cet égard pas anodin que cette mobilisation ait lieu en pleine offensive israélienne à Jérusalem et dans les colonies. Israël est aujourd’hui un pilier de ce système néocolonial, par son rôle de gendarme du Moyen-Orient, son régime d’apartheid à l’égard des Palestiniens et son rôle d’avant-garde dans le complexe militaro-carcéral et la promotion des technologies de maintien de l’ordre. Cette dimension résonne particulièrement avec les combats que j’ai eu à mener.

Hier comme aujourd’hui, les femmes non blanches ont eu une place spécifique dans le système raciste. Ce contenu a été publié dans Actualités, Archives. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien. Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires.