Stances PDF

On nomme ‘stance, en poésie, un nombre défini de vers comprenant un sens parfait et arrangé d’stances PDF manière particulière qui s’observe dans tout le poème. Le terme vient de l’italien stanza, qui signifie demeure, parce qu’il faut qu’il y ait un sens complet et un repos à la fin de chaque stance.


« Ne dites pas : la vie est un joyeux festin ; – Ou c’est d’un esprit sot, ou c’est d’une âme basse. – Surtout ne dites point : elle est malheur sans fin ; – C’est d’un mauvais courage, et qui trop tôt se lasse. »

Jean Moréas

Les stances sont, dans les sujets graves et spirituels, ce que le couplet est dans les chansons et la strophe dans les odes. La poésie emploie indifféremment toutes sortes de stances, régulières et irrégulières. On appelle stance irrégulière des stances de suite, qui ne sont pas assujetties à des règles déterminées. Les stances sont de quatre, six, huit, dix, douze et quatorze vers. On fait aussi des stances de cinq, de sept, de neuf et de treize vers. Les stances de douze vers se composent comme un dizain auquel on ajoute deux vers, lesquels sont ordinairement de même rime que ceux qui les précèdent.

Les stances de quatorze vers sont des stances de dix vers auxquels on ajoute quatre vers, que l’on peut faire rimer avec ceux qui précédent. Ces sortes de stances, encore plus celles de treize et de seize vers, sont très rares. Je ne prends point pour vertu Les noirs accès de tristesse D’un loup-garou revêtu Des habits de la sagesse. Et se sauve bien souvent Dans les bras de la folie.

Les stances n’ont été introduites dans la poésie française que sous le règne de Henri III en 1580. Lingendes, dont les poésies ont beaucoup de douceur et de facilité, est le premier poète français qui ait fait des stances. Le genre a été notoirement cultivé par Jean Moréas dans ses Stances de 1899. Jacques Scherer, La Dramaturgie classique en France, Paris, Nizet, 1973. Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d’Alembert, vol.

Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 23 janvier 2019 à 16:12. La forme latine de son nom est Angelus Politianus : il l’avait choisi d’après le toponyme romain de sa ville d’origine, Mons Politianus. Ange Politien est né en 1454. En raison de la mort prématurée de son père, il partit à Florence, chez un cousin. Il reçut sa formation au sein de l’atmosphère humaniste florentine. Italie dès avant la chute de Constantinople en 1453.

Grâce à ses liens avec les membres de l’académie des Careggi, il entre, en 1473, au service de Laurent le Magnifique qui lui confie plusieurs charges. Après la conjuration des Pazzi dirigée contre les Médicis, en 1478, Politien quitte Florence en 1479, à la suite de désaccords avec la famille des Médicis, et surtout avec Clarisse, l’épouse de Laurent. Sous la forme rhétorique habituelle des correspondances, apparaît le véritable respect marqué par Barbaro, lui-même un des plus grands humanistes du temps, envers Politien. Ange Politien est représenté à gauche dans le groupe des humanistes qui figurent dans la fresque de Domenico Ghirlandajo  Apparition de l’ange à St Zacharie  peinte en 1486 dans l’église Santa Maria Novella à Florence. Mais Politien a surtout laissé le souvenir d’un philologue exceptionnel, par sa compréhension des problèmes de traduction des textes et les choix d’édition qui sont les siens. La naissance de Vénus, tableau de Botticelli qui s’inspirerait d’un passage des Stances.

Ces deux livres sont consacrés à la description du coup de foudre de Iulio, jeune chasseur rétif à l’amour, attiré par Cupidon auprès d’une jeune et belle nymphe, Simonetta, dont il tombe amoureux. L’amour le pousse alors à exécuter pour elle une action de gloire : un tournoi. C’est là que s’interrompt le poème. Les Stances sont donc une célébration de l’amour entendu comme apaisement et harmonie. L’élément idyllique se retrouve dans la description de la nature. Julien, c’est bien sûr toute la famille Médicis qui est célébrée.

Politien écrivit des introductions aux Silves de Stace, sur l’Institution oratoire de Quintilien, sur Perse et sur Suétone. Les très érudites Sylvæ sont des introductions où le poète fait preuve de sa culture et de sa finesse de poète latin. Albiera – Albiera des Albizi, très belle jeune fille, mourut en 1473. Le poète pleure sa mort et chante sa beauté. L’élégie est dédiée à Sigismondo Della Stufa dont Albiera était la fiancée. Dans Violas, la passion pour la dame devient amour pour la nature fleurie.

C’est dans cette œuvre que l’on voit apparaître le Politien philologue. Il écrivit deux volumes de Centuriae latinae, le second volume est resté inédit longtemps après sa mort. Les Miscellanea traitent divers sujets : interprétation de textes classiques, correction d’erreurs dans l’édition du texte, histoire de manuscrits antiques. Ce sont les principes qui guident son travail qui font de lui le père de la philologie moderne.