Sociologie de la précarité : Domaines et approches PDF

Un excellent article sur l’origine des Basques, qui provient bien évidemment de la presse en ligne anglo-saxonne, un tel article étant impossible en France, y compris dans la presse scientifique. Rien de nouveau pour qui suit l’actualité génétique, mais c’est un résumé intéressant et didactique d’une étude suédoise récente, qui condense sociologie de la précarité : Domaines et approches PDF apports les plus récents.


La « précarité » est une entrée privilégiée pour rendre compte du monde contemporain. Cette notion cristallise l’angoisse sociale bien au-delà des terres traditionnelles de la pauvreté et de l’instabilité. 
Elle s’allie, selon les discours, à la « flexibilité » qui serait la condition moderne du progrès ou à cette « insécurité » fondamentale qui serait désormais le lot de la plupart. 
D’où l’intérêt de ce petit livre, synthèse des travaux sociologiques sur le sujet : il rend compte des réalités de la précarité, présente les interprétations, et invite au renouvellement de la réflexion, en s’appuyant notamment sur le concept de « lien social ». 
Ce faisant, il aide à affronter la question fondamentale : les incertitudes et l’instabilité sont-elles des traits constitutifs des sociétés individualistes d’aujourd’hui ? Ou ne sont-elles que la traduction d’une crise générale du travail, de la famille et des institutions ? Cette nouvelle édition est actualisée et présente les débats qui ont eu lieu depuis 2007. 

Que les tests génétiques sur des individus qui habitaient la Atapuerca moderne, au Nord de Burgos, entre -5. Basques modernes : c’est donc de cette époque qu’il faut dater l’ethnogénèse basque. Que selon le degré de métissage entre fermiers et autochtones chasseurs-cueilleurs, plutôt peu ou plutôt beaucoup, l’on obtient soit des Sardes, soit des Basques. Europe d’avoir échappé à la dernière vague migratoire en provenance de la steppe ukrainienne qui a amené les langues indo-européennes en Europe, à partir du IIIème millénaire avant J. Que le Moyen-Orient lui-même a été l’objet de migrations ultérieures à la migration des fermiers vers l’Europe, de telle sorte que les populations actuelles du Moyen-Orient ne sont elles-mêmes que partiellement les descendantes de ces fermiers « basco-sardes ». Qu’il n’y a donc pas en Europe de descendants « purs » des premiers Européens mais seulement des « métis » des 3 grandes vagues migratoires que le continent ait connue : chasseurs-cueilleurs, fermiers et Indo-européens. Bref, rien de neuf, mais c’est la première fois que ces faits scientifiques pénètrent la presse grand public : il n’y a plus pour ainsi dire de mystère basque.

C’est donc un autre événement, probablement proto-historique. A ma connaissance, le paléolithique est antérieur au Néolithique. Les chasseurs-cueilleurs étaient là avant les fermiers européens qui sont arrivées en Europe -7. Ils se sont métissés avec les autochtones et il semble que le métissage s’est stabilisé jusqu’à donner la population européenne type du Néolithique finissant. Très peu de temps après, les Indo-Européens sont arrivés, mais tardivement dans notre région, puisque par exemple en Bordelais, leur implantation est contemporaine de Rome !

Les fermiers européens étaient eux-mêmes métissés. C’est que les fermiers arrivés dans notre région, tout le long de leur périple, sont arrivés déjà métissés, d’autres chasseurs-cueilleurs, en l’espèce ceux rencontrés probablement dans les Balkans, dans la Grèce moderne. Pour ceux qui pensaient encore que le fantasme vasco-aquitain étaitun fantasme. Les témoignages toponymiques, épigraphiques, historiques, architecturaux, le substrat linguistique, l’hémotypologie et maintenant la génétique. Bon, ça commence à être sérieux.

Plus je m’intéresse à cette question des origines profondes de nos pays « vascons », moins je fantasme je dois dire, car in fine, tout ceci n’est guère excitant : l’on démontre tout simplement ce que l’on pouvait deviner, à savoir que les invasions indo-européennes n’ont pas touché uniformément l’Europe. Des études plus locales sont nécessaires, pour affiner l’impact des migrations indo-européennes. Et il faudrait se dépêcher au vu de la mixité contemporaine. Il est assez probable que la Gascogne elle-même est diverse. Reste que ces questions sont assez tues en France.