Sixième Méditation cartésienne. L’idée d’une théorie transcendantale de la méthode PDF

Husserl a étudié les mathématiques avec Karl Weierstrass et Leo Königsberger. Dans ses premiers travaux, il essaye de combiner les mathématiques, la psychologie et la philosophie de façon à fonder les mathématiques. Il analyse le sixième Méditation cartésienne. L’idée d’une théorie transcendantale de la méthode PDF psychologique nécessaire au concept de nombre et essaie sur cette base de bâtir une théorie systématique.


La pensée de Karl Weierstrass lui permet de soutenir l’idée que nous générons le concept de nombre en comptant une certaine collection d’objets. En 1876-78, à Leipzig, Husserl étudie l’astronomie, les mathématiques, la physique et la philosophie. Son mentor est alors Thomas Masaryk, un ancien étudiant de Franz Brentano. De 1878 à 1881, il poursuit ses études à Berlin.

Il soutient une thèse de mathématiques portant sur le calcul des variations en janvier 1883 à Vienne, sous la direction d’un ancien étudiant de Weierstrass, Leo Königsberger. D’origine juive, Husserl se convertit au protestantisme luthérien le 8 avril 1886. 1891, sous le titre de Philosophie de l’arithmétique. En 1900-1901, il publie son premier grand ouvrage : les Recherches logiques, sur lesquelles il reviendra ultérieurement. C’est en 1905 qu’il y professe des cours qui deviendront les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps. En 1929, il est invité en France à donner deux conférences à la Sorbonne : elles deviendront les Méditations cartésiennes, texte synthétique qui esquisse les grandes questions de la phénoménologie transcendantale. En 1933, Eugen Fink, philosophe et ancien élève à qui l’on doit la Sixième Méditation cartésienne, devient son secrétaire particulier.

Le professeur Husserl se voit interdire l’accès à la bibliothèque de l’université de Fribourg-en-Brisgau en application de la législation antisémite. Il est radié du corps professoral en 1936. Il meurt le 26 avril 1938, alors que le nazisme menace de destruction ses manuscrits inédits. Edmund Husserl est, selon la plupart des commentateurs, entièrement dominée par le souci de retrouver des bases solides pour les sciences. La réduction phénoménologique transcendantale ou Époché, dans sa radicalité, s’affirmera plus tard dans les  Ideen I . Mathématicien de formation, Husserl s’intéresse d’abord à la philosophie des sciences, notamment à partir de la question des objets mathématiques. Puis, frappé par les rapports entre logique et mathématique, il en vient à étudier leur fondement commun.

Husserl tente de refonder l’ensemble des sciences et de la philosophie. Pour constituer une philosophie comme science rigoureuse, Husserl souhaite trouver un fondement absolu apodictique et une méthode d’investigation permettant d’avancer dans ses recherches. La phénoménologie cherche à résoudre la vieille question du fondement radical de toute l’entreprise de la raison philosophique. S’interdisant la facilité du recours à Dieu, le fondement ultime ne pourra être que du côté du sujet.

Il ne faut pas considérer chacune de ses œuvres isolément en n’y voyant que l’application successive d’une méthode originale à des sujets divers : logique, temps, structure de la conscience, évidence, intentionnalité, crise des sciences, etc. Vers 1905 Husserl passe par une crise intérieure très sérieuse qui l’amène à douter de sa propre qualité de philosophe. Le monde et les choses du monde deviennent de simples phénomènes vis-à-vis d’une conscience dorénavant constituante. Le Moi transcendantal comme premier aboutissement.

La genèse du monde de la vie. Le premier volume des Husserliana publié en 1950 contient notamment le texte original allemand des Méditations cartésiennes, inédit jusqu’à cette date. Husserl, impuissante à éclaircir l’objectivité absolue. Dès les première interrogations sur les fondement des mathématiques, il se serait trouvé renvoyé à la logique, puis à l’épistémologie, et enfin à l’ontologie. Dans ce livre, Husserl reprendrait de façon nouvelle la démarche radicale des Méditations métaphysiques de Descartes pour fonder l’édifice de la  phénoménologie transcendantale . Les méditations de texte fondateur à travers lequel Husserl déploie d’une manière publique et synthétique l’ensemble du programme de la  phénoménologie transcendantale . Husserl, à suspendre radicalement l’ approche naturelle  du monde, et à mener une lutte sans concession contre toutes les abstractions que la perception naturelle de l’objet présuppose.

Elle vise à  comprendre à partir de son mode de donnée. C’est en faisant appel à la méthode dite de la  réduction phénoménologique ̆ que Husserl dépasserait les positions objectiviste ou psychologique qui dominaient la philosophie de son temps. Constituer  consiste pour Husserl à donner un sens. Bref l’intentionnalité est au cœur de la relation homme-monde. Husserl  tout acte remplissant en général, sans lequel rien ne serait donné et donc pensé.

La phénoménologie confère à l’intuition une place de premier plan dans l’ordre de la connaissance, elle est à la fois l’acte par excellence de la connaissance et le phénomène par lequel la chose elle-même se donne au sujet. Par attitude naturelle Husserl, désigne le point de vue qui s’exprime à travers la  thèse du monde  qui correspond à ce que l’homme en perçoit, tel qu’il le vit naturellement, formant des représentations, jugeant, sentant, voulant. Article détaillé : Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps. Husserl expose l’essentiel de sa compréhension de l’essence du temps. Husserl y délaisse le temps objectif pour s’intéresser au temps apparaissant à la temporalité vécue. Par le jeu de la rétention le  maintenant  est systématiquement accompagné de la conscience du  tout-juste-passé . En rupture avec les thèses issues du positivisme et de l’empirisme Husserl s’intéresse à la manière dont chaque objet se constitue dans notre regard.