SIDA-TRENTE ANS DE LUTTE CONTRE LE VIRUS PDF

L’épidémie du SIDA fut initialement identifiée dans les années 1980. L’affaire du sang contaminé a été révélée dans plusieurs sIDA-TRENTE ANS DE LUTTE CONTRE LE VIRUS PDF, grâce à la Protection des sources d’information des journalistes permettant d’éviter que les personnes ayant révélé l’affaire ne soient inquiétées, mais trop tardivement.


Depuis le début des années 1980, le sida a bouleversé le monde et tué des millions de personnes, laissant un temps planer le spectre du retour des grandes épidémies, fantasme renforcé par le caractère sulfureux de cette maladie sexuellement transmissible. Si les trithérapies ont redonné espoir aux malades, l’accès à ces traitements reste problématique dans les pays pauvres et l’espoir de la mise au point d’un vaccin est sans cesse repoussé.

Le virus se nommait à l’époque L. 267 cas de sida dans les pays membres de la CEE. Le 4 mai 1983, face aux risques potentiels représentés par le V. H, la firme américaine Travenol-Hyland, un des plus importants producteurs de dérivés sanguins, avait pris la décision d’exclure préventivement tous les produits non chauffés de sa chaîne de production et procéda au rappel des lots hypothétiquement infectés. Elle en informa les directeurs des centres de traitement des hémophiles, y compris le CNTS. La circulaire du 20 juin 1983, du professeur Jacques Roux, directeur général de la Santé, ne fut pas appliquée, notamment en prison. 1983, remettait en cause le monopole du Centre national de la transfusion sanguine sur le marché français des produits sanguins.

Or, en 1983, le CNTS ne maîtrisait pas la technique de production des produits chauffés. L’unité de production sera opérationnelle à partir de 1984, mais non prévue, dès le départ, pour éliminer le virus du V. L’ampleur du drame n’est connue qu’en août 1986, avec la publication d’un rapport du Centre national de transfusion sanguine, qui affirme qu’un hémophile sur deux a été contaminé, soit près de 2 000 personnes. Les produits chauffés ont été à leur tour abandonnés en 1987 au profit des produits  solvants-détergents , car le procédé de chauffage ne permettait pas d’éliminer les virus des hépatites B et C. Le procès des ministres devant la Cour de justice de la République n’est pas le premier. Ainsi, le 17 juillet 1998, la commission d’instruction de la CJR a renvoyé M. Fabius et Mme Dufoix pour la mort de trois personnes, et la contamination de deux autres.

Hervé est poursuivi pour les mêmes faits et pour deux autres décès. En ce qui concerne Georgina Dufoix, ancienne ministre des Affaires sociales, la commission d’instruction lui reprochait d’avoir freiné, pour des raisons financières, la mise en place du dépistage systématique. Quant à Edmond Hervé, ancien secrétaire d’État à la Santé, il était le plus lourdement chargé par l’accusation. C’était le seul contre qui furent retenues les trois fautes qui constituent l’affaire du sang contaminé, à savoir : le retard dans la généralisation du dépistage, l’absence de sélection des donneurs de sang et l’interdiction tardive des produits sanguins non chauffés. Depuis les années 1970, l’hypothèse que le plasma sec transfusé aux hémophiles transmet des hépatites B et C est encore fréquemment évoquée. Article détaillé : Commission d’enquête sur l’approvisionnement en sang au Canada. L’ancien directeur de la Croix-Rouge canadienne, Roger Perrault, deux autres médecins de la Direction générale de la protection de la santé du Canada, et un médecin ex-président de la société Armour Pharmaceutical, du New Jersey, ont été accusés d’avoir distribué des produits coagulants infectés par le VIH, dans les années 1980 et 1990.

L’affaire a mené les provinces et territoires canadiens à instaurer leur propre organisme responsable de la collecte et de l’approvisionnement en produits sanguins. La Société canadienne du sang a été créée pour l’ensemble du pays, hormis la province de Québec qui a créé Héma-Québec. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Article détaillé : Santé publique en Chine. Dans les années 1990, dans la province du Henan, les autorités, et notamment Liu Quanxi, directeur de la Santé du Henan, ont été responsables de la transmission du virus à très grande échelle par transfusion sanguine.