Si nous nous taisons…: Le martyre des moines de Tibhirine PDF

Les autorités algériennes cherchent alors à cacher la disparition des corps. Pour entretenir l’illusion, elles lestent les cercueils si nous nous taisons…: Le martyre des moines de Tibhirine PDF moines avec du sable. Seule l’obstination du secrétaire général adjoint des trappistes, le père Armand Veilleux, à identifier les corps permettra de découvrir cette manoeuvre. En raison de l’absence d’enquête judiciaire algérienne, les commanditaires de l’enlèvement des moines, leurs motivations ainsi que les causes et les circonstances réelles des assassinats demeurent mal connus à ce jour.


La version officielle d’Alger impute toute la culpabilité au Groupe islamique armé de Djamel Zitouni. Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de l’Atlas. Plaque du jour de la fondation du monastère. Fondé en 1938, ce monastère trappiste se situe près de Médéa, à 90 km au sud d’Alger, dans une zone montagneuse.

C’était une grande bâtisse un peu austère mais chaleureuse et accueillante, construite en face d’un des plus beaux paysages du monde : les palmiers, les mandariniers, les rosiers se dessinaient devant les montagnes enneigées de l’Atlas. Des sources, une eau claire, irriguaient le potager. Il y avait aussi des oiseaux, des poules, des ânes, la vie. Des hommes avaient choisi de s’installer dans ce lieu loin de tout mais proche de l’essentiel, de la beauté, du ciel, des nuages. Depuis 1991, l’État français craint l’extension du conflit algérien en France mais aussi que les Français d’Algérie, laïcs ou religieux, soient la cible potentielle de groupes djihadistes. Alger mais mystérieusement libérés sans contrepartie.

Les auteurs ont séparé musulmans et chrétiens, pour ne tuer que ces derniers. Trois Croates en réchappent toutefois, grâce à la solidarité d’un ouvrier bosniaque musulman. Le 24 décembre 1993, un groupe armé de l’AIS fait irruption dans le monastère. Chergé aimerait passer la main au P.

Mais les événements prennent un tour tragique. Ils pénètrent de force à l’intérieur et vont vers le cloître où ils enlèvent sept moines. En 2010, Frère Jean-Pierre témoigne de l’irruption nocturne d’une bande armée, vers une heure du matin, le 27 mars 1996. Les ravisseurs repartent avec sept des neuf moines.

Au matin, Frère Jean-Pierre et Frère Amédée informent la gendarmerie. Pendant plusieurs jours, il n’y a pas de nouvelles officielles des moines. Entre le 18 et le 27 avril, le communiqué no 43 attribué au Groupe islamique armé assure que les moines sont toujours vivants. Le 30 avril, un envoyé des ravisseurs, nommé Abdullah, se présente au consulat de France à Alger, et livre un message de Djamel Zitouni et une cassette audio sur laquelle on entend les voix, reconnaissables, des sept moines. En France, l’enquête est menée par la DGSE et par la DST. Parallèlement, Jean-Charles Marchiani, ex-préfet du Var, tente lui aussi de faire libérer les otages. Article détaillé : Qui tue qui ?

Le 21 mai, le communiqué no 44 attribué au GIA annonce :  Nous avons tranché la gorge des sept moines, conformément à nos promesses. L’annonce du massacre suscite une très forte émotion en France. Le père Armand Veilleux, procureur général de l’ordre cistercien — ordre auquel les moines appartenaient — se rend en Algérie et demande à voir les corps. Il essuie d’abord un refus de l’ambassade de France, puis est informé que seules les têtes ont, en réalité, été retrouvées. Duval, mort le 30 mai 1996. Les autorités françaises dissuadent les familles de s’y rendre.

Seules sept personnes de la famille du frère Christophe Lebreton obtiennent des visas. Des unités nombreuses des forces de l’ordre sont déployées dans la région, tout le long du parcours. Entre le printemps 1994 et l’été 1996, dix-neuf prêtres et religieux catholiques ont été assassinés en Algérie. 1941, en Algérie depuis août 1946.

Il a obtenu la nationalité algérienne. Médecin, il a exercé pendant la Seconde Guerre mondiale avant de prendre la place d’un père de famille nombreuse en partance pour un camp de prisonniers en Allemagne. Présent cinquante ans à Tibhirine, il a soigné tout le monde gratuitement, sans distinction. 1974, en Algérie depuis 1987, ordonné en 1990. Membre de l’Institut du Prado, il était le cuisinier de la communauté. 1981, en Algérie et au Maroc depuis 1989. Son service militaire fait en Algérie le marqua pour le reste de sa vie.