Saint-Andre-de-l’Epouvante PDF

Affracourt, la maison où habitait J. Affracourt, plaque de la maison où habitait Saint-Andre-de-l’Epouvante PDF. Il fut remarqué d’abord par la marquise de Boufflers, maîtresse en titre du roi Stanislas, qui le prit un temps pour amant. En 1746, Saint-Lambert partit pour la guerre et, à son retour, constata que Madame de Boufflers l’avait remplacé.


Loin d’être piquée, Madame de Boufflers rit de cette liaison et se plut à l’encourager. Ce qui n’était au départ qu’une bagatelle devint une véritable passion. Châtelet, qui mettait de l’excès dans tout ce qu’elle entreprenait, se comportait comme une jeune fille amoureuse, laissant des billets dans les cordes de la harpe de Madame de Boufflers pour que Saint-Lambert les y trouvât. Ce froid dura quelques années puis leurs relations reprirent. Voltaire avait de l’admiration pour Saint-Lambert, qu’il estimait comme poète, et fut l’un de ses partisans résolus lorsqu’il se présenta à l’Académie française. Après la mort d’Émilie du Châtelet, Saint-Lambert se rendit à Paris et prit du service dans l’armée française.

Sa réputation ne tarda pas à grandir dans les cercles littéraires et philosophiques de la capitale. Elle augmenta encore lorsqu’il donna, en 1769, son œuvre maîtresse, le poème des Saisons. Pendant la Révolution française, il se retira à Eaubonne auprès de Sophie d’Houdetot. On l’appela, dès lors,  le sage d’Eaubonne . En réalité, il était devenu mélancolique, et même un peu faible d’esprit, ne trouvant de satisfaction que dans la gourmandise. Il a écrit des poèmes et des contes. Ziméo par exemple est un conte philosophique.

Voltaire n’hésite pas à le ranger parmi les  ouvrages de génie  et affirme que :  C’est le seul ouvrage de notre siècle qui passera à la postérité . D’autres, comme Grimm ou Diderot, signalèrent le manque de verve et d’invention, la froideur du style, l’abondance des chevilles et des épithètes creuses. Dans les deux cas, c’est peut-être aller un peu loin. Il est certain que, sans éviter tout à fait la sécheresse et la lourdeur, Les Saisons, qui parcourt en quatre chants le cercle de l’année avec ses phénomènes météorologiques, le cycle des saisons et de la vie, les travaux de la campagne, etc.

L’œil le suit et le cherche aux lieux qu’il a quittés. Ses cruels ennemis, par le cor excités, S’élèvent sur ses pas au sommet des montagnes, Ou fondent à grands cris sur les vastes campagnes. 1756 : Les fêtes de l’amour et de l’hymen. 1764 : Le Matin et le Soir, poésies. 1769 : Sara et Ziméo, contes en prose.

1770 : Les Deux Amis, conte iroquois. 1770 : Idylle tirée du poème des Saisons. 1796 : Mémoires sur la vie de Bolingbroke. 1798 : Principes des mœurs chez toutes les nations ou Catéchisme universel, 3 vol. Selon cet ouvrage, les vices et les vertus ne sont que des conventions propres à chaque peuple. Cette théorie audacieuse n’empêcha pas le livre d’obtenir le grand prix de morale de l’Institut en 1810. 1814, 1822, 1823 : Œuvres, 2 vol.