Revue de musicologie tome 71, n° 1-2 (1985) PDF

Bretagne, qui aurait été engloutie par l’océan. Une tradition bretonne récente a fait d’Ys la capitale cornouaillaise du roi Gradlon, censée avoir revue de musicologie tome 71, n° 1-2 (1985) PDF construite dans la baie de Douarnenez ou au large de celle-ci. Cette légende constitue l’un des récits bretons les plus populaires, et les plus connus en France.


Échelles musicales : modes et tempéraments (Jean During) / L’intonation juste dans la théorie ancienne de l’Inde : ses applications aux musiques modale et harmonique (Wasiuddin J. Arnold) / Éléments d’un approche comparative des échelles théoriques arabo-irano-turques (Jean-Claude Chabrier) / Théories et pratiques de la gamme iranienne (Jean During) / Observations pour une analyse des tempéraments des instruments à cordes pincées : le luth de Hans Gerle (1532) (Christian Meyer) / Das wohltemperierte Clavier : implications de l’accord inégal pour l’oeuvre et son autographe (Herbert Anton Kellner) / L’intonation des musiques monodiques : méthodologies expérimentales (Wasiuddin J. Arnold, Bernard Bel) / À propos d’un « petit livre arabe de musique » (Amnon Shiloah, Annie Berthier) / Note sur l’organum vocal du IXe siècle (Michel Huglo) / Josquin Des Prés au service de René d’Anjou ? (Françoise Robin) / Les tablatures de luth manuscrites conservées à la bibliothèque universitaire d’Uppsala : quelques hypothèses (Jean-Michel Vaccaro) / À propos d une réimpression de la Musikalische Temperatur (1691) de Werckmeister (Herbert Anton Kellner) / Le deuxième Symposium international de Samarkand (7-14 octobre 1983) (Jean-Claude Chabrier)

Elle n’a cependant jamais été fixée. Il n’existe aucune histoire originelle, les versions les plus anciennes sont postérieures à la christianisation de la Bretagne. Les différentes versions constituent des variations plus ou moins réussies autour d’un thème lui-même peu stable. Il existe une grande quantité de versions, plus ou moins éloignées du mythe. Charles Guyot, et date de 1926. D’après Françoise Le Roux et Christian-J.

Malgven,  reine du Nord  et mère de Dahut, ainsi que le cheval Morvarc’h ne sont que ses inventions littéraires. Globalement, Ys se rattache à deux groupes de mythes : celui des villes englouties et celui des femmes de l’Autre Monde, particulièrement irlandaises et galloises. Page de titre de la première édition de La Vie des saincts de la Bretaigne armorique par Albert Le Grand, 1636, source de la plupart des versions anciennes de la légende de la ville d’Ys. Elle fait intervenir saint Corentin, consacré évêque par saint Martin après avoir assisté à la submersion de la ville à cause des péchés de ses habitants. Dans la version la plus ancienne de Pierre le Baud en 1495, Dahut n’apparaît pas. Ce sont également les versions hagiographiques qui semblent avoir introduit le faste de la ville d’Ys. Souvestre raconte une version de la légende d’Ys dans Le Foyer Breton, où l’homme de Dieu est saint Corentin, le saint patron de la ville de Quimper.

Dans sa version, Ys est donc située au large de Quimper. Cet ajout rattache l’histoire à la mythologie nordique, en inventant une ascendance  féerique  à Dahut. Gradlon et Malgven restent un an en mer, si bien que Malgven donne naissance à une fille, Dahut. Dahut est passionnée par la mer et demande à son père de lui bâtir une cité marine.

Il est fait selon son désir : la ville souhaitée est construite sur le fond de la baie de Douarnenez et on l’appelle Ys. Dahut souhaite une ville sans église. En 1883, Guy de Maupassant publie  La Légende de Ker Ys  dans la revue Le Gaulois. Le récit est très court, mais typique de la vision romantique de l’histoire. Chambers publie Le Roi en Jaune, recueil de nouvelles horrifiques, notamment La Demoiselle d’Ys. Lors de ses collectages, Sébillot ne parvient pas à trouver de version orale complète de la légende de la ville d’Ys, mais il en rassemble des  débris .