Renverse du souffle (édition bilingue) PDF

Un article de Wikipédia, renverse du souffle (édition bilingue) PDF’encyclopédie libre. Page de titre de la pièce dans le Premier Folio. C’est l’une des dernières pièces du dramaturge. Le duc de Milan, Prospero, après avoir été déchu et exilé par son frère, se retrouve avec sa fille Miranda sur une île déserte.


C’est après la publication de La Rose de personne, Die Niemandsrose, en 1963, que Paul Celan écrit les poèmes de ce volume. Cette période coïncide avec une phase particulièrement difficile de sa vie, après une première hospitalisation dans un établissement psychiatrique. En avril 1967, quelques mois avant la parution de Renverse du souffle, Atemwende, Celan écrit à son fils :
 » Tu sais, je pense qu’un nouveau recueil de poèmes doit paraître en septembre aux Éditions Suhrkamp (mon nouvel éditeur à Francfort), c’est une date importante dans ma vie, car ce livre, à plusieurs égards, dont, avant tout, celui de sa langue, marque un tournant (dont les lecteurs ne pourront pas ne pas se rendre compte).  » Atemwende paraît pour la première fois en français.

La scène s’ouvre sur le naufrage, provoqué par Ariel, d’un navire portant le roi de Naples, son fils Ferdinand ainsi qu’Antonio, le frère parjure de Prospero. Usant de sa magie et de l’illusion, Prospero fait subir aux trois personnages échoués sur l’île diverses épreuves destinées à les punir de leur traîtrise, mais qui ont également un caractère initiatique. Les personnages de La Tempête se sont élevés aujourd’hui à un rang presque mythique : représentés, cités, repris, mis en scène par nombre d’artistes dans leurs œuvres, ils incarnent et symbolisent avec une grande richesse des comportements et sentiments humains. Caliban et Ariel ont souvent servi à symboliser les peuples primitifs des colonies, esclaves et jouets des puissances coloniales, ballottés dans les querelles des colons auxquelles ils ne comprennent rien.

Prospéro, duc de Milan déchu, qui vit à présent sur une île comme un puissant sorcier. Miranda, la fille de Prospéro, qui tombe amoureuse du prince de Naples, Ferdinand. Ariel, un esprit aérien au service de Prospéro depuis que ce dernier l’a sauvé de la sorcière Sycorax. Caliban, le fils difforme de la défunte Sycorax, qui déteste Prospéro mais doit néanmoins le servir. Sébastien, le frère d’Alonso, qui projette de le renverser. Antonio, le frère de Prospéro, qui a usurpé sa place en tant que duc de Milan.

Ferdinand, le fils d’Alonso, qui tombe amoureux de la fille de Prospéro, Miranda. Gonzalo, un courtisan napolitain proche de Prospéro et Miranda. Trinculo, le bouffon du roi et l’ami de Stéphano. Stéphano, l’intendant du roi et l’ami de Trinculo, ivrogne. Gravure inspirée d’une peinture de George Romney, illustrant la première scène du premier acte. Cela fait douze ans que le magicien Prospéro et sa fille Miranda sont exilés sur une île peuplée d’esprits surnaturels.

Duc légitime de Milan, Prospéro a été renversé par son frère Antonio avec l’aide d’Alonso, le roi de Naples, et abandonné au large avec la petite Miranda, alors âgée de trois ans. Au début de la pièce, Prospéro apprend grâce à ses esprits que son frère, l’usurpateur Antonio, se trouve sur un navire qui passe au large de l’île. Il suscite une tempête qui entraîne le naufrage du vaisseau. Parmi les rescapés se trouvent, outre Antonio, son comparse Alonso, le roi de Naples, ainsi que son frère Sébastien, son fils Ferdinand et son conseiller Gonzalo. Grâce à sa magie, Prospéro sépare les rescapés en plusieurs groupes. Trois fils narratifs alternent dans le reste de la pièce.