Philosophie antique, N° 1/2001 : Figures de Socrate PDF

Le mouvement cynique, inscrit dans la société antique, se présente avant tout comme un modèle de contestation. Le cynisme utilise ainsi beaucoup d’images et de modèles, dans le but de toucher toutes philosophie antique, N° 1/2001 : Figures de Socrate PDF classes de la population, sans se focaliser sur les élites intellectuelles. Platon définissait Diogène de Sinope comme un Socrate devenu fou, dont le but est de subvertir tout conformisme, tout modèle moral.


L’école cynique a été vivace durant toute l’Antiquité, de la Grèce jusqu’à Rome. Le sage cynique choisit donc de vivre dans l’abstinence, la frugalité. Il se pare ainsi d’une simple besace et d’un unique manteau pour l’hiver et l’été. Pour les cyniques, le simple fait de survivre dans le dénuement suffit à devenir sage. Il n’y a pas de savoir technique supplémentaire nécessaire. Un homme lui amena un jour son enfant, et le présenta comme très intelligent et d’excellentes mœurs.

Les philosophes de l’école cynique se refuseront toujours aux grands discours, préférant les maximes sibyllines et ironiques, l’efficacité du quotidien, la preuve par le fait et non par la parole. En d’autres termes, la vérité éthique, démontrée par l’expérience et non les vérités théoriques résultant de systèmes complexes. La philosophie cynique a pour but la sagesse, une éthique de vie. Selon Antisthène, aucun discours n’a de valeur, aucune étude ni savoir.

Le mode de vie à suivre pour le cynique est celui du chien. Le chien mord, urine sur n’importe qui et copule n’importe où. La société est perçue comme corruptrice et changeante, là où la nature est vertueuse et universelle. Diogène se revendique ainsi cosmopolite, c’est-à-dire citoyen du monde. Cette liste dresse par ordre chronologique puis alphabétique les noms des philosophes cyniques de l’Antiquité  dont l’existence historique est attestée , d’après l’ouvrage de M. Néanmoins tous n’ont pas eu la même importance, certains n’étant connus que parce qu’ils sont cités dans des fragments ou parce qu’ils ont laissé leur nom sur un tombeau.