Massacre au pont de No Gun Ri PDF

En pratique : Quelles sources sont massacre au pont de No Gun Ri PDF ? Dans ces années-là, Pablo Picasso s’affranchit des idées communistes. Il se dégage du tableau une impression générale de désolation, les couleurs tirent vers le gris. On observe des ruines dans l’arrière-plan.


26 juillet 1950, guerre de Corée. La 1e division de cavalerie
américaine se replie en piteux état après avoir perdu la ville de
Yongdong, à environ 160 km au sud-est de Séoul. Près du hameau de No
Gun Ri, un bataillon prend position près d’un pont ferroviaire avec
pour mission de tenir l’emplacement pendant trois jours au moins. Des
centaines de civils sud-coréens trouvent un abri sous les arches du
pont, qui surplombe une petite rivière, avant d’essayer de poursuivre
leur fuite éperdue. Les soldats américains ouvrent le feu à la
mitrailleuse pendant trois jours sur les réfugiés, tuant près de 400
d’entre eux…

L’ouvrage de Park
Kon-Ung, tiré d’un roman historique publié en 1994 en Corée, qui révèle
les atrocités commises par les troupes américaines durant la guerre de
Corée, est, à l’instar de Gen d’Hiroshima de Keiji Nakazawa, une oeuvre
de vérité et de mémoire, une critique sévère de l’impérialisme et un
réquisitoire puissant contre l’absurdité et la folie de la guerre.

Celles-ci peuvent être vues comme un rappel d’Hiroshima. Le fleuve est une frontière qui sépare les deux Corées, les civils des soldats et les victimes des bourreaux. Un contraste majeur entre les deux groupes est visible. Les civils ne portent pas de vêtements. On peut distinguer une gradation dans la peur parmi les civils : les personnages les plus éloignés du spectateur semblent n’avoir pas saisi l’imminence du désastre : une petite fille court se cacher auprès de sa mère à cause de sa peur se lisant sur son visage, une autre joue insouciante, une jeune femme semble interloquée.

Mais plus près de nous, les mères ont le visage déformé par la terreur et une enfant cache son visage en cherchant à se protéger. Les carapaces peuvent symboliser l’aveuglement idéologique. Le personnage de droite, non masqué, qui brandit un glaive pour donner le signal de l’exécution, peut être perçu comme une allégorie de la décision politique. Musée Picasso : Peintures, papiers collés, tableaux-reliefs, sculptures, céramiques, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1985, p. Rechercher les pages comportant ce texte.