Les territoires face au vieillissement en Europe : Géographie – Politique – Prospective PDF

La prospective est la démarche qui vise, par une approche rationnelle et holistique, à préparer le futur. Le prospectiviste se distingue ainsi du prolongateur de tendances comme du visionnaire qui élabore des les territoires face au vieillissement en Europe : Géographie – Politique – Prospective PDF à partir de révélations.


Le vieillissement de la population est un phénomène majeur du XXIe siècle. Or, les débats sur cette question ne se sont souvent centrés que sur la question du financement des retraites. Le vieillissement suscite pourtant nombre d’autres interrogations. Il est en effet fort diversifié selon ses facteurs, qui peuvent être une fécondité abaissée, une longévité accrue des personnes âgées, les caractéristiques d’âge des flux migratoires ou les héritages démographiques. En outre, l’intensité, le rythme et la nature du vieillissement sont très disparates selon les territoires. Ce livre est le premier à traiter l’ensemble des questions posées par le vieillissement des territoires français et européens, avec des analyses à toutes les échelles géographiques, des pays aux communes en passant par les régions, les aires urbaines, les départements ou les agglomérations, avec des exemples de la péninsule Ibérique à la Pologne en passant par la France, la Belgique, l’Italie ou l’Allemagne. Ce livre est également le premier à approfondir la question de l’augmentation du nombre des personnes âgées (la  » gérontocroissance « ) et de ses conséquences. Il présente une mine d’analyses, de prospectives, de réflexions sur tous les aspects géographiques du vieillissement des populations et sur les politiques qu’il requiert.

On est alors loin de la prospective d’une manière générale. On parle de  mémoire prospective  pour désigner la capacité du cerveau à programmer ses actions dans l’avenir proche. Le terme  prospective  ainsi que l’expression  anthropologie prospective  a été créé par Gaston Berger à la fin des années 1950. Une deuxième phase, de 1990 à 2000, ou le terme est repris par des dirigeants désireux d’exercer un contrôle sur les évènements visant à élargir les dimensions institutionnelles, concurrentielles, sociétales et géopolitiques au travers un cercle plus large d’acteurs et de parties prenantes.

1940, le gouvernement américain fait appel à la Rand Corporation. Depuis, l’activité de propective américaine s’est diversifiée en direction des entreprises, devenant un marché pour les sociétés de conseil. Les approches américaine et française divergent mais ont en commun les grands principes. D’une part l’avenir peut être influencé de manière à favoriser ce qui est désirable. Les divergences portent sur l’objectif final et sur le processus d’élaboration. La prospective américaine est centrée sur l’information des dirigeants, la prévision de l’avenir et l’anticipation.

Il s’agit essentiellement d’une prospective exploratoire. Elle est l’œuvre des seuls prospectivistes. Ce sont eux qui construisent les scénarios. La prospective française est tournée vers l’action.

Elle choisit parmi les scénarios un futur possible et souhaitable. Parfois le but de la prospective est fixé dès le départ. Elle ambitionne d’agir déjà sur le présent afin de le réaliser. Pour ce faire, elle a besoin de tous les acteurs. Les parties prenantes, clients, fournisseurs, salariés, etc. Dès le départ elles participent à l’élaboration de la prospective et veulent construire l’avenir. Son horizon est généralement le court ou moyen terme alors que celui de la prospective est plutôt le long terme.