Les régicides. Fieschi: La machine infernale PDF

La monarchie de Juillet les régicides. Fieschi: La machine infernale PDF le nom donné au régime politique du royaume de France entre 1830 et 1848. Le 7 août 1830, la Charte de 1814 est révisée. Le préambule rappelant l’Ancien Régime est supprimé.


This Elibron Classics book is a facsimile reprint of a 1888 edition by E. Dentu, Paris.

Pendant trois mois, l’agitation, entretenue par la presse républicaine et libérale, est permanente. Palais-Royal, ce sont en permanence des attroupements qui réclament à tout bout de champ Louis-Philippe pour lui faire chanter La Marseillaise ou La Parisienne. Au ministère de l’Intérieur, Guizot renouvelle toute l’administration préfectorale et les maires des grandes villes. Au ministère de la Justice, Dupont de l’Eure, assisté par son secrétaire général, Mérilhou, change la plupart des procureurs généraux. L’élément le plus notable dans ce renouvellement du personnel politique et administratif est le retour aux affaires de la partie du personnel du Premier Empire qui en avait été écartée sous la Seconde Restauration. La grande différence entre la Restauration et la monarchie de Juillet, avance Guy Antonetti,  n’a pas tant résidé dans la substitution d’un groupe social à un autre que dans la substitution, à l’intérieur du même groupe social, des tenants d’une mentalité favorable à l’esprit de 89 aux tenants d’une mentalité qui lui était hostile : socialement semblables, idéologiquement différents. Le 29 août, Louis-Philippe passe en revue la Garde nationale de Paris qui l’acclame.

Cela vaut mieux pour moi que le sacre de Reims ! Le 11 octobre, le nouveau régime décide que des récompenses seront accordées à tous les blessés des  Trois Glorieuses  et crée une médaille commémorative pour les combattants de la révolution de Juillet. Les ministres perdent les appellations de Monseigneur et la qualification d’Excellence pour devenir Monsieur le ministre. Sont adoptées et promulguées des lois revenant sur des mesures impopulaires prises sous la Restauration. La loi d’amnistie de 1816, qui avait condamné à la proscription les anciens régicides, est abrogée, à l’exception de son article 4, qui condamne au bannissement les membres de la famille Bonaparte.

Article détaillé : Partis politiques sous la monarchie de Juillet. Salle de séances de Chambre des députés. Chambre des députés, des voix s’élèvent pour demander la fermeture des clubs républicains, foyers d’agitation qui contreviennent à l’article 291 du code pénal, interdisant toute réunion de plus de 20 personnes. Le discours, appuyé par celui de Casimir Perier, est bien accueilli à la Chambre, mais celle-ci ne parvient pas à conclure. Article détaillé : Procès des ministres de Charles X. Guizot, appuyé par le duc de Broglie, estime qu’un haut fonctionnaire ne saurait critiquer un acte de la Chambre des députés, surtout que celui-ci a été approuvé par le roi et par son gouvernement.

Dupont de l’Eure prend le parti de Barrot et menace de démissionner s’il est désavoué. Pour lever l’hypothèque de gauche, Louis-Philippe prend alors Laffitte au mot et l’appelle à former un nouveau gouvernement le 2 novembre 1830, en espérant que l’exercice du pouvoir le discréditerait. Si le chef doit être M. Laffitte, trompé par les marques d’amitié que lui prodigue le roi, croit que ce dernier lui accorde une véritable confiance. Article détaillé : Gouvernement de Jacques Laffitte.

Le procès des ex-ministres de Charles X se déroule du 15 au 21 décembre devant la Chambre des pairs, cernée par l’émeute qui réclame leur mort. En manifestant l’importance de la Garde nationale, seule force sur laquelle le gouvernement puisse alors compter pour assurer l’ordre public, cet épisode démontre également le risque qu’il y a à la laisser aux mains du peu fiable La Fayette. 300 à 200 francs de contributions directes et le cens d’éligibilité de 1 000 à 500 francs. Le nombre d’électeurs passe de moins de 100 000 à 166 000. Un Français sur 170 participe à la vie politique par le biais des élections. Les émeutes qui ont lieu à Paris les 14 et 15 février 1831 vont provoquer la chute du ministère. Le gouvernement s’abstient de réagir énergiquement.

Pour calmer les esprits, Laffitte, appuyé par le prince royal, propose au roi une étrange parade : supprimer les fleurs de lys sur le sceau de l’État. La montée de l’agitation condamne au demeurant d’elle-même la politique de laissez-faire du parti du mouvement. Laffitte au défi de dissoudre la Chambre et de se présenter devant les électeurs. Le président du Conseil relève le gant, mais le roi, à qui appartient seul la prérogative de dissolution, préfère temporiser encore quelques jours. Enfin décidé à pousser Laffitte à la démission, Louis-Philippe use d’un stratagème. Après avoir ainsi levé l’hypothèque du mouvement, le roi appelle au pouvoir la résistance.