Les pauvres et le droit PDF

Jules Adolphe Aimé Louis Breton, Les Glaneurs, 1854. Le glanage est un droit d’usage sur la production agricole, existant notamment en France, sous différentes les pauvres et le droit PDF depuis le Moyen Âge.


Qu’est-ce que la pauvreté ? Quels sont les droits de celui qui est pauvre ? Qui doit et comment peut-on aider les pauvres ? Si les causes et les conséquences de la pauvreté échappent au pouvoir du droit, l’honneur de ce même droit n’est-il pas de prendre en compte l’homme faible ?

Après la moisson, le ramassage de la paille et des grains tombés au sol est autorisé. On distingue le glanage, qui concerne ce qui reste à même le sol, du grappillage qui concerne ce qui reste sur les arbres ou les ceps après la cueillette. Dans un contexte moderne, cela peut inclure la collecte de nourriture des supermarchés à la fin de la journée qui serait autrement jeté. Tu ne glaneras pas ta moisson.

Tu ne grappilleras pas ta vigne. Tu les abandonneras au pauvre et à l’étranger. Lorsque tu feras la moisson dans ton champ, si tu oublies une gerbe, ne reviens pas la chercher. Elle sera pour l’étranger, l’orphelin et la veuve. Combien que par les degrez de charité, l’homme ne puisse moins faire pour son prochain que de luy estre liberal de ce qui ne lui profite point et qui pourrait un peu profiter à autrui.

Le texte fait également obligation aux personnes valides, hommes ou femmes, de s’engager comme moissonneurs et leur interdit de glaner :  Ce que permettons, dit le texte, aux gens vieux, debilitez de membres, aux petits enfants ou aux autres personnes qui n’ont pouvoir ni force de scier. Ces droits d’usage dont il est difficile de connaître l’origine exacte, réapparaissent aujourd’hui portés par des personnes qui en ont une connaissance lointaine ou qui simplement les réinventent, spontanément. A contrario, on peut donc en déduire que le glanage est autorisé, lorsque la  récolte normale  a été enlevée et uniquement du lever au coucher du soleil, y compris lorsque cette action implique de pénétrer sur une propriété privée. Cette pratique est interdite dans les terrains entourés d’une clôture. Léon Augustin Lhermitte, Les Glaneuses, 1898.

Le droit de glanage, grappillage, râtelage, chaumage et sarelage: patrimoine des pauvres. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Les  glaneurs  des portes de Paris. Le Tribunal suspend l’arrêté anti-chiffonage à Nogent sur Marne, sur www. 11 du Code rural belge du 7 octobre 1886 sur environnement. Le glanage peut être pratiqué par tout le monde, « peu importe la commune » levif. Rechercher les pages comportant ce texte.