Les jardins ouvriers PDF

Ces parcelles, affectées le plus souvent à la culture potagère, furent initialement destinées à améliorer les conditions de vie des ouvriers en leur procurant un équilibre social et une autosubsistance alimentaire. Les jardins ouvriers PDF répondent aussi aux préoccupations actuelles de produire localement des légumes par des catégories de population à faibles revenus et participent à créer du  lien social  dans les zones urbanisées. C’est au cours des guerres napoléoniennes que l’on commença à parler en Angleterre d’ allotments  ou terres allouées aux ouvriers. Pour les uns il fallait 2 000 m2, pour d’autres, moitié moins.


Les jardins ouvriers ont vu le jour à la fin du XIXe siècle et se sont multipliés à Paris et dans les grandes villes de province jusqu’à nos jours. Ces petits lopins de terre sagement rangés le long des voies ferrées, ou en plein cour des villes, donnent aux plus démunis comme aux nostalgiques de la campagne la possibilité de faire pousser quelques carrés de légumes, quelques arbres fruitiers et buissons de roses, de se créer leur petit coin de paradis… Le jardinier, au fil des mois et des saisons, pense son territoire, le modèle, l’organise. Il se fait successivement poète, architecte, bricoleur de génie et technicien paysagiste. Sa cabane est un petit chez-soi reconstitué, un univers d’échanges et de rencontres, un monde de calme et de sérénité.

Mais tout le monde était d’accord sur le rôle important des jardins. En Allemagne, le médecin et pédagogue Daniel Gottlob Moritz Schreber fonda vers 1864 une association des jardins ouvriers et familiaux pour  éduquer la population  et  améliorer la santé publique . Les jardins ouvriers professent une vocation sociale et défendent un certain ordre social : s’ils permettent aux ouvriers d’échapper à leur taudis en profitant d’un air plus respirable, ils les éloignent aussi des cabarets et encouragent les activités familiales au sein de ces espaces verts. L’abbé Lemire fonde la Ligue française du Coin de Terre et du Foyer en 1896, afin de rendre l’accès aux parcelles plus aisé pour ses administrés. Schrebergarten près de Bonn, photographie aérienne, 2016. Moritz Schreber commence à promouvoir l’idée des jardins ouvriers dans la lignée de ses travaux sur la santé publique. L’idée est de permettre aux ouvriers de se détendre tant par la pratique du jardinage que par la jouissance d’un environnement sain et reposant.

Leipzig une aire de jeux à destination d’enfants défavorisés. Rapidement les parents prennent à leur tour possession de l’espace et commencent à le cultiver. Les Mangeurs de pommes de terre par Vincent van Gogh, 1885. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Autour de cette initiative, une organisation se constitue en 1893, sous le nom d’œuvre de la reconstitution de la famille. Elle regroupe alors 145 personnes de 27 familles. Cinq ans plus tard, cette organisation rassemble 530 personnes de 125 familles.

L’idée se répand ensuite en France. En 1904, il n’existe que 48 jardins ouvriers en région parisienne pour 3,5 millions d’habitants. Par le biais de la Société des jardins ouvriers de Paris et banlieue, leur multiplication est favorisée. Les deux guerres mondiales provoquent la mise en potagers de nombreux parcs et parcelles historiques. Seconde Guerre mondiale, on compte 250 000 jardins ouvriers en France. La loi du 26 juillet 1952 retient l’expression de  jardins familiaux .

Le 15 octobre 2003, une proposition de loi relative aux jardins collectifs est examinée par le Sénat. La poésie du béton et de l’asphalte n’attire plus guère les foules. Nous parlons des fleurs et des fruits, de la ville et de la beauté, de l’insertion de tous. La proposition de loi propose de rédiger l’article L. On entend par jardins familiaux les terrains divisés en parcelles, affectées par les collectivités territoriales ou par les associations de jardins familiaux à des particuliers y pratiquant le jardinage pour leurs propres besoins et ceux de leur famille à l’exclusion de tout usage commercial.