les cahiers techniques de l’art volume 3 fascicule 1/1954 PDF

Musée de l’Homme en février 1984. Michel Leiris est né le 20 avril 1901 au sein d’une famille bourgeoise cultivée habitant au 41 rue d’Auteuil dans le 16e arrondissement de Paris. Je viens d’avoir trente-quatre ans, la moitié de la vie. Au physique, je suis de taille les cahiers techniques de l’art volume 3 fascicule 1/1954 PDF, plutôt petit.


J’ai des cheveux châtains coupés court afin d’éviter qu’ils ondulent, par crainte aussi que ne se développe une calvitie menaçante. 1 in Michel Leiris, L’Âge d’homme, Gallimard, 1939. Sorbonne, parlait couramment l’anglais, mais n’exerça aucune fonction rémunérée. Jacques Sargenton, caissier des titres de ce dernier, puis son fondé de pouvoirs. Michel et leur nièce Juliette, marraine de Michel.

Elle est, pour lui, une sœur aînée, une seconde mère mais aussi, grâce à son excellente mémoire, celle qui lui permet de vérifier l’exactitude de ses souvenirs d’enfance. Les parents de Michel Leiris s’installent, en 1904, au 8 rue Michel-Ange dans un quartier d’Auteuil. De 1906 à 1909, Michel fréquente, jusqu’à la classe de neuvième incluse, l’école privée mixte de la rue Michel-Ange. Au mois d’octobre 1909, il entre au cours Kayser-Charavay, avenue Montespan, pour une année scolaire. En octobre 1910, il est en classe de septième, et l’année suivante en sixième, au cours Daguesseau, dirigée par l’abbé Llobet, rue Boileau.

Puis, en octobre 1912, il intègre le lycée Janson-de-Sailly pour y suivre les cours de cinquième. En juillet 1914, Michel termine sa quatrième avec le deuxième prix de français et le premier prix de récitation. En juillet 1916, il obtient, à la fin de sa classe de seconde, les premiers prix de composition française et d’exercices latins, mais, pour raison disciplinaire, il doit quitter le lycée Janson-de-Sailly. Au mois d’octobre 1916, il entre à l’école Vidal de la rue de Passy, pour y suivre la classe de première. Michel obtient en juillet 1917, la première partie du baccalauréat latin-langues, avec l’indulgence du jury. Il retourne, en octobre 1917, au cours Kayser-Charavay, pour suivre sa classe de philosophie.

Il échoue, en juillet 1918, à la deuxième partie du baccalauréat. L’été 1918, les Leiris s’installent au 2 rue Mignet dans le seizième arrondissement de Paris. Dès 1919, Michel Leiris essaie d’avoir un emploi stable. Après deux tentatives comme employé de commerce aux magasins Peter Robinson et chez le commissionnaire Max Rosambert, il abandonne très rapidement. Durant l’automne 1920, il prépare l’examen d’entrée à l’Institut de chimie.

Le 15 décembre 1921, Michel Leiris commence son service militaire au fort d’Aubervilliers, puis à l’Institut Pasteur, où il termine ses deux ans de conscription. Il habite encore chez sa mère, rue Mignet à Paris XVIe, et prépare, seulement pour la forme, un certificat de chimie. Le 15 décembre 1923, libéré du service militaire, il met fin à ses études de chimie. Au mois d’octobre 1926, Michel Leiris est représentant en librairie, métier qui l’ennuie, mais lui laisse le temps d’écrire.

Il adhère au syndicat CGT des V. De 1929 à 1935, il suit une psychanalyse sous la conduite d’Adrien Borel. Il ressent le besoin, pour la parachever, ou en constater l’échec, d’écrire une autobiographie : L’Âge d’Homme. Michel Leiris tient le journal de bord de cette mission, mais qui est surtout son propre journal de route, publié sous le titre de L’Afrique fantôme, dont la tonalité est de plus en plus personnelle et intime. La falaise de Bandiagara, au Mali, dans le Pays Dogon, où la Mission Dakar-Djibouti s’est longuement arrêtée.

De retour à Paris, Leiris a du mal à se réadapter à la vie parisienne. Il habite encore — avec sa femme — chez sa mère, rue Wilhem. L’Afrique fantôme : monumental journal de voyage dans lequel il détourne les techniques d’enquête et de retranscription ethnographiques pour les appliquer à la description du quotidien et des conditions de travail de l’équipe de chercheurs. Leiris se donne comme mission d’obtenir les diplômes qui légitimeront ses activités. Entretemps, en janvier 1935, Leiris commence à suivre les cours sur les religions primitives de Maurice Leenhardt à l’EPHE et, à partir du mois de novembre, prépare une licence de lettres à la Sorbonne. 21 novembre de la même année, un certificat de sociologie.

Le fronton du musée de l’Homme avec les stances de Paul Valéry. Michel Leiris et son épouse abritent, sans aucune réserve, Deborah Lifchitz, juive d’origine polonaise, dans leur appartement de la rue Eugène-Poubelle. Cette collaboratrice de la Mission Dakar-Djibouti, amie et collègue de Denise Paulme au musée de L’Homme, meurt à Auschwitz après son arrestation par la police française, le 21 février 1942. C’est au cours de ces années de guerre que prend forme La Règle du jeu, une vaste et méticuleuse entreprise autobiographique. Leiris renouvelle totalement ce genre littéraire, le dégageant de la chronologie, disloquant celle-ci, et procédant par associations d’images, de mots et d’idées, et par analepses.

En octobre 1942, Leiris rencontre Sartre au Havre. Les deux écrivains se sont auparavant mutuellement lus et appréciés, Leiris subjugué par La Nausée et Sartre impressionné par L’âge d’homme. Après la Libération, il devient membre de l’équipe fondatrice de la revue Les Temps modernes dirigée par Sartre. Il est nommé Satrape du Collège de ‘Pataphysique en 1957, et publie de nombreux textes dans la revue du Collège. De tempérament mélancolique et angoissé, atteignant une profonde dépression, il tente en 1957 de se suicider, et reste quatre jours dans le coma, ce qu’il relatera dans le troisième tome de La Règle du jeu, Fibrilles. Le 25 octobre 1960, année de l’accession à l’indépendance des colonies françaises d’Afrique noire et de Madagascar, une commission paritaire du CNRS se réunit en conseil de discipline pour examiner le cas des chercheurs signataires du  Manifeste des 121 . Le 7 décembre, un blâme lui est infligé.

Il est nommé directeur de recherche en janvier 1968. Il préside avec Simone de Beauvoir, l’association des amis du journal maoïste La Cause du peuple. Il s’associe au mouvement de mai 1968. Sorbonne, parallèlement aux cours officiels d’ethnologie. Il laisse, en plus de son œuvre autobiographique, d’importantes études de critique esthétique et d’ethnologie. En 1980, Leiris refuse le Grand prix national des lettres. Picasso, Bacon, Giacometti, Braque, Ernst, Gris, Masson, Klee, Miró, Vlaminck, Derain, etc.