Les 100 lois pour s’enrichir (et être heureux!) PDF

Lundi 9 avril, le président de la République s’est exprimé devant les évêques de France à leur invitation, au Collège des Bernardins à Paris. Je vous remercie vivement, Monseigneur, et je remercie la Conférence des Les 100 lois pour s’enrichir (et être heureux!) PDF de France de cette invitation à m’exprimer ici ce soir, en ce lieu si particulier et si beau du Collège des Bernardins, dont je veux aussi remercier les responsables et les équipes. Pour nous retrouver ici ce soir, Monseigneur, nous avons, vous et moi bravé, les sceptiques de chaque bord. Et si nous l’avons fait, c’est sans doute que nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer.


Vous voulez :
Gagner beaucoup d’argent et le conserver ?
Bien gérer votre fortune pour en profiter un maximum ?
Réussir à concilier bonheur et prospérité ?

Alors lancez-vous et prenez de bonnes habitudes ! Chaque jour, mettez en pratique une nouvelle Loi. Promis, elles sont très simples mais leur pouvoir est inestimable…

Loi n°1 :
Tout le monde peut gagner de l’argent : il n’y a ni sélection ni discrimination (p. 17)

Loi n°9 :
Décidez de ce que vous ferez de cet argent (p. 33)

Loi n°21 :
Exercez un vrai contrôle sur vos finances (p. 61)

Loi n°26 :
Il n’est jamais trop tard pour commencer à s’enrichir (p. 71)

Loi n°36 :
Dépensez moins que ce que vous gagnez (p. 91)

Loi n°45 :
Constituez un capital d’abord, puis investissez-le de façon judicieuse (p. 109)

Loi n°54 :
Raisonnez à long terme (p. 127)

Loi n°62 :
Ne vous contentez pas de lire ce livre : agissez (p. 143)

Loi n°83 :
Mettez de l’argent de côté pour vos vieux jours et pas seulement pour cela (p. 193)

Loi n°89 :
Faites bon usage de votre richesse (p. 209)

Pour cela, il n’est pas d’autre moyen qu’un dialogue en vérité. République prétendant se désintéresser de l’Eglise et des catholiques manquerait à son devoir. L’exemple du colonel BELTRAME par lequel, Monseigneur, vous venez d’achever votre propos, illustre ce point de vue d’une manière que je crois éclairante. Ces dimensions en réalité sont tellement entrelacées qu’il est impossible de les démêler, et c’est même inutile, car cette conduite héroïque c’est la vérité d’un homme dans toute sa complexité qui s’est livrée. Mais dans ce pays de France qui ne ménage pas sa méfiance à l’égard des religions, je n’ai pas entendu une seule voix se lever pour contester cette évidence, gravée au cœur de notre imaginaire collectif et qui est celle-ci : lorsque vient l’heure de la plus grande intensité, lorsque l’épreuve commande de rassembler toutes les ressources qu’on a en soi au service de la France, la part du citoyen et la part du catholique brûlent, chez le croyant véritable, d’une même flamme. Je suis convaincu que les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme se sont forgés dans ces moments où est vérifiée la valeur réelle des hommes et des femmes.

Disant cela, je ne m’y trompe pas. Si les catholiques ont voulu servir et grandir la France, s’ils ont accepté de mourir, ce n’est pas seulement au nom d’idéaux humanistes. Ce n’est pas au nom seulement d’une morale judéo-chrétienne sécularisée. C’est aussi parce qu’ils étaient portés par leur foi en Dieu et par leur pratique religieuse.

Certains pourront considérer que de tels propos sont en infraction avec la laïcité. Mais après tout, nous comptons aussi des martyrs et des héros de toute confession et notre histoire récente nous l’a encore montré, et y compris des athées, qui ont trouvé au fond de leur morale les sources d’un sacrifice complet. Je suis, comme chef de l’Etat, garant de la liberté de croire et de ne pas croire, mais je ne suis ni l’inventeur ni le promoteur d’une religion d’Etat substituant à la transcendance divine un credo républicain. Et cette même indifférence, je ne l’ai pas davantage à l’égard de toutes les confessions qui aujourd’hui habitent notre pays. Et c’est bien parce que je ne suis pas indifférent, que je perçois combien le chemin que l’Etat et l’Eglise partagent depuis si longtemps, est aujourd’hui semé de malentendus et de défiance réciproques. Ce n’est certes pas la première fois dans notre histoire. Il est de la nature de l’Eglise d’interroger constamment son rapport au politique, dans cette hésitation parfaitement décrite par MARROU dans sa Théologie de l’histoire, et l’histoire de France a vu se succéder des moments où l’Eglise s’installait au cœur de la cité, et des moments où elle campait hors-les-murs.

Mais aujourd’hui, dans ce moment de grande fragilité sociale, quand l’étoffe même de la nation risque de se déchirer, je considère de ma responsabilité de ne pas laisser s’éroder la confiance des catholiques à l’égard de la politique et des politiques. Je ne puis me résoudre à cette déprise. Et je ne saurais laisser s’aggraver cette déception. C’est d’autant plus vrai que la situation actuelle est moins le fruit d’une décision de l’Eglise que le résultat de plusieurs années pendant lesquelles les politiques ont profondément méconnu les catholiques de France. Ainsi, d’un côté, une partie de la classe politique a sans doute surjoué l’attachement aux catholiques, pour des raisons qui n’étaient souvent que trop évidemment électoralistes. Et de l’autre côté, on a trouvé toutes les raisons de ne pas écouter les catholiques, les reléguant par méfiance acquise et par calcul au rang de minorité militante contrariant l’unanimité républicaine. Pour des raisons à la fois biographiques, personnelles et intellectuelles, je me fais une plus haute idée des catholiques.