Le Maire et la Mosquée : Islam et laïcité en Ile-de-France PDF

Le Maire et la Mosquée : Islam et laïcité en Ile-de-France PDF est située 6, rue Georges-Desplas dans le quartier du Jardin-des-Plantes du 5e arrondissement de Paris. Elle a une place symbolique importante pour la visibilité de l’islam et des musulmans en France. L’histoire de la mosquée de Paris est liée à la colonisation.


Alors que nombre d’hommes politiques et de médias alimentent un discours de diabolisation de l’islam et des musulmans en se fondant sur des évènements nationaux ou internationaux, la plupart des pratiques liées à cette religion relève des compétences communales. Les premiers magistrats, face à des musulmans dorénavant citoyens, tendent à mettre en place de véritables « politiques municipales de l’islam ». La question de la construction ou de la rénovation de lieux de culte structure les relations maire/acteurs musulmans. Plus que les clivages droite/gauche jouent les représentations de l’islam et de la laïcité des édiles. L’impression demeure d’une approche en termes d' »exception musulmane ». Il est temps que s’instaure un débat sur des traitements différenciés peu acceptables et que soit enfin assurée, conformément à la laïcité, une effective égalité d’accès au culte sur l’ensemble du territoire national. Une exigence pour la démocratie et le vivre ensemble. La France est-elle prête à fédérer ses diversités?

On y éleva un édifice, appelé  mosquée , pour abriter la toilette mortuaire et la prière aux défunts. Le cimetière abrita d’abord les sépultures des Ottomans morts en France. Peu utilisé, en 1883, il a été rétréci. La Première Guerre mondiale empêcha la réalisation de ce projet. Un premier projet de mosquée est envisagé sans succès en 1895 par le comité de l’Afrique française animé par Théophile Delcassé, Jules Cambon, le prince Bonaparte et le prince d’Arenberg.

Une telle proposition ne pouvait être oubliée et disparaître. Elle correspond trop bien à la politique que la France se doit à elle-même de suivre envers ses fils musulmans, et qui doit se traduire tantôt en actes d’équité politique ou administrative et tantôt en gestes de sympathie ou de bienveillance. C’est pourquoi Bourdarie n’avait cessé de faire pression et de faire partager son projet et avait entrepris de longues démarches qui finirent par trouver l’oreille du gouvernement de l’époque. En mai et juin 1915, j’entrais en relations suivies avec un architecte, élève de Girault, de l’Institut, M. Nos causeries roulant fréquemment sur l’islam et le rôle des musulmans français sur les champs de bataille, M. Tronquois émit un jour l’opinion que le véritable monument commémoratif de leur héroïsme et de leurs sacrifices serait une mosquée. Paul Bourdarie est le véritable père du projet de la mosquée de Paris, il a travaillé inlassablement à la réalisation de ce projet.

Le minaret et son garde-corps crénelé. Le minbar de la mosquée, offert en 1929 par Fouad Ier, roi d’Égypte. La Grande Mosquée est bâtie sur l’emplacement de l’ancien Hôpital de la Pitié et voisine du Jardin des plantes de Paris. La première pierre est posée en 1922. En 1929, le roi d’Égypte Fouad Ier a offert le minbar de la mosquée, utilisé jusqu’à nos jours.

La grande porte de la mosquée de Paris est ornée de motifs floraux stylisés dans le plus pur style islamique. Les chiffres concernant le nombre de juifs hébergés et sauvés par la mosquée de Paris durant cette période divergent selon les auteurs. Vue générale de la grande mosquée de Paris. La mosquée de Paris fait office de mosquée mère des mosquées françaises sous la direction de Dalil Boubakeur, recteur depuis 1992. Le 12 décembre 2011, les travaux de construction d’une toiture amovible couvrant le grand patio face à la salle de prière de la mosquée de Paris ont été lancés lors d’une cérémonie officielle. Pour la porte parole du mouvement Hanane Karimi :  Ce qu’il s’est passé reflète l’organisation de la communauté musulmane à certains endroits aujourd’hui, les femmes n’y ont pas de place, elles sont devenues invisibles. Depuis 1921, la mosquée est régie par la Société des habous et lieux saints de l’islam, une association de type loi 1901, propriétaire de l’édifice à la suite d’une donation de la ville de Paris.