Le libre arbitre et la science du cerveau PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, le libre arbitre et la science du cerveau PDF-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ?


?Qu’est-ce qui, en nous, prend vraiment nos décisions ? Pouvons-nous nous estimer libres, alors que nous ne maîtrisons pas complètement ce qui se produit dans les tréfonds de notre esprit ? Si le libre arbitre n’est qu’une illusion, sommes-nous vraiment responsables de nos actes ? Grâce aux apports des neurosciences et de la psychologie de pointe, un auteur-phare éclaire d’un jour nouveau un débat philosophique qui a aussi des implications morales et juridiques pour chacun de nous. Michael S. Gazzaniga est directeur du SAGE Center for the Study of the Mind, à l’Université de Californie, à Santa Barbara, et président de l’Institut de neuroscience cognitive. Il a notamment publié Le Cerveau social.

Le libre arbitre est la faculté qu’aurait l’être humain de se déterminer librement et par lui seul, à agir et à penser, par opposition au déterminisme ou au fatalisme, qui affirment que la volonté serait déterminée dans chacun de ses actes par des  forces  qui l’y nécessitent. Comment reposer aujourd’hui la question du libre arbitre ? De ce concept forgé par la théologie patristique latine, il n’est pas exagéré d’écrire qu’il fut développé pour préciser la responsabilité du mal, en l’imputant à la créature de Dieu. Il décrit le dialogue d’Evodius et d’Augustin.

Evodius pose le problème en des termes abrupts :  Dieu n’est-il pas l’auteur du mal ? Si le péché est l’œuvre des âmes et que celles-ci sont créées par Dieu, comment Dieu n’en serait-il pas, in fine, l’auteur ? Mais n’est-ce pas déplacer le problème sans le résoudre ? Si je ne me trompe, l’argumentation a montré que nous agissons ainsi par le libre arbitre de la volonté. Mais ce libre arbitre auquel nous devons notre faculté de pécher, nous en sommes convaincus, je me demande si celui qui nous a créés a bien fait de nous le donner. La réponse d’Augustin est que la volonté est un bien, dont l’homme peut certes abuser, mais qui fait aussi la dignité de l’homme.