Le langage de l’enfant : Aspects normaux et pathologiques PDF

Le développement le langage de l’enfant : Aspects normaux et pathologiques PDF décrit comment la motricité d’un nouveau-né change et se perfectionne au fil du temps. Ces changements ont fait l’objet de recherches importantes en psychologie du développement. Le développement de la motricité implique des interactions importantes entre l’enfant et son environnement.


L’acquisition progressive du langage chez l’enfant témoigne de son bon développement cognitif et de la structuration de sa personnalité. Tout retard au sein de ce processus d’acquisition ou tout accident dans le déroulement du calendrier normal suscite une inquiétude et conduit à juste titre à des investigations. Mieux connaître les difficultés du langage de l’enfant permet de mieux les diagnostiquer, les
traiter et éventuellement les prévenir : Cet ouvrage expose les pathologies qui entravent ou interrompent le développement normal du langage. La première partie rappelle le processus normal d’acquisition du langage à travers les aspects neuro-biologiques et psycholinguistiques ainsi que l’émergence de la communication au sein du processus global de développement perceptivo-moteur, affectif et social de l’enfant ; La deuxième partie présente les différentes méthodes d’exploration : de l’audiologie à l’imagerie cérébrale et à l’électrophysiologie, des méthodes d’évaluation psycholinguistique et neuropsychologiques
à celles qui permettent d’apprécier le comportement de l’entant ; Les pathologies du langage sont abordées dans la troisième partie : pathologies acquises comme les aphasies et certains syndromes pseudo-bulbaires, et pathologies congénitales les plus fréquentes. Les déficits instrumentaux (hypoacousie et surdité, infirmité motrice cérébrale) ou cognitifs (déficiences mentales) ou de carences, ainsi que ceux s’intégrant dans une pathologie plus globale neurologique (épilepsie) on psychopathologique (autisme), font l’objet d’une analyse détaillée. Une place importante a été accordée aux troubles spécifiques portant sur le langage oral ou sur les apprentissages (retard d’acquisition, dysphasies, dyslexies). Sont également traités le bégaiement et le syndrome de « déficit attentionnel et hyperactivité « . Les données récentes issues tant des travaux d’ordre linguistique, tels qu’ils s’appliquent actuellement à la pathologie du langage, que des recherches génétiques venant éclairer la physiopathologie de troubles spécifiques (dysphasie, bégaiement…) ont été introduites dans cette nouvelle édition. De nombreux tests ou la révision de tests existants sont également présents. L’imagerie cérébrale a sa place avec un nouveau chapitre sur l’IRM fonctionnelle et la présentation des premiers résultats. Enfin la bibliographie a été complétée par les références des dernières publications sur le sujet. Cet ouvrage est destiné aux orthophonistes, neurologues, psychologues, pédiatres, et à tous ceux qui sorti responsables du développement de l’enfant, de ses apprentissages et de son épanouissement psychoaffectif.

Enfin, les psychomotricien restent les spécialistes du développement psychomoteur de l’enfant qu’il peut évaluer par son outil clinique qu’est l’examen psychomoteur. Le psychologue Jean Piaget a consacré sa carrière à tenter de comprendre les origines de l’intelligence chez l’enfant. Dans son ouvrage Le développement de l’intelligence chez l’Enfant, publié en 1936, il élabore ses hypothèses liant le développement sensoriel et moteur de l’enfant au développement de sa pensée. La maturation cérébrale de l’enfant a un rôle sur ses acquisitions, mais ses motivations et les conditions environnementales expliquent le développement de certaines habiletés motrices. Différenciation : L’activité motrice est d’abord globale, puis s’affine, devient de plus en plus élaborée et localisée. Variabilité : La progression est non uniforme et non continue : périodes de progression rapide suivies de stagnations et de possibles régressions.

Succession: Elle comprend la loi de progression céphalo-caudale : le progrès moteur se fait du haut vers le bas du corps, depuis la libération du point d’appui de la tête vers la verticalisation des membres inférieurs. Elle comprend aussi la loi proximo-distale du centre vers l’extérieur : le contrôle des segments proximaux du corps, tels que le tronc et les épaules, intervient avant celui des segments distaux comme la main. Progressivement l’axe du corps se tonifie, et bébé peut tenir sa tête droite et son dos ferme vers les 3e-4e mois, et peut vers la même période rouler sur le côté. Il peut s’appuyer sur les mains, rouler du dos sur le ventre, faire l’avion.

La marche se développe jusqu’au 18e mois. Le nouveau-né possède un réflexe d’agrippement des objets placés dans sa main. Ce réflexe évolue pour lui permettre vers les 3e-4e mois d’attraper un objet placé au contact de sa main. La préhension volontaire et prolongée intervient aux 5e-6e mois, ce qui lui permet de porter les objets à sa bouche. Jusqu’à l’âge de trois ans environ, l’enfant continue de développer sa capacité de se déplacer librement et de manipuler des objets de plus en plus précisément.

Les coordinations entre perception et mouvement se développent et en particulier la coordination visuo-motrice. Chez le jeune enfant, les habiletés motrices progressent. La myélinisation du cerveau qui se poursuit permet une amélioration continue de la coordination motrice. Le jeune enfant fait preuve d’une activité motrice très intense qui lui permet d’exercer et de développer sa motricité générale. Sur le plan de la motricité fine, la latéralité manuelle ou préférence manuelle est en place vers l’âge de trois ans. L’enfant d’âge scolaire continue d’améliorer ses performances de motricité grâces aux nombreux jeux physiques appris ou improvisés. Les différences entre filles et garçons sont de plus en plus prononcées sur le plan moteur à mesure que les enfants grandissent.