Le grand roman de la physique quantique PDF

Le codécouvreur du virus du sida et Prix Nobel de médecine 2008 a été recruté par une université chinoise. Luc Montagnier va diriger une équipe de chercheurs au sein du département des sciences de l’université Jiaotong de Shanghaï. A 78 ans, c’est la deuxième fois que le chercheur s’exile. Le le grand roman de la physique quantique PDF Montagnier, à de nombreuses reprises, pris la défense de cette théorie et de celui qui en fut à l’origine, Jacques Benveniste.


Einstein, Bohr… et le débat sur la nature de la réalité

Du 24 au 29 octobre 1927 se tint à Bruxelles le cinquième congrès Solvay sur le thème « Electrons et photons ». il résume la période la plus spectaculaire de l’histoire de la physique. Avec la présence de dix-sept titulaires ou futurs lauréats du Prix Nobel sur les vingt-neuf participants, ce congrès fut l’une des plus remarquables rencontres de cerveaux qui se soient jamais tenues. Il marquera aussi la fin d’une ère de créativité en physique comparable à la révolution scientifique du XVIIe menée par Galilée et Newton. 
Manjit Kuman fait revivre sous nos yeux les différentes confrontations de cette époque où la découverte de la double nature de la lumière et du rayonnement ébranla toute la communauté scientifique. Même si dès 1905, Einstein, avait déjà une idée de ce que pouvait être la mécanique quantique, il ne pouvait imaginer le chemin particulièrement nouveau qu’emprunterait Niles Bohr. Derrière les théories les plus abstraites, Kumar nous décrit l’affrontement des hommes qui, malgré leur intelligence hors norme, peuvent se comporter avec une extrême violence pour défendre leur conviction. Planck, de Broglie, Pauli, Heisenberg, Schrödinger, Dirac… Quelles visions de la réalité avaient-ils ? Certains partageaient l’esprit d’école de Copenhague et considéraient que le réalité dépendait des conditions expérimentales suivies. D’autres estimaient que « Dieu » ne jouait pas aux dés et que le fameux chat de Schrödinger était soit bien mort soit bien vivant ! 
Aujourd’hui encore la question n’est toujours pas réglée. C’est ce que nous raconte brillamment le livre de Manjit Kuman.

traduit de l’anglais par Bernard Sigaud

La théorie de la mémoire de l’eau, si elle avait été avérée, aurait expliqué le principe de l’homéopathie. Rappelons-le brièvement : un remède homéopathique s’obtient en diluant maintes fois ce que la discipline considère comme le principe actif du remède. CH signifie centésimale hahnemannienne, du nom du père de l’homéopathie, Samuel Hahnemann. Cette valeur indique la dilution du principe actif, en l’occurrence un dérivé de l’arsenic.

La quantité d’arsenic utilisée a subi 9 dilutions successives. Dans les années 1980, on avait cru pouvoir l’expliquer grâce à cette théorie de la  mémoire de l’eau  chère au professeur Montagnier. Ce fut l’une des plus belles controverses scientifiques de la fin du XXe siècle. Français Jacques Benveniste a publié dans Nature, en 1988, une étude expliquant que l’eau gardait une  mémoire  des composés avec lesquels elle a été en contact. Cette étude validerait donc les principes de l’homéopathie.

Les résultats de notre recherche imposent à tous, et surtout à la communauté scientifique, un considérable effort d’adaptation. Il s’agit d’entrer dans un autre monde conceptuel. Le changement de mode de pensée n’est pas moins grand que lorsqu’on est passé avec la Terre de la platitude à la rotondité. Les études que nous présentons montrent l’existence d’un effet de type moléculaire spécifique en l’absence de molécule. La procédure utilisée s’apparente à celle qui ferait agiter dans la Seine au pont Neuf la clé d’une automobile puis recueillir au Havre quelques gouttes d’eau pour faire démarrer la même automobile, et pas une autre.

On comprend dès lors les réticences, voire l’agressivité, au nom de la déesse Raison, des adversaires de ce type d’expériences. Ces travaux ont immédiatement été très critiqués et Benveniste soupçonné de conflit d’intérêt, de légèreté, voire même d’avoir bidonné ses résultats. Nature a tenté de reproduire ces travaux. La page de la mémoire de l’eau est tournée depuis plusieurs années et rares sont ceux qui la défendent encore. Mais régulièrement, le Pr Montagnier prend la défense de Benveniste. Une des dernières fois où le professeur Montagnier a tenté de réhabiliter la mémoire de Benveniste, c’était dans le 7-9 de France Inter, en mai, consacré à ceux qui ont passé leur vie à  être en contre . Pour moi Jacques Benveniste est un grand chercheur, comme vous avez dit, et c’est vraiment scandaleux la façon dont il a été traité.

Il est mort comme vous savez en 2004, on peut dire épuisé par toutes ces luttes, et je crois qu’un jour prochain, il sera complètement réhabilité. Les biologistes en sont restés encore à Descartes. On verra s’il arrive à de meilleurs résultats que Benveniste dans son nouveau laboratoire chinois. Cette explication est issue d’un précédent billet sur l’homéopathie. Billet qui avait suscité de vifs échanges dans les commentaires. Jonathan Parienté Ce blog est tenu par Benjamin Godard, ensignant et Jonathan Parienté, journaliste.

Cette entrée a été publiée dans Non classé. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. Non l’article n’est pas agressif, il est plutôt courtois envers les charlatans et autres faussaires. Au delà de 15 CH on est en dessous du nombre d’Avogadro : il n’y a plus rien dans l’eau et le médicament absorbé est une simple petite boulette d’amidon.