Le Diatessaron : de Tatien à Justin PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Le canon biblique désigne l’ensemble des textes considérés comme sacrés ayant conduit, sur plusieurs siècles, à l’établissement de la Bible, suivant principalement les rites juifs et chrétiens. Le mot canon vient du grec ancien κανών, le Diatessaron : de Tatien à Justin PDF signifiant  canne, roseau  et  règle .


En revanche, le processus de canonisation semble avoir été un processus ouvert. Bible de tous est le texte grec de la Septante, quoique des éditions en hébreu différentes du texte proto-massorétique aient existé, comme le montrent les rouleaux de Qumran. Flavius Josèphe donne une liste de 22 livres composant le canon des écritures juives. Après Jamnia, le milieu rabbinique tannaïte, le milieu qui rédige la Mishna, se vit comme l’héritier naturel de toutes les traditions antérieures, qu’elles soient saducéennes, esséniennes ou, bien évidemment, pharisiennes. En outre, ils  font dire  des choses de plus en plus étranges à la Septante. Les témoins de cette élaboration sont nombreux. L’interprétation traditionnelle dit que la Septante s’éloigne du texte hébreu originel.

On peut donc penser que le texte de la Septante était peu différent de l’un ou l’autre des textes hébraïques alors usuellement en circulation et que l’élaboration tannaïte fut créative, en premier lieu pour éliminer tout aspect apocalyptique ou messianique, c’est-à-dire révolutionnaire. Une autre discussion talmudique montre le déclassement d’un texte rédigé en araméen. Il correspond à la période de méfiance envers les textes traduits du syriaque, qui est un araméen oriental. Flavius Josèphe et la Septante le tenaient pour prophète.

La rédaction concomitante de la Mishna et des Évangiles révèle des polémiques sous-jacentes. Ces polémiques jouent un rôle non négligeable tant dans l’évolution de la pensée rabbinique autour de Gamaliel II que dans l’accouchement du système chrétien. 90 avant l’ère commune concernant les Écrits. Il a travaillé essentiellement sur la Septante, c’est-à-dire sur la Bible en grec. Deux thèses successives sont actuellement en voie de synthèse. Vers 200 émerge l’idée d’un catalogue des livres composant le Nouveau Testament.

L’influence de Marcion fut déterminante dans la constitution d’un canon. Selon cet ouvrage, il n’y eut jamais de Canon Alexandrin de la Septante, ce que confirment les études sur la construction du Talmud, telles qu’évoquées ci-dessus. Elle n’intéresse réellement que les Occidentaux. Le canon de l’Ancien Testament, celui des Églises latines comme celui des Églises grecques, évoluent parallèlement. Ces caractéristiques en font une liste parmi toutes les autres et lui retirent son statut de liste inaugurale.