Le Congo au temps des Belges PDF

Le plaidoyer développé par la Gecamines est le Congo au temps des Belges PDF et il traduit un réel sentiment d’exaspération devant l’avalanche de rapports produits par de nombreuses ONG étrangères. Souvent hémiplégiques, ces dernières dénoncent plus volontiers les exactions locales que le comportement arrogant et prédateur de certaines sociétés multinationales.


Toux ceux qui sintéressent sérieusement à l histoire coloniale belge, constatent leur manque d objectivité et leurs préjugés. Mettant en lumière des événements historiques avérés et incontournables, les auteurs démontrent le caractère manipulatoire des accusations portées en se basant sur des faits incontestables et rétablissent une vérité historique plus équilibrée en rappelant, notamment, tout le côté positif de l action coloniale des Belges. Une nouvelle version enrichie de nombreuses photos.

Cependant, même si la réaction de la Gecamines est compréhensible, et derrière elle le souverainisme exprimé par les plus hauts responsables congolais, cette sainte colère serait plus crédible si elle avait éclaté plus tôt. Car enfin, a—t-il réellement fallu 16 ans pour découvrir que les termes de l’échange étaient déséquilibrés ? Si elle est légitime, l’indignation d’aujourd’hui est bien tardive : pourquoi la justice corrompue est elle demeurée au service des riches et du pouvoir ? Pourquoi, face aux crimes économiques et aux crimes tout court, l’impunité est elle demeurée la règle ? Si la justice militaire s’est améliorée, comment comprendre que la justice civile soit restée en état ? Attaquer les étrangers, fût-ce à juste titre, en s’abstenant de nettoyer sa maison et son entourage, cela ressemble aussi à une fuite en avant. A trois semaines des élections, Albert Yuma, le patron des patrons congolais, à la tête de la Gécamines, l’opérateur minier national, a décidé de contre attaquer.

De réfuter point par point, au dollar près, les accusations de détournement qui pèsent sur sa société. Le plaidoyer pro domo rédigé par les services de la Gecamines porte un titre sans équivoque : la vérité sur les mensonges des ONG en RD Congo tandis que le sous titre indique le véritable enjeu de cette opération de communication : démontrer comment, sous couvert de morale, on voudrait priver un pays de sa souveraineté sur les matières premières. Dans le grand salon de l’hôtel Pullmann à Kinshasa, en présence de plusieurs ministres, dont She Okitundu chargé des affaires étrangères, de la presse nationale et internationale, la Gecamines a donc mené une double offensive. La première phase, assez technique, a porté sur les chiffres. Quant au bradage des actifs miniers, les affirmations de l’African Progress Panel, portant sur la vente des sites de Mutanda Mining et de Kansuki, selon lesquelles leur sous évaluation aurait fait perdre à la Gecamines donc à l’Etat congolais 634 et 116 millions de dollars, elles sont également démenties vigoureusement. C’est la deuxième partie du rapport qui révèle les véritables ressorts de cette contre offensive menée tambour battant : la société d’Etat congolaise estime que les revenus de l’exploitation minière, générés par les partenariats avec des sociétés multinationales, n’ont pas été partagés équitablement avec les Congolais.