Le clair-obscur : Comment dessiner l’ombre et la lumière PDF

On y découvrira le clair-obscur : Comment dessiner l’ombre et la lumière PDF le peintre-graveur était aussi photographe et cinéaste amateur. Concevant son œuvre picturale comme une entreprise autobiographique, il comptait en éclairer la lecture par ses écrits et notamment par son journal intime. De même, sa pratique de la photographie apporte de précieuses indications sur sa manière d’envisager la conception d’une image.


Equilibre subtil entre la lumière et l’ombre pour créer le volume et le modelé, le clair obscur est un élément essentiel de l’art du dessin.

Afin que l’élève apprenne à observer et à restituer convenablement les ombres et les lumières, l’auteur nous apprend à maîtriser :

° les tons et les tonalités ;
° les gradations de tons ;
° les méthodes et techniques pour réaliser des ombrés.

Cet ouvrage attire également l’attention de l’artiste sur la nécessité d’aller au-delà de la réalité purement objective et de proposer une interprétation personnelle, libre et spontanée tout en respectant la réalité du sujet…

G. Civardi a fréquenté pendant plusieurs années la faculté de médecine, en se consacrant simultanément à la sculpture, au portrait, à l’illustration. Il met aujourd’hui à la disposition du lecteur son expérience des cours d’anatomie et de dessins de modèles vivants. Il a publié de nombreux ouvrages d’esthétique sur : Le Nu féminin ; Le Nu masculin, Le Paysage ; Morphologie externe du corps humain…

Ce dossier propose de suivre le parcours conçu par les deux commissaires, Angela Lampe et Clément Chéroux, respectivement historien de l’art et historien de la photographie, tous deux conservateurs du Musée national d’art moderne. Dès 1892, Munch s’éloigne du caractère dessiné et des effets de clair-obscur atmosphériques qui caractérisent le symbolisme3 de la première génération, pour se tourner vers des formes synthétiques et colorées. Une maturation rapide La maturation de son style a été, en effet, des plus rapides. Inscrit à l’École royale de dessin de Kristiania5 en 1880, Munch travaille ensuite auprès du peintre et écrivain naturaliste Christian Krohg, dans un atelier de l’avenue Karl-Johan. En 1884, il se mêle au mouvement artistique et littéraire de la Bohème de Kristiania, prenant de plus en plus distance avec le naturalisme. En 1889, ayant obtenu une bourse d’État, il se rend à Paris, puis à Nice pour développer ses recherches en direction des impressionnistes et postimpressionnistes qu’il y avait découverts.

Au cours de l’été 1891 qu’il passe dans sa maison d’Åsgårdstrand, il peint Mélancolie, considéré comme le premier tableau symboliste norvégien. Mettre en avant la vision intérieure Pour les représentants du symbolisme tardif, comme par la suite pour la mouvance expressionniste, il importe de s’éloigner de la vraisemblance du sujet représenté, qu’elle soit réaliste ou impressionniste. Il s’agit par-dessus tout de mettre en avant la vision intérieure, la subjectivité du regard qui opère au sein même de la perception. Or, ce n’est pas un hasard si ce désir se développe dans le champ artistique au moment où, par ailleurs, la technique photographique se perfectionne, libérant la peinture de son devoir de mimétisme. Et cet intérêt pour la possibilité de retranscrire un instantané de l’âme n’est sans doute pas non plus sans rapport avec l’avènement de la psychanalyse. Prenant acte du développement de la photographie et de l’avènement d’une ère où l’image, techniquement reproductible, va changer de statut, par sa prolifération sur des supports et des formats variés, l’artiste s’interroge sur la valeur de l’image, sur son efficacité dans la peinture.

Qu’est-ce qui fait que tel tableau ait du succès partout, que ce soit une toile ou une estampe ? Le caractère mental de  l’image  lui apparait clairement et c’est sur celui-ci que la valeur artistique d’une peinture doit reposer. Une pensée géniale ne meurt pas. Un trait au fusain sur un mur peut avoir plus de valeur artistique que plus d’un grand tableau richement encadré. Du motif au signe Comme le souligne Angela Lampe, commissaire de l’exposition,  les motifs de Munch se transforment en entités spécifiques, qui flottent en toute liberté, et que l’artiste peut reprendre et placer à son gré dans de nouvelles configurations un signe ou un emblème autonome pouvant être repris et répété à l’envi.