La Rose+Croix : Les Expériences intérieures d’un élève du courant de Saint-Jean PDF

Une chasse aux sorcières pour le compte de qui ? Pourquoi tant de hargnes envers ces pêcheurs qui développent un mode de commercialisation permettant une valorisation des productions locales et donc une défense des économies régionales. Les directeurs de criée se soucient de l’avenir de leur structure en termes de chiffre d’affaires et de tonnage. Les yeux rivés sur le la Rose+Croix : Les Expériences intérieures d’un élève du courant de Saint-Jean PDF, ils sont obnubilés par la chute régulière des résultats.


Se rendre à l’évidence, la part des ventes en criées diminuera de toute manière. En pratiquant cette chasse aux sorcières, les responsables de criées à quelques exceptions près ne seraient-ils pas à la solde de certains mareyeurs qui voient en la vente directe eux-aussi du chiffre en moins dans leurs affaires ? Ces mêmes mareyeurs ne se gênant pas par ailleurs d’importer des produits quand les prix sur le marché international sont intéressants. Quand on voit l’étendue des halles à marée, surdimensionnée par rapport aux débarquements d’aujourd’hui, on se doute que ces bâtiments ont été construits à une époque où il y avait beaucoup plus de poissons. L’époque de la grande pêche et de la pêche hauturière est révolue. Il ne faudrait pas maintenant faire supporter le coût et le fonctionnement de ces structures à la pêche artisanale et côtière.

D’autre part, à cette époque, le poisson arrivait principalement par la mer et se vendait en criée dans les ports de pêche. Maintenant une grande partie du poisson arrive dans ces villes portuaires par la route et même par avion des quatre coins du monde et la pêche locale est diluée dans cette masse d’importation envahissante. Comment voulez-vous que des pêcheurs qui aiment leur métier et dont les produits ne sont pas valorisés par les intermédiaires et les vendeurs en bout de chaine et donc pas connus des consommateurs, ne se tournent pas vers la vente directe ! Il serait important de redéfinir le rôle des criées.

Elles ont une importance notable dans la vie et l’économie locales des plus petits ports de pêche. Quatre pêcheurs vendent tous les jours le produit de leur pêche directement aux consommateurs à la criée de Ciboure. Le provisoire est en passe de devenir définitif sous le chapiteau devant la criée de Ciboure. Montée au départ pour pallier la baisse des cours de certaines espèces de poisson en raison de la surproduction, la vente directe à la table des produits de pêche s’impose comme un véritable complément de revenus pour les pêcheurs. Mieux, un nouveau mode de consommation qui s’inscrit dans la tendance « manger bio et naturel » qui séduit de plus en plus de clients, et devient un bon plan en période de crise. Au départ, j’étais seule, je voyais quatre personnes dans la journée, se souvient Marina Alseguren, fille de pêcheur, étudiante en lettres, et reconvertie en commerciale sur le port depuis le mois d’avril.