La mythologie celtique PDF

Expansion celtique maximale, en 275 av. Des éléments importants de la mythologie celtique ont été repris dans le corpus littéraire appelé Matière de Bretagne, notamment dans le cycle arthurien. Dès que la mythologie celtique PDF’on aborde le domaine celtique, que ce soit au niveau de la civilisation, du druidisme ou de la mythologie, on se trouve inévitablement confronté au problème des sources.


Nos ancêtres, les Gaulois ou les Celtes, possédaient un riche patrimoine de croyances religieuses, de mythes, de légendes, d’épopées et de poèmes, dont seuls quelques fragments épars nous sont parvenus. Les Celtes n’écrivaient pas : les druides le leurs interdisaient. Il est cependant possible de reconstituer d’importants morceaux de puzzle celtique à partir d’un certain nombre de sources qui se recoupent et se complètent les unes aux autres : les légendes populaires, les rites encore vivants dont le sens caché peut être retrouvé, les récits consignés à une époque tardive dans les monastères d’Irlande, d’Écosse et du Pays de Galles, les romans bretons – cycle arthurien, cycle de Tristan et Iseult – et l’iconographie antique, celles des monnaies gauloises et de divers monuments gallo-romains. En puisant à toutes ces sources, Yann Brekilien expose d’une façon vivante et claire les grands thèmes de cette mythologie d’une prestigieuse richesse. Par un curieux paradoxe, les citoyens de l’Hexagone connaissent infiniment mieux les mythes grecs et latins que ceux de leurs propres ancêtres ; désormais ils vont pouvoir parler en connaissance de cause de Teutatès, de Cernunnos, de Belenos, d’Ésus ou d’Épona et comprendre ce qu’ils représentent.

Deux types de sources nous livrent des informations générales. Commentaires sur la Guerre des Gaules. Ces témoignages donnent souvent une image négative des peuples celtes, compte tenu des relations belliqueuses qu’ils entretenaient, et la méconnaissance de leurs voisins. En ce qui concerne le domaine gaulois les sources dont on dispose sont très rares et très fragiles.

Pour l’essentiel, nous ne savons à peu près rien du monde des dieux gaulois, même s’il est certain qu’ils aient eu une mythologie aussi élaborée que celle rapportée par les textes irlandais. Ils retranscrivent les mythes et épopées de l’Irlande celtique, qui se sont transmis oralement de générations en générations. Ulster, ou cycle de la Branche Rouge, décrit les héros et rois de l’Irlande protohistorique et l’intervention habituelle des dieux. Le récit important est le Mabinogion, aussi appelé Les Quatre branches du Mabinogi, étant composé de 4 contes : Pwyll, prince de Dyved, Le Mabinogi de Branwen, Manawydan fils de Llyr et Math fils de Mathonwy. Les collecteurs transcripteurs ont affublé tous ces mythes d’un vernis chrétien, sous lequel l’étude découvre le substrat celtique original.

Aucun de ces dieux n’a de rôle clairement défini, et leurs caractéristiques sont souvent interchangeables selon les régions. Lucain tantôt à Mercure, tantôt à Mars. On le considère parfois de façon schématique comme le dieu du ciel. Ses attributs indiquent qu’il est en outre Dieu du tonnerre, dieu de la guerre, dieu du feu, dieu des morts, mais aussi dieu du ciel. On a souvent pensé que le Mercure dont parle César était Lug.

Dagda irlandais, qui possède des talismans aux mêmes fonctions : une massue et un chaudron. Dieu des forêts et de l’agriculture. Par  totémique , on entend  à attributs d’animaux . Les Celtes ne vénéraient pas des dieux mi-hommes mi-bêtes : les attributs animaux n’étaient là que pour souligner un aspect symbolique du dieu. Déesse des sources, plusieurs divinités apparaissent comme ses parèdres : Borvo, Albius et Moritasgus.

Borvo : dieu du feu souterrain et des sources bouillonnantes. Ogmios : les Romains l’assimilaient à Hercule, peut-être l’ancêtre de l’Ogma irlandais. Le substrat religieux pré-celtique se retrouve dans la pratique d’un animisme localement vivace chez les gaulois, qui associe, par exemple, une déesse à une rivière ou à une source. De même, le totémisme n’est pas indo-européen. Alors que les sociétés celtiques du continent et, dans une moindre mesure, celles de l’île de Bretagne avaient évolué au contact de la civilisation romaine, l’Irlande, protégée par son insularité, n’avait pas été envahie et occupée.

La référence biblique au déluge est un ajout tardif des clercs du Moyen Âge, qui ont retranscrit la tradition orale. Seuls les derniers arrivants sont humains, ils succèdent au peuple des dieux. Le peuple de Cesair : fille de Bith, petite-fille de Noé, Césair n’est pas admise dans l’Arche. Ce peuple, composé de cinquante femmes et de trois hommes, s’installe en Irlande 50 jours avant le Déluge. Les Fomoires, surnommés les  Géants de la Mer , sont des êtres difformes et affreux. Munster après avoir été battu par les Fomoires.