La France d’en bas : Le graffiti dans le Sud PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Grâce à la technique du collage photographique il la France d’en bas : Le graffiti dans le Sud PDF librement sur les murs du monde entier. JR a grandi à Montfermeil et a passé beaucoup de temps sur les marchés, où ses parents avaient un stand aux puces de Clignancourt.


La France d’en bas met en évidence, pour la première fois, la richesse du graffiti pratiqué actuellement dans le sud de la France. Les graffeurs d’aujourd’hui éclatent leurs domaines d’intervention ils réalisent des tableaux, perfectionnent leurs maquettes, peignent des fresques complexes sur plusieurs centaines de mètres carrés, s’initient à la calligraphie, la sculpture, et s’approprient les nouveaux outils informatiques… Bien que présent dans le Sud depuis plus de vingt ans, le graffiti local reste largement sous-médiatisé et ignoré. La France d’en bas permet une meilleure visibilité de cette scène foisonnante en proposant des peintures réalisées aussi bien à Marseille qu’à Aix-en-Provence, Martigues, Toulon, Avignon, Montpellier, Béziers et Toulouse. Si la plupart datent des années 2002-2003, le livre contient également des travaux d’archives, plus anciens, qui rendent compte de l’évolution du mouvement depuis son émergence. Les artistes figurant ici, qu’ils soient reconnus ou non, ont été sélectionnés pour la qualité de leur travail et la diversité de leurs moyens d’expression. Cet ouvrage est d’autant plus précieux que les auteurs ont réussi à pénétrer en profondeur le milieu des graffeurs, seule discipline du hip hop à être restée underground au sens strict du terme

Hong Kong et New York, par Magda Danysz en Chine et par Simon Studer Art en Suisse. Lors de certaines expositions, il offre aux visiteurs leur portrait en poster grâce à une cabine photographique géante. Il emploie une quinzaine de personnes et partage son temps de travail entre un studio à Paris et un autre à New York. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Ces listes gagneraient à être introduites par une partie rédigée et sourcée, de façon à bien resituer les différents items. Observant les gens qu’il rencontre et écoutant leur message, il colle leurs portraits dans les rues, les sous-sols et sur les toits de Paris. Dès ces premiers projets, l’artiste affirme vouloir amener l’art dans la rue :  Je possède la plus grande galerie d’art au monde : les murs du monde entier.

JR affiche d’immenses portraits d’Israéliens et de Palestiniens face à face dans huit villes palestiniennes et israéliennes et de part et d’autre de la barrière de sécurité. Dès son retour à Paris, il colle de nouveau ces portraits dans la capitale. En 2008, pour rendre hommage à celles qui occupent un rôle essentiel dans les sociétés, mais qui sont les principales victimes des guerres, des crimes, des viols ou des fanatismes politiques et religieux, JR a recouvert l’extérieur de la favela Morro da Providência, à Rio de Janeiro, d’immenses photos de visages et de regards de femmes. C’est un projet fait de bric et de broc, comme la favela elle-même. JR décide de faire de ce projet un film documentaire intitulé WOMEN ARE HEROES.

En 2010, le film est sélectionné par la Semaine de la Critique, en association avec la Sélection Officielle du Festival de Cannes et concourt pour la Caméra d’or. En 2014, un regard de femme est collé sur un porte-conteneur au Havre, et voyage jusqu’en Malaisie. L’artiste choisit des villes ayant connu des bouleversements telles que Carthagène en Espagne, Shanghai, La Havane, Los Angeles, Berlin ou Istanbul. Pour la première fois de son parcours artistique, JR n’utilise pas ses propres images mais celles de la grande Histoire de la photographie. N’importe qui peut participer, et est mis au défi d’utiliser des portraits pour partager les histoires de personnes de leurs communautés. Leurs actions sont documentées, archivées et exposées en ligne sur le site insideoutproject.

Plus de 300 000 posters ont été envoyés dans plus de 129 pays depuis mars 2011. Les Cabines Photographiques Inside Out apportent le projet dans la rue – et permettent au public de participer instantanément et gratuitement. En avril 2014, JR présente la Première des  Bosquets , le ballet qu’il a créé en collaboration avec le New York City Ballet, sur une musique originale de Woodkid, avec le danseur Lil Buck. Pour ses débuts en tant que chorégraphe, JR réunit 42 danseurs sur scène. Bosquets à Montfermeil, un endroit où l’art, l’agitation sociale et le pouvoir de l’image s’entremêlent. Ce court-métrage de fiction fait appel à notre mémoire collective. Ellis Island fut la porte d’entrée des États-Unis pour des millions d’immigrants, un purgatoire, à l’ombre de la Statue de la Liberté, où des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, ont attendu leur sort.

En décembre 2015, JR réalise une projection vidéo projetée sur l’Assemblée nationale de Paris en collaboration avec le cinéaste Darren Aronofsky. JR commence l’année 2016 avec son exposition-atelier  Vous êtes ici  à la Galerie des enfants du Centre Pompidou. Cette œuvre participative permet aux plus jeunes de devenir des colleurs d’un jour. Ensemble, les enfants participent à la création d’une ville à leur échelle, aux couleurs des pays traversés par JR et des photographies qui en témoignent. 25 mai 2016, JR est l’invité du Louvre pour une installation, de type anamorphose, sur l’un de ses symboles, la Pyramide du Louvre. En mars 2018 il participe à la décoration du restaurant le Reffetorio, c’est le nom du restaurant solidaire qui a ouvert ses portes le 15 mars dernier à Paris. Le chef italien Massimo Bottura a installé son « réfectoire » au Foyer de la Madeleine, dans les cryptes de l’église.

100 repas concoctés à partir d’invendus seront servis aux personnes démunies, aux migrants, et aux SDF. Le galeriste français Emmanuel Perrotin :  Un jour, roulant à vive allure sur une autoroute à Shanghai, j’ai été impressionné de reconnaître une gigantesque photographie de JR, très loin dans le paysage, sur un château d’eau. Qu’un artiste aussi jeune marque de son empreinte artistique les villes à travers le monde me fascine. Et lorsque je l’ai rencontré, nous avons aussitôt décidé de travailler ensemble. JR répond à ces critiques en notant que  le symbole n’est pas le même suivant l’endroit où tu te trouves. En Tunisie, des jeunes ont remplacé les photos de Ben Ali par leur portrait, c’est un acte politique.