La femme dans l’Eglise : Tradition chrétienne et théologie féministe PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Les ministères féminins dans le christianisme peuvent prendre des formes variées : il peut s’agir de confier à une femme un ministère d’Église, ou la responsabilité d’une communauté de fidèles ou bien de mandater ou d’ordonner des femmes comme ministre du culte de plein titre. Les Églises issues de la Réforme ne sont pas unanimes sur le fait d’accorder aux femmes l’accès aux ministères pastoraux de plein exercice. Dans la théologie protestante, selon la doctrine la femme dans l’Eglise : Tradition chrétienne et théologie féministe PDF sacerdoce universel rien n’interdit en principe aux femmes de se faire entendre, Luther affirmant :  nous sommes tous prêtres, autant de chrétiens que nous sommes , désacralisant le rôle du prêtre, le sacerdoce n’étant rien d’autre qu’un ministère, un service.


C’est ainsi pour faire face à la pénurie d’hommes, consécutive à la guerre que les femmes vont progressivement accéder à la fonction pastorale. Les pasteurs occupent une fonction ministérielle, tout comme le conseil presbytéral ou les diacres. La première femme pasteur française fut Madeleine Blocher-Saillens, nommée pasteur de plein droit en 1929 par le Conseil de l’Église évangélique baptiste du Tabernacle, à Paris. Elle exerça son ministère comme pasteur-directeur de cette paroisse jusqu’à sa retraite, en 1952. La première femme pasteur réformée française fut Berthe Bertsch, consacrée en 1930 dans l’Église réformée d’Alsace-Lorraine.

Dans les églises protestantes américaines, les positions sont plus partagées, y compris, parfois, dans une même dénomination. La première femme pasteur baptiste attestée historiquement fut Perie Burdick, consacrée en 1885 par les Baptistes du Septième Jour américains, mais la principale église baptiste du pays, la Convention baptiste du Sud, n’admet pas de femmes pasteurs. Certaines unions d’Églises évangéliques refusent la consécration pastorale et le droit de prêcher. D’autres encore ne l’autorisent que si la femme pasteur reste sous l’autorité d’un pasteur de sexe masculin. Quelques-unes, dans des confessions qui, d’un point de vue fédéral, ouvrent tous les ministères aux femmes, sont revenues localement sur cette décision. Cette décision fut une occasion de départ massif de fidèles vers des confessions plus ouvertes à cette question. Mais le sujet des dispositions à prendre envers les membres de l’Église qui ne reconnaissent pas le sacerdoce des femmes provoque de vives controverses.