La faune des forêts et l’homme PDF

Basse-Bretagne et de la cordillère Cantabrique. Le planorbe Planorbarius corneus ressemble superficiellement à l’escargot de La faune des forêts et l’homme PDF. Par sa taille, sa forme générale et sa coloration, l’escargot de Quimper rappelle le grand planorbe, un gastéropode d’eau douce très utilisé en aquariophilie.


La faune forestière, constituée pour l’essentiel des grands mammifères et de quelques oiseaux, exerce une grande fascination sur l’homme. L’auteur montre à quel point la relation entre l’homme et l’animal est dynamique : le renard, par exemple, est certes un vecteur de la rage mais Il se nourrit en revanche de lapins et de rongeurs, grands prédateurs des produits agricoles… Néanmoins, les usagers de la nature réduisent et artificialisent considérablement le milieu de vie des animaux. Les conflits actuels au sujet du cormoran, des oies, des Corvidés… montrent que l’homme, au cours du temps, a déstabilisé tous les mécanismes d’autorégulation et que certaines espèces sont gagnantes et d’autres perdantes. L’ouvrage traite de toutes les grandes questions opposant les usagers de la forêt : quel est l’impact des nombreuses politiques locales, nationales et européennes sur le comportement et l’évolution des populations animales ? Faut-il continuer à ne tenir compte que des intérêts économiques de l’homme et ignorer les intérêts de la faune ? Roger Fichant n’hésite pas non plus à poser les questions qui fâchent : la régulation des populations animales en surnombre doit-elle se faire uniquement par la chasse ? Les dégâts occasionnés à la régénération de la forêt sont-ils imputables à une faune en excès ou à une déficience de la gestion des populations ? Le retour des grands prédateurs comme le loup ou l’ours : un bien ou un mal ? Autant de questions auxquelles il répond en confrontant tous les points de vue – celui du forestier, du chasseur, de l’usager de la forêt, de l’agriculteur, de l’animal aussi – et en expliquant que la gestion de la faune et de la forêt ne peut être que pluridisciplinaire. Mais le plus beau message du livre reste sans doute que « la faune constitue un patrimoine que nous devons maintenir, développer et transmettre à nos enfants « .

La coquille mesure jusqu’à 30 mm de diamètre pour une hauteur de 12 mm, ce qui en fait un des grands escargots de la faune française. Sa caractéristique la plus évidente est son aplatissement lié au fait que les 5 ou 6 tours de spire s’enroulent dans un plan. Sur le vivant, la coquille est de couleur brune ou cornée. Les nuances jaunâtres ne se voient guère en fait que sur les coquilles mortes. Le test d’Elona est loin d’être aussi épais et opaque que celui des escargots classiques, petit gris, escargot de Bourgogne ou même escargot des bois. L’escargot de Quimper pourrait éventuellement être confondu avec Retinella incerta, et les jeunes individus avec des espèces du genre Trichia : l’aplatissement presque parfait de la face supérieure et le péristome blanc constituent toujours des caractères diagnostiques. C’est semble-t-il en 1817 qu’un naturaliste s’intéressa pour la première fois de près à ce bel escargot.

Au cours des décennies suivantes, malacologistes et naturalistes s’attachèrent à préciser sa répartition. Basse-Bretagne, c’est-à-dire la partie occidentale de la péninsule, à l’ouest d’une ligne imaginaire allant approximativement de la région de Vannes au sud à celle de Saint-Brieuc au nord. Au sud du golfe de Gascogne, l’escargot de Quimper habite les contreforts les plus occidentaux de la chaîne pyrénéenne, dans le Pays basque français, ainsi que la totalité de la corniche Cantabrique, depuis la province basque du Guipuscoa, en Espagne, jusqu’en Galice. D’une manière générale, l’escargot de Quimper habite essentiellement les lieux boisés, ombragés et frais. Il est souvent considéré comme caractéristique des chênaies-hêtraies acidiphiles atlantiques. La situation de la Bretagne est exemplaire à cet égard.

Au sein de ces habitats, il affectionne particulièrement la présence de bois abattu, de souches, de draperies de lierre, de blocs rocheux ou de ruines sous lesquelles il peut s’abriter lors de ses fréquentes et parfois longues périodes d’inactivité. Dans les montagnes d’Espagne, on peut le rencontrer jusqu’à 1 600 m environ. Pour les uns, au maximum de son extension, la répartition de l’espèce était continue de l’Espagne à la Bretagne au moins. Avec le recul du temps, on ne peut manquer d’être frappé par deux éléments de cet ancien débat. Le premier est la minceur des arguments avancés par les tenants de l’idée d’introduction.

Le second sujet d’étonnement est que cette contestation d’indigénat se soit limitée à Elona quimperiana. Car son cas est en effet loin d’être isolé. Quimper présente en fait une répartition ibéro-atlantique disjointe tout à fait classique. Cette région biogéographique correspond au Portugal, au nord-ouest de l’Espagne, à l’ouest de la France et au sud-ouest des îles Britanniques. C’est à partir de ce noyau que se seraient différenciées les populations basques et bretonnes. Des trois hypothèses envisagées pour les populations bretonnes, celle d’une introduction récente par l’homme est considérée comme la moins plausible.

Un autre sujet de discussion concernant cette espèce est sa place dans la classification des escargots. Helix quimperiana dans la famille des Helicidae qui comporte par ailleurs la plupart des escargots les plus connus. Après son classement dans le genre Elona par H. Les exigences strictes de l’espèce en termes de température et d’humidité lui imposent de fréquentes et parfois longues périodes d’inactivité lorsque le climat est trop sec, trop chaud ou trop froid. C’est donc, comme beaucoup d’escargots et de limaces, une espèce surtout nocturne. Dès qu’il pleut, ils sont capables de sortir de leur léthargie et de devenir très actifs.

Il devient alors très difficile à trouver. Les données sur son alimentation sont assez contradictoires. Il est le plus souvent qualifié d’herbivore, sans qu’il soit possible de savoir sur quelles observations se base cette assertion. Il est possible qu’elle repose surtout sur une extrapolation à partir du régime alimentaire des escargots les plus familiers. Ces constats concordent avec l’observation occasionnelle de rassemblements d’Elona sur des cadavres de petits animaux forestiers. Comme les autres pulmonés, escargots et limaces, l’escargot de Quimper est hermaphrodite.

Les accouplements ont lieu aux demi-saisons et les pontes, généralement souterraines, sont déposées dans de minuscules galeries naturelles du sol. En dépit d’interrogations sur la pertinence d’une telle mesure au vu de sa relative abondance dans son aire de distribution, en Bretagne en particulier, ce statut lui a été conservé depuis lors. II et IV de la Directive habitats. 1982 qui vise à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe. Partageant le même habitat, le carabe à reflet d’or est un prédateur régulier de l’escargot de Quimper en Bretagne. Quimper autour des  forges  de la grive musicienne. Ce type de prédation constitue toutefois un facteur classique de régulation, et il est peu probable qu’il affecte significativement la santé des populations.

Ces constats concordent avec le fait que, bien qu’ayant fait l’objet d’une évaluation sur sa vulnérabilité, l’escargot de Quimper ait été classé dans la catégorie  préoccupation mineure  sur la Liste rouge de l’UICN. Le réseau de haies et de talus boisés du bocage joue le rôle de corridor biologique. L’évolution récente des paysages et des pratiques forestières dans la majeure partie de son aire de répartition pourrait malgré tout conduire à nuancer cet optimisme relatif. L’escargot de Quimper est concerné de deux manières par ce processus.