La destruction de l’humain dans les camps nazis : Témoignages d’un monde sans éthique PDF

Pavillon  la destruction de l’humain dans les camps nazis : Témoignages d’un monde sans éthique PDF  de Josef Mengele à Auschwitz. Joseph Arthur de Gobineau et Houston Stewart Chamberlain, construisent le mythe de la pureté de la race qui affirme la supériorité des races pures sur les races dites métissées.


« Pourquoi avoir réalisé un tel travail ? C’est une question qui peut m’être posée. C’est d’abord à cause de Marius Loubet, un cousin, mort en déportation. Et puis, aussi, à cause de la résurgence de groupes néonazis un peu partout en Europe ; la profanation des cimetières par des nostalgiques de la violence incontrôlée également. Les camps de concentrations nazis et de Nuit et Brouillard correspondent à une négation totale de la dignité humaine et du respect de la vie en l’absence totale de référence à une éthique. Tout cela doit être dit et répété. » Ce livre a été dicté par une indignation toujours bouillonnante, au soir d’une vie humaine. Il est construit à partir de témoignages délivrés à chaud par un grand nombre de prisonniers ayant survécu à la déportation dans les camps d’extermination nazis.

La survie de la race allemande purifiée relève d’un darwinisme social, où la lutte pour la vie nécessite de sacrifier les faibles et les indésirables. Le Programme Aktion T4 , qui euthanasie des personnes handicapées allemandes et les malades jugées incurables, est lancé en octobre 1939. Il est étroitement lié avec l’entrée en guerre. Son motif est d’abord économique : il s’agit de libérer des lits d’hôpitaux pour les armées allemandes, économiser de la nourriture et du matériel.

La mort de centaines de  sous-hommes  se justifie par la possibilité d’améliorer les chances de survie d’un seul pilote allemand. La plupart des expériences sont menées au nom d’un effort de guerre, en raison d’une urgence nationale permettant de se passer de règles. En allemand, le mot Opfer signifie à la fois  sacrifice  et  victime sacrificielle . En 1941, après un naufrage qui causa la mort de centaines de personnes, Claus Schilling spécialiste du paludisme, déclara :  Si nous pouvions sacrifier le même nombre de personnes qui viennent de mourir inutilement, il n’y aurait pas de maladie qui ne puisse être vaincue . Expériences de survie en haute altitude, dépressurisation et défaut d’oxygène, de mars à août 1942, plus de 200 victimes. Expérience sur l’hypothermie, survie en eau glacée, de août 1942 à mai 1943, 250 victimes. Expériences sur l’eau de mer potable, ingestion d’eau salée, de juillet à septembre 1944, 40 victimes.