La cathédrale Saint-Léonce et le groupe épiscopal de Fréjus PDF

Les origines de la christianisation de la ville de Troyes sont plutôt floues. En la cathédrale Saint-Léonce et le groupe épiscopal de Fréjus PDF la date de fondation d’un évêché est inconnue. En toute logique la présence d’un évêché à Troyes signifie par là même la présence d’une cathédrale dans la cité.


Petit par la taille mais remontant aux premiers temps de la chrétienté, l’ensemble cathédral de Fréjus est un rare vestige de l’époque médiévale réunissant quatre édifices : le baptistère, l’église cathédrale Saint-Léonce, les bâtiments canoniaux et le cloître, la résidence épiscopale. Le visiteur sera particulièrement intéressé par le baptistère avec son remploi de colonnes antiques, qui a conservé sa cuve pour le baptême par immersion. Un vestibule le relie à la cathédrale, qui se caractérise par le fait qu’elle possède deux nefs accolées, résultat de campagnes de construction et de modifications successives durant des siècles. Le cloître montre un plafond peint du XIVe siècle de plus de trois cents panneaux représentant des scènes de la vie quotidienne et un bestiaire fantastique.

Du premier édifice et en l’état actuel des fouilles archéologiques, il ne subsiste aucune trace. Ces fouilles ont permis également la mise à jour de plusieurs éléments sculptés qui appartenaient probablement à cette église. Il s’agit d’une structure qui comporte plusieurs niveaux voûtés. Chartres qui est construite en un laps de temps relativement court, celle de la cathédrale gothique sera particulièrement longue et mouvementée. Vue de la rose du transept nord.

L’aiguille ajoutée vers 1450 pour consolider la rose qui menaçait de s’effondrer y est bien visible. Depuis l’analyse de l’architecture de la cathédrale effectuée par Norbert Bongartz, un consensus parmi les archéologues situe le début de la construction du chœur gothique en 1200 voire dès 1199. La construction de l’édifice débute par l’édification des chapelles rayonnantes situées du côté nord du déambulatoire. Puis sont élevées celles du côté sud.

L’ensemble des parties inférieures du chœur sont terminées en 1220 et la partie haute peut donc commencer à s’élever. Les travaux reprennent et les parties hautes du chœur sont restructurée à partir de 1235 puis achevées vers 1240. Parallèlement à la construction de la partie haute du chœur sont érigés les piliers des bras du transept. Cependant le plan de construction de la nef s’écarte du plan originel du fait de l’adjonction aux collatéraux doubles de chapelles de faibles profondeurs. Ainsi le 14 août 1365, une tornade endommage la flèche de la croisée. Elle est reconstruite et terminée en 1437. En 1389, la foudre frappe les toitures de la nef provoquant un incendie qui entre autres endommage les parties supérieures de la maçonnerie.

En 1410 le clocher est fait avec des dons en bois des seigneurs Jehan de Joinville et Jean de Noyers en leur bois de Vendeuvre sous la supervision de Jean de Nantes. Si la heuse du clocher, couverture en plomb et cuivre du sommet et des arrêtes, se fait en 1432, le coq d’airain doré, œuvre de Nicolas Chévry, et la croix qui le soutenait ne fut posée que le 18 août 1433. Il faut attendre l’année 1450 pour voir les travaux reprendre. Mgr Louis Raguier qui décide de reprendre la construction de la cathédrale jusqu’à son achèvement. Il est fait appel à plusieurs architectes dont notamment Jacquet le Vachier, Antoine Cola et Jehançon Garnache.