L’innovation sportive – Entreprendre pour gagner PDF

Please forward this error screen to ns7. Assemblée nationale a inscrit à son programme de travail, à la demande du groupe Les Républicains, une évaluation de l’action de l’État dans l’exercice de trois de ses missions centrales en Seine-Saint-Denis. C’est la première fois l’innovation sportive – Entreprendre pour gagner PDF l’histoire parlementaire qu’une mission d’évaluation est réalisée sur un territoire donné.


Dieter Hillairet étudie plus particulièrement dix innovations sportives qui ont stimulé le marché des équipements et des services sportifs ( le Skwal, l’Hydrospeed, le bob-raft, l’Aventure Parc, etc). Il nous propose une analyse entrepreneuriale et montre comment certains entrepreneurs ont su transformer une simple idée en un produit ou un loisir porteur.

Il est en effet très vite apparu qu’une approche territorialisée de l’évaluation permet de rendre compte, de manière fine, des spécificités d’un territoire et de l’adéquation des moyens d’action de la puissance publique à ces mêmes spécificités. Les territoires, terreaux des politiques publiques, ont fait l’objet, sous tous les gouvernements successifs, de nombreux plans d’actions et de stratégies. Le choix de la Seine-Saint-Denis pour cette première évaluation parlementaire territorialisée s’est imposé comme une évidence. Le département de la Seine-Saint-Denis est le seul territoire de France que l’on désigne plus volontiers par son identifiant numérologique que par son véritable nom : le 9-3.

Comme si deux chiffres pouvaient résumer la complexité de ce territoire. Ce département, contrasté et si souvent stigmatisé, fait office de véritable laboratoire d’étude au regard de son dynamisme et de toutes les problématiques qu’il concentre, et des nombreux efforts impulsés par les politiques publiques pour y remédier. Les rapporteurs ont retenu trois politiques d’évaluation : l’éducation, la sécurité et la justice. L’évaluation croisée de ces trois domaines d’intervention de l’État permet de faire un état des lieux sur un territoire donné des atouts et des failles de l’action publique propre à chaque politique publique, tout en en soulignant les problématiques communes et les propositions d’amélioration qui en découlent. Au regard de la complexité du territoire, de la vitesse à laquelle il évolue et de la nécessité d’en avoir une compréhension globale, le présent rapport ne peut néanmoins faire l’économie d’un examen des problématiques auxquelles la Seine-Saint-Denis est confrontée, en dehors de l’éducation, de la sécurité et de la justice. On ne trouvera donc pas dans ce rapport un bilan détaillé des trois politiques publiques précitées en Seine-Saint-Denis. L’objectif est tout autre : à travers trois politiques publiques en Seine-Saint-Denis, il s’agit en fait de s’interroger sur l’efficacité de l’action de l’État.

Pour mener cette première évaluation territorialisée, les rapporteurs ont tenu à entendre un grand nombre d’acteurs de terrain, afin de récolter des témoignages concrets des forces et des faiblesses de l’action de l’État en Seine-Saint-Denis. 121 acteurs ont été auditionnés par les rapporteurs. Ces acteurs comprennent à la fois des responsables de terrain dans les trois domaines d’études, des anciens responsables, des chercheurs et des experts. Les rapporteurs tiennent à remercier l’ensemble des acteurs qui ont accepté de leur faire part de leur expérience et de leurs recommandations pour améliorer l’action de l’État en Seine-Saint-Denis, ainsi que ceux qui ont spontanément adressé une contribution écrite. Département jeune, la Seine-Saint-Denis a été créée par la loi du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne qui a supprimé les trois départements de la Seine pour donner naissance à sept nouveaux départements dans la région Île-de-France. Sur le plan économique, la Seine-Saint-Denis est le nouvel eldorado des grands groupes industriels et de services qui y localisent leur siège social : SNCF, VEOLIA, SFR, GENERALI, BNP PARIBAS, DARTY, UBISOFT. La proximité de la capitale et de l’aéroport de Roissy, le réseau de transports en commun en plein développement alliés à un foncier abordable expliquent cette dynamique économique.

Ce dynamisme démographique, économique et culturel ne saurait pourtant faire oublier les difficultés du territoire et de ses habitants. Seine-Saint-Denis cumule les difficultés économiques, familiales et culturelles, et présente, de ce fait, les risques d’échec scolaire les plus élevés. La population de Seine-Saint-Denis dispose du plus faible niveau de vie de la France métropolitaine. La Seine-Saint-Denis affiche le taux de criminalité pour 1 000 habitants le plus important de France métropolitaine. Le 9-3 est donc un territoire de forts contrastes entre des sièges sociaux flamboyants et une pauvreté réelle, entre une démographie dynamique et jeune et des problèmes sociaux et économiques endémiques. Ne pouvant ignorer les difficultés de ce territoire aux portes de Paris, l’État a mobilisé tous ses leviers d’action publique pour redresser la Seine-Saint-Denis. La Seine-Saint-Denis est devenue au fil des décennies le territoire par excellence des politiques publiques dites prioritaires.

4 zones de sécurité prioritaire, réparties sur 6 communes, ont été instituées. Ces modes d’intervention publique concentrent sur des territoires aux caractéristiques socio-économiques prédéfinies des moyens humains, financiers et juridiques sans commune mesure avec ceux déployés sur les autres territoires de la République. La raison d’être de ces politiques prioritaires est la conviction que seul un effort massif et intense de l’action publique permettra aux territoires en difficulté de sortir de la spirale négative dans laquelle ils sont enfermés. Le volontarisme politique affiché est de tous les gouvernements, de toutes les majorités. La nation a engagé un effort sans précédent pour l’égalité des chances, un effort qui est nécessairement de longue haleine, un effort qui porte ses fruits, mais qui ne s’inscrira véritablement dans la réalité de chacun que s’il est poursuivi avec détermination et dans la durée. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Nous déployons des efforts considérables en faveur de la Seine-Saint-Denis.

Les dépenses totales de l’État, hors rémunération des fonctionnaires, pour la Seine-Saint-Denis sont en augmentation constante : 4,57 milliards d’euros en 2006, 4,9 milliards en 2007, 5,16 milliards en 2008 et 5,57 milliards en 2009. Seine-Saint-Denis s’impose comme une priorité nationale. L’égalité, c’est aussi le renouvellement urbain : permettre de vivre mieux dans un endroit plus beau, plus économe des ressources naturelles, des ressources rares, dans des endroits qui peuvent être aussi connectés. C’est notre conception de la politique de la ville, d’où la présence ici du ministre. La méthode sera simple, au-delà des engagements de court terme que j’ai pris et qui sont dans les textes budgétaires en cours de négociation ou qui arriveront dans les prochains jours, c’est celle d’abord d’une véritable mobilisation nationale. Cette mobilisation nationale doit en quelque sorte finaliser un plan de bataille structuré.

Le Gouvernement d’Edouard Philippe a déjà présenté des stratégies ciblées et mis en place plusieurs mesures pour soutenir les territoires en difficulté. En ce qui concerne les dispositifs d’éducation prioritaire, les évaluations font état de résultats faibles ou limités. La politique d’éducation prioritaire ne parvient pas à réduire les écarts de réussite. Les ZEP ont successivement fait l’objet de nombreuses mesures d’aménagements : la circulaire du 7 décembre 1992 est revenue préciser les modalités de fonctionnement et d’évaluation des ZEP. Celle du 3 février 1994 a inscrit les ZEP dans les dispositifs  politique de la ville .

1997 est accompagnée d’une révision de la carte des ZEP, intègrent de nouveaux établissements en difficulté. Un an plus tard, ont été institués les contrats de réussite. En 2000, l’éducation prioritaire scolarise 1,7 million d’élèves, avec 338 écoles et 61 collèges classés en REP. La Seine-Saint-Denis affiche une proportion de redoublants qui, même si elle est orientée à la baisse, reste bien plus élevée que dans l’ensemble de l’académie de Créteil et de la France. Il est cependant légitime de s’interroger sur la fiabilité de cette dernière statistique. Il convient également de ne pas ignorer les situations scolaires de grandes difficultés exposant à un risque élevé de décrochage, telles que les décrocheurs cognitifs, présents dans un établissement mais présentant de grandes difficultés scolaires, une extrême passivité ou une agitation en cours. Aucune statistique départementale n’est à ce jour disponible.