Koltès, une poétique des contraires PDF

Le Départ des comédiens italiens en 1697, gravure de L. Articles détaillés : Koltès, une poétique des contraires PDF de l’Égypte antique, Théâtre grec antique et Théâtre latin.


L’oeuvre de Bernard-Marie Koltès ne laisse pas indifférent : elle séduit et déroute les lecteurs et les spectateurs depuis bientôt trente ans, lorsque le dramaturge a accédé à la reconnaissance du public grâce à la curiosité de Patrice Chéreau et du Théâtre des Amandiers. Pour nous, ce pouvoir d’attraction tient à un principe qui régit son écriture et fait se côtoyer les extrêmes. Pour dégager les différents aspects que revêt cette « poétique des contraires », notre étude s’attache tout d’abord à la confusion qui affecte les données spatiales et temporelles de l’action : en effet, les indices historiques et géographiques de l’intrigue – le lieu, la durée et la chronologie de l’action – ne se laissent pas appréhender aisément, au point de jeter le doute sur la réalité des faits. Ce processus n’épargne pas le personnage : sa corporéité, les relations qu’il entretient avec autrui et les valeurs qui sont les siennes empêchent que nous arrêtions tout jugement à son sujet. Ce jeu avec les catégories s’exerce enfin à l’échelle du texte même. L’intergénéricité, qui se traduit notamment par la dramatisation, rend compte de la capacité de l’oeuvre à déborder toutes les frontières. Les modifications parfois radicales que l’hypotexte subit lors de sa transposition à la scène ne laissent pas son sens indemne et posent indirectement deux questions : celle du statut que l’auteur accorde au langage et celle de l’enjeu qu’il attribue à l’écriture.

Le mot amphithéâtre n’était pas utilisé par les Grecs, mais plutôt par les Romains. Les acteurs étaient uniquement des hommes. Ensuite, le théâtre latin se tourne davantage vers la farce et le mime. Il était construit selon les cités sur un espace plat, ou au dos d’une colline. Article connexe : Théâtre au Moyen Âge. Il s’agit de la première trace écrite d’un genre que l’on baptisera le drame liturgique.

Il était représenté à l’intérieur des églises, devant l’autel, des moines interprétant les rôles des personnages du Nouveau Testament. On a longtemps cru que le théâtre occidental était né d’une émancipation progressive du drame liturgique, qui serait sorti des églises pour être représenté dans leurs porches ou sur leur parvis. Les mystères sont joués dans le cadre de fêtes liées au calendrier liturgique. Ils mettent en scène essentiellement la passion et la résurrection du Christ, parfois des personnages de l’Ancien Testament, les Apôtres, ou retracent la vie de saints. Article détaillé : Théâtre à la Renaissance.

Apparaît un théâtre nouveau qui, tout en rompant avec les traditions littéraires, renoue avec l’Antiquité. En Angleterre, la victoire des puritains porte un coup fatal au théâtre élisabéthain qui s’était développé depuis le milieu du siècle précédent : les théâtres sont fermés par Olivier Cromwell en 1642. Louis XIV persiste sur la scène de la Comédie-Française. La comédie issue de Molière se voit admirablement prolongée par un auteur comme Jean-François Regnard. Les ouvrages des auteurs vivants ne pourront être représentés sur aucun théâtre public sans le consentement formel et écrit des auteurs, sous peine de confiscation du produit total des représentations au profit de l’auteur. Articles détaillés : Théâtre en France de la Révolution à 1830 et Théâtre romantique. Le drame bourgeois est renié en bloc, les spectateurs désormais familiarisés à la liberté n’y trouvent plus leur compte, pire encore les histoires des drames bourgeois les font maintenant rire d’un rire moqueur.