Je hais les patrons PDF

Fraction armée rouge en Allemagne ou les Brigades rouges en Italie. Je hais les patrons PDF membres ont revendiqué plus de 80 attentats ou assassinats sur le territoire français entre 1979 et 1987.


Sait-on vraiment ce qui se passe dans les entreprises, les ateliers, les bureaux ? Pendant des mois, Gisèle Ginsberg a enquêté et écouté la parole  » d’en bas « , celle qu’on n’écoute jamais. Ces à témoignages, recueillis auprès de dizaines de salariés, dressent un tableau sombre des conditions de travail dans notre pays. La course à la productivité et à la flexibilité affecte désormais dans une même galère cols bleus, cols blancs, secrétaires, caissières, techniciens. Précarisation du travail, affaiblissement du sentiment collectif, hiérarchie de plus en plus pesante, patrons sans états d’âme. Les salariés se sentent laminés, abandonnés face à la peur… peur du chômage, des réprimandes, de la concurrence des collègues, métamorphosés en rivaux potentiels. Pour beaucoup d’entre eux, le monde du travail, c’est le monde du silence, des non-dits, de l’arbitraire, de l’autocensure et de la soumission. Les femmes et les hommes qui parlent ici manifestent leurs doutes, leurs interrogations, leurs ressentiments. Ils expriment une souffrance sociale, un mal-être traduit par ce cri du cœur, sommaire et brutal, qui est surtout un cri de colère : Je hais les patrons

1974, qui prônait le recours à la violence comme arme politique. Leur rapprochement aboutit en 1977 à la création d’une  coordination politico-militaire interne au mouvement autonome en France . Pour s’alimenter en armes et explosifs, ils réalisent des vols et braquages. Action directe s’est progressivement divisée en plusieurs factions.

Des divergences idéologiques apparaitront en effet au sein du groupe. En mars 1982 Jean-Marc Rouillan et ses amis rendent public un manifeste intitulé Pour un projet communiste. Selon Christophe Bourseiller, ce texte se réclame clairement d’une  idéologie communiste libertaire   antiautoritaire, antiléniniste, et antistalinienne . Il considère qu’Action directe  n’a guère de base idéologique  : dans un premier temps, le groupe revendique ses débuts anarchistes, puis tente de trouver des justifications théoriques à ses actions.