Husserl et la naissance de la phénoménologie (1900-1913) : Des Recherches logiques aux Ideen : la genèse de l’idéalisme transcendantal phénoménologique PDF

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Il y a aujourd’hui un problème de la phénoménologie transcendantale celui de l’interprétation de la théorie de la constitution, définie par Husserl comme idéalisme de la subjectivité transcendantale, en un sens absolu et radical.
La thèse de la relativité intégrale de l’être de tout étant à l’égard de la subjectivité intentionnelle fait difficulté de tant de manières, que la constance avec laquelle Husserl l’a défendue, des Ideen à la Khsis et au-delà, apparaît comme l’un de ses plus grands paradoxes : si toute transcendance de l’être est réductible à un produit intentionnel de constitution, comment éviter de faire de la raison même une illusion transcendantale ? Le mystère s’épaissit encore, si l’on cherche à justifier la possibilité de cet idéalisme à partir du point de départ de Husserl : la  » psychologie descriptive « , d’origine brentanienne, pratiquée dans les Recherches logiques. Cette double énigme, à la fois systématique et historique, se concentre dans la question centrale de l’origine de la réduction. D’où en vient l’idée ? Quand apparaît-elle pour la première fois ? Avec quel sens ? Fut-elle d’emblée conçue comme une épochè transcendantale ? Peut-on parler d’un soudain  » tournant  » dans le cheminement husserlien ? Et quels sont les motifs qui auraient pu conduire un psychologue de l’activité intentionnelle, réaliste convaincu, à faire de la subjectivité intentionnelle l’origine absolue de tout être et de toute objectivité ? Ces questions, qui ont grevé le débat sur le sens et la portée de la phénoménologie dès la première génération des élèves de Husserl, trouvent ici leur réponse. Une reconstitution historique précise, appuyée sur les textes – souvent encore inédits – élaborés par Husserl de 1901 à 1912 permet de montrer comment et pourquoi la psychologie descriptive des Recherches de 1901 s’est transformée, au fil des mutations de la réduction phénoménologique, en l’idéalisme transcendantal radical – et définitif – des Idées. Surtout, l’enquête génétique permet de résoudre le problème délicat des rapports de continuité/discontinuité entre l’attitude naturelle et la réduction transcendantale. Elle autorise ainsi un point de vue critique et démystifié, sur l’idéalisme radical qui est censé la légitimer.

Diogène, Démocrite, Marx, Bertrand Russell, etc. En logique formelle, ces deux approches de la  réalité ultime  ne sont pas conciliables : on ne peut être à la fois idéaliste et matérialiste. Enfin, toute forme possible de réalité sensible étant devenue insignifiante, un autre idéalisme se résume à ramener l’essentiel de l’être à la pensée ou à la conscience. Ne s’appliquant pas au même objet et pour cause, les postulats de ces idéalismes peuvent être plus ou moins contradictoires.

Il apparaît difficile par exemple de poser la pensée comme seule réalité fiable et d’avancer en même temps l’hypothèse d’une réalité plus transcendantale. Elles ne peuvent donc pas nous rapprocher de la connaissance de l’objet. Ici on classerait l’ensemble des sciences, aussi bien humaines qu’expérimentales. Aux dernières limites de l’intelligible, seul le philosophe peut apercevoir l’idée du bien. Autrement dit, les idées sont d’un ordre supérieur et c’est à l’homme de s’élever vers elles. Ainsi Platon fait de la philosophie l’outil de la connaissance véritable.

Platon, on oppose parfois le réalisme d’Aristote. Mais les Idées ont une existence indépendante de nous : Platon est donc bien un réaliste, mais un réaliste de l’intelligible. Une autre opposition à l’idéalisme de Platon se trouve dans l’atomisme de Leucippe et Démocrite, dont les théories sont purement matérialistes. Pour eux, l’Univers est uniquement constitué de vide et d’atomes. Articles détaillés : Idéalisme allemand et Idéalisme britannique. Quand l’idéalisme antique se contentait de valoriser d’une façon ou d’une autre l’intelligible du monde, les penseurs de l’époque moderne ont poussé parfois très loin la logique de cette relativisation de la réalité sensible.

Seul Dieu peut nous la garantir. Dieu établit une harmonie entre elles. Berkeley, idéalisme subjectif ou  immatérialisme  selon l’appellation de son auteur : la matière est une fiction ontologique. Berkeley considère que la conscience attribue par erreur une objectivité à ce qui n’est qu’une production idéale.

Hegel, idéalisme absolu : la seule réalité est l’Esprit absolu, l’esprit est tout et tout est esprit. Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Encyclopédie des sciences philosophiques, t. Bernard Bourgeois, Vrin, 1992, 604 p. Richard Roos, PUF, 1966, 1434 p.

Bernard Bourgeois, L’idéalisme de Fichte, PUF, 1968. Kant, Fichte, Schelling, Hegel, Cerf, 2015, 623 p. Des ‘Recherches logiques’ aux ‘Ideen’, la genèse de l’idéalisme transcendantal phénoménologique, PUF, 2004. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 26 décembre 2018 à 20:41.