Hiroshige sur la route du Tokaîdo PDF

Memorial Portrait of Hiroshige, by Hiroshige sur la route du Tokaîdo PDF. Il est avec Hokusai, avec qui on le compare souvent — pour les opposer — l’un des derniers très grands noms de l’ukiyo-e et, en particulier, de l’estampe de paysage, qu’il aura menée à un sommet inégalé avant le déclin de la xylographie au Japon. Le style d’Hiroshige est cependant bien différent de celui d’Hokusai. La composition de ses œuvres est saisissante, caractérisée par une maîtrise subtile des couleurs franches — avec une dominante du vert et du bleu.


Dans les années 1830, Hiroshige fut l’auteur de plusieurs séries de gravures illustrant la célèbre route entre Tokyo et Kyoto qui inspira tant de scènes aux poètes et romanciers japonais.   Ce coffret contient le fac-similé du petit Tôkaidô, jamais reproduit jusqu’ici, la description des 53 stations décrites par l’artiste dans une plaquette, ainsi qu’un album comparatif où sont reproduites d’autres variantes de ces stations provenant de différentes séries de format varié. C’est toute une culture et toute une civilisation qui défilent sous nos yeux par cette route et ses ponts, paysans, pêcheurs, passants attardés sous l’averse, aubergistes, porte-faix, soldats, seigneurs, marchands de toutes pratiques avec un sens du mouvement et du détail très pittoresque.

Peu après la réouverture forcée du Japon aux échanges avec l’Occident, c’est principalement à travers l’œuvre d’Hiroshige que le monde découvre vers 1870 l’étonnante originalité des arts graphiques dans ce pays. Les artistes japonais de l’ukiyo-e utilisent en général plusieurs noms au cours de leur vie. Ichiryūsai est le nom qu’il utilise notamment pour ses Vues célèbres de la capitale de l’Est. Enfin, comme c’est la tradition pour l’élève le plus talentueux d’un atelier, il reprend le nom de son maître à la mort de celui-ci, et utilise donc aussi le nom de Toyohiro II. Les éléments relatifs à sa biographie avant son entrée à l’atelier de Toyohiro sont à prendre avec précaution, les diverses biographies disponibles présentant des versions légèrement différentes. Elle était chargée de la surveillance du château du shogun Tokugawa et de son gouvernement, qui en était voisin.

Il perd ses parents très jeune et presque simultanément : d’abord sa mère, et un an plus tard, son père. Avant cela, il a tenu sa fonction de pompier sans trop de difficultés dans la mesure où la caserne ne devait protéger du feu que le château du shogun. Ce qui lui laissa du temps pour sa passion : le dessin. Il n’avait alors que dix ans. Pour ceux qui l’ont eu entre les mains, le dessin démontre un talent particulièrement précoce. Et en 1828, à la mort de son maître, il reprit l’atelier sous le nom de Toyohiro II.

1925, montre des estampes de 1822 nommées Uchi to soto sugata hakkei et Goku saishiki imayo utsushiye représentant des portraits de femmes. Or, son travail porte plus l’influence d’Eisen que celle de son maître Toyohiro. Jusqu’en 1829, il se consacre principalement aux portraits, tout comme ses prédécesseurs avant lui : femmes, acteurs, guerriers. Mais la mort de Toyohiro, et le fait qu’Hokusai ait déjà ouvert la voie de la peinture de paysage en en faisant un genre à part entière, va lui ouvrir de nouvelles perspectives. La demande devient forte pour les représentations de paysages.