Gymnase et dressage PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie gymnase et dressage PDF. Il est souvent considéré comme un art, car la recherche esthétique du mouvement y prend une place prépondérante. Depuis les années 2000, le dressage de compétition est l’objet de controverses en ce qui concerne le bien-être des chevaux.


Depuis la rédaction de Gymnase et Dressage et la publication de sa deuxième édition, onze ans se sont écoulés au cours desquels, le travail quotidien de chaque cheval m’a confirmé dans l’excellence insurpassée des règles coulées en 1731 dans  » l’Ecole de Cavalerie  » par La Guérinière et de leur philosophie merveilleusement exprimée :  » Les principes, au lieu de s’opposer à la nature, doivent servir à la perfectionner par le secours de l’art « . Chaque instant vécu à cheval, j’ai rendu hommage à la mémoire du Maître Nuno Oliveira disparu voici onze ans. Restaurateur de l’âge d’or de l’art équestre et subtil révélateur du meilleur de l’héritage bauchériste, il en fit la synthèse qu’il désignait lui-même comme l’équitation classique de tradition française. Dans cette période, j’ai été amené à exercer régulièrement un enseignement de haut niveau tant auprès des écuyers du Cadre Noir à l’Ecole nationale d’équitation que chez moi et à l’étranger avec des cavaliers de tous horizons. J’ai maintes fois perçu combien l’oubli des principes classiques expliquait la réelle dégradation de l’équitation de base. La volonté des responsables de la formation des cadres de l’équitation d’en faire des animateurs plus que de fins techniciens produit une génération cruellement dénuée de moyens que beaucoup d’élèves, soucieux de perfectionnement, attendent d’eux. Cette démagogie, quasi politique, pose un réel problème à tous ceux qui aspirent à une formation sérieuse dans les centres équestres où ils se présentent. Enfin, sur le plan de la recherche que je n’ai cessé de poursuivre, un élément nouveau m’a fait reprendre le paragraphe consacré à l’extension et à la descente d’encolure. Cette nouvelle édition me permet de livrer cette étude à tous les insatisfaits des rênes allemandes et des  » tractions vers le haut pour faire tirer vers le bas « .

Souvent formés avec la technique du rollkur, ces derniers se déplacent avec l’encolure arrondie et le chanfrein sous la verticale. L’art du dressage se retrouve déjà chez les Grecs avec Xénophon. Afin de montrer l’excellence de l’apprentissage du dressage, un art équestre a été inventé pour permettre de mettre en valeur le cheval dressé et l’habileté de son cavalier, notamment par l’exécution de figures, appelées aussi airs, dont la difficulté d’exécution et d’enchaînement montre le degré d’excellence du couple formé par le cheval et son cavalier. En compétition, le dressage sert à tester la qualité de la communication entre le cheval et son cavalier. Le couple évolue sur un terrain rectangulaire de 60 m sur 20 m et exécute une série de figures appartenant à un programme appelé reprise. Ce programme peut être imposé ou libre avec de la musique. Le cavalier emploie des ordres aussi discrets que possible afin de paraître presque communiquer par télépathie avec sa monture.

Paradoxalement, aux yeux d’un public non averti, une bonne exécution donne l’impression que la discipline est facile. Cependant, une bonne reprise en compétition n’est que le résultat d’années de travail intense. Le jury, composé de deux à cinq juges, évalue l’aisance et la fluidité dans les mouvements du couple. La note totale est exprimée en pourcentage. La pratique de l’équitation académique et du dressage repose sur quelques figures de base simples : les figures de manège. Celles-ci sont effectuées sur une carrière de dressage de 60 mètres de long et 20 mètres de large.

Des lettres sont disposées en divers points de la carrière pour permettre aux cavaliers de se repérer et aussi pour fixer les points de départ et d’arrivée des figures. En équitation, le terme  allure  désigne chacune des différentes façons de se déplacer du cheval. Les « allures naturelles » : ce sont celles que le cheval exécute d’instinct. Le pas, le trot et le galop sont les trois allures naturelles typiques. Les « allures artificielles » : il s’agit des allures acquises par le dressage. Les « allures défectueuses » : ces allures résultent d’une douleur ou d’une mauvaise utilisation du cheval et sont éliminatoires en compétition.

En dressage, toutes les variations dans une même allure sont exploitables. Les transitions dans l’allure sont des mouvements qui exigent dans cette discipline une rigueur sans faille. Ces transitions consistent à changer le mouvement dans une même allure. Ainsi, le classique allongement du trot entre dans la catégorie des  transitions montantes dans l’allure  du trot.

Un air est une figure de dressage. Le cheval se déplace vers le côté extérieur du pli, regard porté vers l’intérieur du pli. L’épaule en dedans représente un exercice d’assouplissement et vise à augmenter l’engagement des postérieurs, faire baisser les hanches et élever l’avant-main. Croupe en dedans ou tête au mur : cet air est l’inverse de l’épaule en dedans. Pour ne pas mélanger cet air avec le travers, qui est aussi une « croupe en dedans », il vaudrait mieux dire contre-épaule en dedans ». Travers : mouvement latéral de quatre pistes vers le côté intérieur du pli qui s’exécute surtout dans le trot rassemblé, comme le renvers et l’appuyer. Renvers : c’est la contre-leçon du travers avec la croupe au mur, mouvement latéral de quatre pistes dans la direction de l’intérieur du pli.

Appuyer : exercice de deux pistes dans lequel le cheval se déplace latéralement et croise ses membres. L’avant-main précède légèrement l’arrière-main, l’encolure et la tête sont infléchies dans la direction du mouvement. L’appuyer est pratiqué notamment pour renforcer la musculature, assouplir latéralement le cheval, en augmenter sa mobilité et sa disponibilité et mobiliser les postérieurs. Passage : trot majestueux d’une grande lenteur, fortement diagonalisé et relevé, au temps de suspension très soutenu, dans lequel le cheval se projette avec force, souplesse et grâce d’un diagonal sur l’autre tant vers le haut que vers l’avant. Pirouette : l’avant-main du cheval décrit un cercle les hanches en dedans autour de l’arrière-main. Le postérieur externe tourne autour du postérieur interne qui continue à se lever et à se poser sur place, maintenant le mécanisme de l’allure du galop durant toute la durée du mouvement.