FANTIN LATOUR FIGURES ET FLEURS PDF

Le japonisme est l’influence de la civilisation et de l’art FANTIN LATOUR FIGURES ET FLEURS PDF sur les artistes et écrivains, premièrement français, puis occidentaux. L’art qui résulta de cette influence est qualifié de japonesque.


Les premières œuvres artistiques japonaises à éveiller l’intérêt des pays d’Europe de l’Ouest sont les porcelaines. Alors que la céramique de Chine est prisée des familles royales et aristocratiques, la chute de la dynastie Ming provoque un coup d’arrêt à l’exportation des porcelaines chinoises. 1652 et 1683, sur une trentaine d’années, on estime que quelque 1,9 million de porcelaines japonaises ont été exportées vers l’Europe. C’est à cette époque qu’apparaissent les céramiques d’Imari, de Nabeshima ou encore de Kakiémon. En effet, le plus souvent, les œuvres parviennent en Europe via le comptoir hollandais de Deshima, à Nagasaki.

Avant même que le Japon ne se rouvre au monde en 1853, des estampes japonaises étaient visibles en France, puis dans les années 1850-1860. Néanmoins, le développement du  japonisme  commence véritablement à la suite de la réouverture du Japon, avec les collectionneurs d’objets d’art japonais qui montrent les œuvres qu’ils possèdent. En reproduisant ses figures animales sur un service de porcelaine, réalisé en 1867 pour Eugène Rousseau, il deviendra le premier artiste européen à copier directement des artistes japonais. Dès 1850 au moins, l’Hôtel Drouot organise une fois par an une vente publique d’objets d’art japonais. En Angleterre, l’achat d’œuvres japonaises par les institutions commence en 1852, puis leur étude influence l’apparition dans le mobilier d’un  style anglo-japonais  après 1862, qui privilégie sobriété et géométrie. Félix Bracquemond et Alfred Stevens fréquentent également La Porte chinoise. De même, dès l’ouverture en 1861 ou 1862 de leur boutique E.

Salon des refusés, inauguré le 15 mai 1863. Rossetti, afin de réaliser trois tableaux à motifs japonais, dont Caprice en violet et or. 1862 de Londres, Sir Rutherford Alcock, diplomate en poste au Japon depuis 1859, présenta sa collection personnelle de 612 objets japonais. 1867, notamment pour le château de Dromore. Sous l’influence japonaise, le mobilier de style Napoléon III utilise également la laque noire, parfois incrustée de nacre. Félix Bracquemond présente au public son  service Rousseau . 1 300 de ces objets sont vendus au public.

Rencontre entre Emile Guimet et un moine bouddhiste. 1867, Gabriel Viardot, produit des meubles japonisants, suivi par la maison Ameublements Huguet. Couverture du Paris Illustré, Hayashi Tadamasa,  Le Japon , vol. Le roman de Pierre Loti, Madame Chrysanthème, publié en 1887, ne fait qu’accentuer et populariser cette mode du japonisme. Félix Bracquemond,  Service Rousseau , édité de 1866 à 1875. Pavillon-aquarium au musée de l’École de Nancy. Les principaux artistes japonais qui influencèrent les artistes européens étaient Hokusai, Hiroshige et Utamaro.

Des artistes très peu reconnus au Japon, car produisant un art considéré comme léger et populaire par les élites japonaises de l’époque. En retour, l’arrivée des Occidentaux au Japon provoqua de nombreuses réactions chez les artistes japonais. Il n’éveilla pas l’intérêt des artistes japonais, plus soucieux des effets de leur modernisation et de leur occidentalisation. Il a fallu attendre une longue période pour que des artistes et chercheurs japonais se penchent sur le japonisme. Alfred Stevens fréquente aussi le magasin La Porte chinoise où il se procure des objets d’Extrême-Orient qu’il introduit dans les intérieurs bourgeois de ses toiles. Robert de Montesquiou salue dans la Gazette des beaux-arts. 1872 par une série de plusieurs toiles japonisantes.