Etudes à la mémoire du professeur François Burdeau PDF

Léon Daudet en 1930, portrait photographique de Paul Nadar. La bibliographie des œuvres de cet écrivain engagé et prolifique est énorme : plus de 300 notices sur le catalogue de la BNF. Léon Daudet est le fils aîné de l’écrivain Alphonse Daudet et de son épouse, Julia née Etudes à la mémoire du professeur François Burdeau PDF, le frère de Lucien Daudet et d’Edmée Daudet, future Mme André Germain.


Son père, écrivain renommé mais aussi homme enjoué et chaleureux, a beaucoup d’amis. Aussi Léon fréquente-t-il dès son enfance des écrivains et des journalistes, les uns, comme Gustave Flaubert, visiteurs épisodiques, les autres, comme Edmond de Goncourt, presque membres de la famille. Quoique ayant bénéficié, lors de ses débuts à Paris, de la protection de l’impératrice Eugénie et du duc de Morny, Alphonse Daudet se targue de sentiments républicains, qu’il communique à son fils. Déjà, Léon Daudet est sensible aux sirènes de l’antisémitisme. La révélation antisémite lui est donnée dès 1886 par la lecture de La France juive, d’Édouard Drumont, que son père fait publier chez Flammarion et Marpon la même année. Son premier roman, L’Héritier, paraît en 1892, en feuilleton dans La Nouvelle Revue de Juliette Adam.

En 1900, il est critique de théâtre au journal Le Soleil, collabore au Gaulois et à La Libre Parole. Le mariage est civil, Victor Hugo ayant défendu à sa descendance la pratique du mariage religieux. Ce mariage lui fait découvrir de l’intérieur le monde qui gravite autour du poète national : sa famille et le parti républicain. Quelques jours après le départ de Jeanne, Léon Daudet, accompagné de Maurice Barrès, assiste, pour le compte du Figaro, à la dégradation du capitaine Dreyfus. L’article qu’il rédige alors fait forte impression, tant l’écrivain y verse son venin méprisant de polémiste. La publication de la brochure de Bernard Lazare, en novembre 1896, ne l’ébranle pas. Ce n’est pas le cas de tous, parmi son entourage.