Ecrire l’histoire du christianisme contemporain. Autour de l’oeuvre d’Etienne Fouilloux PDF

Le concile Vatican II, photographié par Lothar Wolleh. Le IIe concile œcuménique du Vatican, ecrire l’histoire du christianisme contemporain. Autour de l’oeuvre d’Etienne Fouilloux PDF couramment appelé concile Vatican II, est le XXIe concile œcuménique de l’Église catholique. 1948 l’idée de fixer le programme d’un éventuel concile en fonction de l’inachèvement du précédent.


Écrire l’histoire du christianisme contemporain, c’est chercher à le comprendre dans sa diversité confessionnelle, tout en mesurant son rôle dans la construction d une politique et d’une culture de la modernité, qui se sont constituées en prenant leur autonomie par rapport à lui, sans que tout lien soit rompu entre notre monde sécularisé et son passé chrétien. C’est observer cet objet aux contours indécis, dont nous affirmons tantôt le déclin inéluctable, tantôt l’omniprésence au sein de nos sociétés. Depuis plus de quarante ans, Étienne Fouilloux parcourt ce territoire en voyageur infatigable, passionné d’archives inédites. De la genèse de l’oecuménisme au genre biographique, de l’histoire des intellectuels chrétiens à celle du concile Vatican II, il a construit ce qu’il désigne lui-même comme une « histoire non théologique de la théologie », attentive aux acteurs et à leurs mobiles, sans jamais céder sur la rigueur scientifique qui fonde le « regard éloigné » de l’historien. Des inventeurs du catholicisme social aux écrivains convertis, des croyants mobilisés dans les tranchées aux prêtres-ouvriers en usine, des abbés philosophes aux bâtisseurs d’églises, les auteurs de ce livre ont suivi la voie tracée par Étienne Fouilloux, attentifs comme lui aux mots qui circulent entre l’univers chrétien et l’univers laïque, la création et la mémoire, la morale et les droits de l’homme, le deuil et la patrie. Ils ont ainsi souhaité apporter leur contribution à une histoire du christianisme contemporain, en hommage à celui qui a plus que tout autre contribué à la renouveler. Couverture : Église Saint-Vincent de Paul de Beyrouth détruite en 1975, pendant la guerre du Liban. Photo A. Becker, mars 2012.

Le projet consiste plutôt à prendre en compte les 40 encycliques publiées depuis et le code de droit canonique de 1917. Sous les pontificats de Pie XI et Pie XII, un certain nombre de  mouvements  sont porteurs d’attentes qui, au moment du concile, débouchent sur des réformes concrètes. Le mouvement reçoit une reconnaissance officielle dans l’encyclique Mediator Dei de 1947. Des réformes voient le jour : restauration de la vigile pascale en 1951, assouplissement du jeûne eucharistique, simplification du missel. Il est d’origine protestante et anglicane. Du côté catholique, il est soutenu notamment par Yves Congar, o.

Le mouvement pour l’apostolat des laïcs. Il est lié à l’expansion de l’Action catholique, encouragée par Pie XI. Pie XII parlait de la  collaboration  des laïcs à l’apostolat de la hiérarchie. Jean XXIII devient pape le 28 octobre 1958. Saint-Paul-hors-les-Murs et leur déclare :  Frères vénérables et fils très chers ! Pendant les mois qui suivent, le pape explicite son intention dans de nombreux messages, notamment au sujet de la forme que devrait revêtir le concile.

Les principales demandes sont celles d’une meilleure définition du rôle des évêques, d’une clarification du rôle des laïcs dans l’Église et de la place que doit y tenir l’Action catholique. Au cours de l’été 1962 Jean XXIII énonce la liste des sept premiers schémas qui seront discutés. Des évêques hollandais se rassemblent pour les examiner et décident d’en publier un commentaire. Ce texte largement diffusé auprès des évêques préconise de débuter en examinant le schéma sur la liturgie, le seul auquel il décerne des louanges. 2 908 pères conciliaires sont convoqués : tous les évêques, ainsi que de nombreux supérieurs d’ordres religieux masculins. 2 540 d’entre eux prennent part à la session d’ouverture, ce qui en fait le plus grand rassemblement de toute l’histoire des conciles de l’Église catholique. La participation varie, en fonction des sessions, de 2 100 à 2 300 pères présents.

On note aussi la présence d’un grand nombre d’experts, appelés periti, par qui les évêques se font conseiller. Par exemple, le conseiller théologique du cardinal Frings est le jeune Joseph Ratzinger, élu pape en 2005 sous le nom de Benoît XVI. Ils jouent un rôle croissant à mesure que progresse le concile. Le nombre de ces représentants s’élève à 106 pour 28 Églises à la fin du concile.

L’Église orthodoxe russe, craignant les représailles du pouvoir soviétique, n’accepte de s’y rendre qu’après confirmation, lors d’une réunion informelle à Paris en août 1962, que le concile n’abordera pas de questions politiques. Article détaillé : Liste de personnalités du concile Vatican II. Selon l’Histoire du christianisme dirigée par J. Ils sont très sensibles aux dangers que font courir à celle-ci les  erreurs modernes  que sont le marxisme, l’évolutionnisme et le laïcisme. Ses leaders sont les cardinaux Alfredo Ottaviani, Giuseppe Siri, Ernesto Ruffini, Michael Browne. Les membres de la minorité se retrouvent au sein du Coetus Internationalis Patrum. L’action de la minorité a donné lieu à des critiques, notamment pour certaines pratiques d’obstruction.

Mais il faut noter qu’il s’agissait pour ses membres d’une question de conscience. 5 septembre 1962, avec le motu proprio Appropinquante Concilio. Les  schémas  sont les propositions de textes discutées par le concile. Les débats sont présidés par dix présidents parmi lesquels les cardinaux Frings, Liénart et Alfrink. Quatre sessions plénières du concile se tiennent de 1962 à 1965.