Dimitri Roudine PDF

Sa famille est aisée, et sa mère très autoritaire. Il vit de 1838 à 1841 à Berlin avant de retourner à Dimitri Roudine PDF-Pétersbourg puis de partir pour Londres et de s’installer à Paris. Spasskoïe-Loutovinovo, à dix kilomètres au nord de Mtsensk.


Roudine est admis dans le salon de Daria Lassounska. Il brille par son éloquence, séduit les âmes, s installe comme interlocuteur privilégié de la maîtresse de maison, ravissant jusqu au coeur de Natalie, la fille de Daria. Est-ce un tartuffe ? Un beau parleur ? Qui peut dire si Roudine, homme de paroles et d idées, est capable d éprouver une passion véritable ? Dimitri Roudine, publié en 1856, marque durablement Henry James, qui déclare Tourguéniev premier romancier de son temps.

C’est là qu’Ivan s’initie à la chasse, échappant provisoirement à la tyrannie de sa mère. La nature joue d’ailleurs un grand rôle dans ses romans. En 1827, il s’installe à Moscou. Pendant deux ans, il se prépare à entrer à l’université. En 1833, il s’inscrit à la faculté des Lettres à l’université de Moscou. En 1834, il fréquente la faculté de philosophie à Saint-Pétersbourg et rencontre Nicolas Gogol, qui est professeur d’histoire l’année suivante.

En 1837, après la mort d’Alexandre Pouchkine, il édite la correspondance de ce dernier et traduit plusieurs de ses poèmes avec Mérimée. L’année suivante, son fameux poème Le soir est publié dans une revue progressiste. Il part alors pour Berlin afin d’y poursuivre ses études et de voyager en Europe. Il revient en 1841 passer l’été chez sa mère. Dès l’hiver 1843, Tourgueniev s’intéresse au théâtre italien auquel il s’abonne à Saint-Pétersbourg.

Il y rencontre la célèbre mezzo-soprano Pauline Viardot avec laquelle il entretiendra une liaison jusqu’à sa mort. De 1847 à 1850, Tourgueniev vit en France et publie beaucoup, dont le recueil Mémoires d’un chasseur et la pièce Un mois à la campagne. En 1850, il vit près de Paris dans le château de Courtavenel, propriété des Viardot, où réside Charles Gounod, l’auteur de l’opéra Faust. La même année, deux courants de pensée s’affrontent : les slavophiles, qui refusent toute influence extérieure et sont très attachés aux coutumes russes, et les occidentalistes, qui sont favorables à une modernisation à l’occidentale. En 1852, les Mémoires d’un chasseur sont publiées.