Dieux et Hommes de l’Antiquité (VIIIe siècle avant J.-C.- Ve siècle après J.-C.) PDF

En raison de son caractère privilégié pour sa défense, le site a connu une occupation permanente depuis les dieux et Hommes de l’Antiquité (VIIIe siècle avant J.-C.- Ve siècle après J.-C.) PDF les plus reculés. La composition de ses habitants, c’est d’abord le vieux socle berbère, parce qu’on n’est pas loin de la région des Chaouias, c’est à dire des Berbères de l’Est algérien.


L’Antiquité est un véritable bouillon cultuel: d’Homère à Augustin, Grecs et Romains ont interrogé de manière continue le lien inextricable entre l’univers des dieux et celui des hommes. Avec déférence ou impertinence, ils nous ont laissé les portraits colorés d’une multitude de divinités, tantôt terrifiantes, tantôt risibles, le plus souvent partenaires de la vie quotidienne, dont l’histoire permet de penser la place de l’individu, avec ses espoirs et ses angoisses, dans la cité et dans le monde. Cultes officiels, superstitions, envoûtements, persécutions, sectes en tout genre, dont la plus connue s’appelle aujourd’hui le christianisme: les Anciens se sont confrontés aux questions de la tolérance, du scepticisme, de l’équilibre entre les pouvoirs civiques et religieux. Leurs réponses ne sont pas les moins inactuelles.
Proposant une réflexion conjointe sur les religions grecque et romaine, ce livre rassemble une quarantaine de textes en traduction, présentés et amplement commentés.

Beaucoup plus en arrière, il y a l’histoire avec la communauté juive et les Ottomans. La découverte en 1945 de sphéroïdiques à facettes sur le plateau du Mansourah permet d’estimer à un million d’années l’occupation du rocher par les australopithèques dont on aurait retrouvé les outils. Homme de Neandertal des habitations permanentes dans les grottes, notamment celles du Mouflon et de l’Ours au pied du versant Nord de Sidi M’Cid. La civilisation mégalithique y a laissé de nombreuses traces : dolmens, monuments. De l’âge des métaux ont été retrouvés en particulier un poinçon de bronze et une massette de fer. Grecs distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures. On n’a trouvé aucune langue, ni écriture s’en rapprochant.

Cette écriture possède des caractères très proches du grec. Les berbères descendraient, selon une légende, du peuple atlante. Ceux-ci seraient arrivés en Afrique du nord par les îles Canaries. Les premiers Hébreux vinrent, sans doute, mêlés aux Phéniciens, peut-être un millénaire avant J. D’abord nommée Sarim Batim par les Cathaginois, Constantine est déjà connue sous l’antiquité, depuis le IVe siècle avant J. Constantine s’appelait Cirta, nom punique francisé,  dans le sens qu’ecrit en caractères latins mais prononcés à la française.

Le nom de Constantine était donc Qirta. Qirta, la punique, est d’origine cananéenne, proche des langues parlées au Proche Orient. Il est certain que des juifs y vivaient 3 siècles auparavant. On trouve également trace de nombreux vestiges de la civilisation punique. Cirta existait donc bien avant l’arrivée des Romains et de Massinissa, son nom berbère ne nous est pas parvenu. Cirta, dont les fortifications avaient été pourtant bien renforcées, devait duré cinq mois. Cette victoire permit à Jugurtha de gouverner sans partage la Numidie et d’éviter ainsi que le royaume légué par Massinissa n’éclate en fiefs insignifiants.

Rome, au prix de sa destruction par l’empereur Maxence. Empire chrétien, ébranlé par les Vandales de Genséric et prolongé par les Byzantins, a imprimé sa marque. Quatre langues ont été parlées durant ce millénaire : le libyque, le punique, le grec et le latin. Les qualités morales des Cirtéens les préparaient à bien accueillir le message chrétien.

Chrétiens de célébrer publiquement leur religion. Un millénaire sous le signe de l’Islam. Les Arabes ont-ils conquis l’Algérie ? C’est un grand millénaire puisqu’en réalité il faut compter douze siècles. Pour mettre un premier ordre dans une suite d’événements extrêmement complexes, nous partagerons ce long espace de temps en quatre périodes de trois siècles chacune. La première période, comprenant les VIIe, VIIIe et IXe siècles, est pour Constantine une période de quasi autonomie, ce qui n’empêche pas la ville de subir le contrecoup des invasions arabes.

La deuxième période, embrassant les Xe, XIe et XIIe siècles, fait dépendre Constantine principalement de la Petite Kabylie et de Bougie, donc du Nord-Ouest. La troisième période, qui s’étend sur les XIIIe XIVe et XVe siècles, place Constantine dans la mouvance de Tunis, sous la dynastie des Hafsides. Le principal événement qui a entraîné l’arabisation de Constantine est lié au destin des Fatimides. C’est en Petite Kabylie que les Fatimides, au début du Xe siècle, ont recruté leur armée dont les Ketama qui habitaient les montagnes au Nord de Mila, et en formèrent le corps principal. Quand cette armée descendit du djebel, elle eut besoin de bases et elle les trouva à Mua, à Constantine et dans les anciens castella parmi lesquels Tiddis. Au commencement du XVIe siècle, Constantine comptait huit mille feux, ce qui peut représenter environ quarante mille habitants. Il faut comprendre dans ce chiffre, à côté d’une petite communauté chrétienne, les membres d’une communauté juive nombreuse.