Dictionnaire de médecine taoïste PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Dans cette approche spirituelle, le qì est à l’origine de l’univers et relie les êtres et les choses entre eux :  nous ne possédons pas le chi, nous sommes le chi ! Il dictionnaire de médecine taoïste PDF à l’intérieur du corps par des méridiens qui se recoupent tous dans le  centre des énergies  appelé  champ du cinabre , tanden au Japon et dāntián en Chine. Il est présent dans toutes les manifestations de la nature.


La notion qi n’a aucun équivalent précis en Occident. Le qi reste difficile à traduire. D’abord parce que sa notion s’étend à différents aspects de la vie et de l’univers dans la cosmogonie chinoise. Ensuite parce que le sens a évolué tout au long des époques, au gré de l’influence de différentes écoles de pensée. Par extension, la notion s’utilise aussi pour rendre compte d’un effet d’harmonie, qu’il soit artistique, architectural ou corporel. L’idée s’inspire de l’image de la brume qui se faufile entre les objets de la nature, de la vapeur qui sort des bouches ou émane de la chaleur des marmites, ou encore des nuages qui se forment et se défont. Le qi est aussi un principe fondamental et unique, qui donne à l’univers et aux êtres leur forme, tout en les transformant sans cesse.

Il circule indifféremment dans les choses et les êtres, les reliant en permanence. Dans cet esprit, l’influence du qì organise les veines du corps humain comme il organise les nervures du jade. L’être humain est ainsi pensé comme un cosmos en miniature. Dans la philosophie taoïste, et particulièrement dans sa forme religieuse, le qi est perçu comme participant à l’évolution spirituelle d’un être. C’est en raffinant le souffle par des opérations  d’alchimie corporelle  que le pratiquant espère progresser dans son développement spirituel, et atteindre un état mental censé rejoindre le fonctionnement fondamental du cosmos.

La morale et les règles sociales sont jugées idéales lorsqu’elles suivent les lois naturelles qui régissent l’univers, et ces lois émanent du principe lǐ qui structure l’ordre établi. Toutefois le qi garde sa nature fondamentale, de sorte que la morale est directement liée au corps qui accueille la circulation du qi. Mais l’âme possède aujourd’hui plusieurs sens qui ne coïncident plus avec la notion de qì. Dans la pensée chinoise, la nature sauvage nous semble harmonieuse parce que le qi s’y manifeste de façon harmonieuse, selon la loi naturelle du Tao. Le tao est le principe par lequel le qi parvient à une équilibration, c’est-à-dire un état d’équilibre entre yin et yang sans cesse changeant en fonction des mutations en cours. L’eau qui s’écoule dans un ruisseau et change de forme au gré des obstacles traduit cette harmonie, cet état d’équilibration.

L’origine du mot reste trouble, les pictogrammes qui pourraient contenir la même signification que celle d’aujourd’hui sont difficiles à identifier. Les premières traces archéologiques évoquant le qì montrent, gravée sur une carapace de tortue, une graphie à trois barres horizontales. Tianjin, sous la forme du sinogramme 炁. Le sinogramme traditionnel 氣, qui désigne le qì, illustre le caractère à la fois matériel et immatériel de la notion.