De l’origine de la franc-maçonnerie PDF

L’appellation  musée de France  lui a été décernée par le ministère de la Culture. Il faut attendre une circulaire du 1er mai 1889 pour apprendre que le de l’origine de la franc-maçonnerie PDF de l’ordre est chargé d’organiser dans l’hôtel du Grand Orient de France un  musée maçonnique . La création de la bibliothèque en 1838 et sa réorganisation en 1874 en sont les prémices. Les premières collections du musée paraissent avoir été constituées de pièces que possédait déjà le Grand Orient, comme le médaillier sur lequel on trouve des témoignages dès les années 1840.


D’origine anglaise, Thomas Paine (1737-1809) fut un personnage étonnant. Émigré en Amérique, devenu Quaker, il soutint la Révolution française, reçut la nationalité française, siégea à la Convention où il refusa de voter la mort du roi, fut emprisonné sous la Terreur, échappa à la guillotine et finit par retourner en Amérique. Auteur de pamphlets à succès, Paine ne vit pas publier de son vivant ce petit ouvrage qui contient une remarquable révélation : les véritables origines de la Franc-Maçonnerie, autrement dit un secret qui n’était confié qu’à certains Maîtres. À partir de textes maçonniques et d’analyse des rituels, Thomas Paine met l’accent sur la tradition solaire de la Franc-Maçonnerie et ses modèles antiques que le lecteur est convié à découvrir.

Un appel est lancé aux loges pour qu’elles fassent parvenir rue Cadet des objets et des documents historiques. Dans Le Monde illustré d’octobre 1901, un reportage sur le siège du Grand Orient de France souligne :  Une des pièces les plus curieuses est certainement le musée. Tous ces efforts sont brisés par les persécutions contre la franc-maçonnerie sous l’Occupation. L’autre est stockée square Rapp, l’ancien siège de la société théosophique, alors transformée en antenne des anti-maçons vichyssois.

Façade du siège du Grand Orient de France, no 16 rue Cadet à Paris. Libération, ce qui reste des collections est restitué au Grand Orient de France qui, faute de moyens, les conserve soigneusement en caisses. L’année 1973 marque le bicentenaire de la formation du Grand Orient de France. René Guilly, qui lui octroie le label de  musée contrôlé de deuxième catégorie . 1973 ne correspondait plus à l’attente du public. Le contraste devenait frappant entre la qualité de ses collections et sa muséographie dépassée.

Aussi, dans la perspective de la profonde restructuration des deux premiers niveaux de l’hôtel Cadet — soit 1 800 m2 — l’idée de concevoir un nouveau musée se fait jour. L’intérieur du musée lors de l’exposition Daumier. La conception des transformations a visé une organisation simple et une image conceptuelle forte pour fédérer les disparités existantes et accueillir la variété des usages. Plutôt que d’affirmer la juxtaposition des particularités, le projet a révélé leur complémentarité en créant des effets de perméabilité et de tissage. C’est dans ce cadre que sont créés une salle d’exposition permanente de 400 m2 et un lieu d’exposition temporaire de 200 m2. La muséographie a donc mis en place un dispositif jouant sur ce double fil de lecture mis en relation avec le double volume de la salle d’exposition. Le parcours est en boucle, dextrogyre.

La zone périphérique, surbaissée, accueille les  clés de lecture  qui sont traitées en cabinets successifs, clairement identifiables et plus ou moins ouverts sur le centre. Le parcours du visiteur alterne de l’un à l’autre, assez librement pour que chacun puisse trouver sa propre temporalité. Elle abrite une partie des réserves que l’habillage translucide laisse deviner. L’ambiance générale de l’éclairage du musée est celle du clair-obscur, permettant une juste adéquation entre la mise en spectacle de l’espace muséal et la conservation des textiles et des documents graphiques. Le graphisme accompagne le visiteur dans sa découverte.

Le musée présente l’histoire de la franc-maçonnerie par des collections de peintures, estampes et gravures, objets maçonniques divers, mobiliers, céramiques et archives papier, etc. 1973 par la loge de Cassel. Initié à Toulon dans la loge jacobine  La Paix  le 20 avril 1801, Jérôme devint par la suite protecteur du Grand Orient de Westphalie. Corto Maltese et les secrets de l’initiation, Imaginaires et Franc-Maçonnerie à Venise autour d’Hugo Pratt, 15 février au 1er septembre 2012. Regards complices, photographies de Pascal Zaegel, 27 septembre au 10 novembre 2012. Clarté en passage, œuvres de Pierre Duclou, 20 novembre au 26 janvier 2013. La règle et le compas, ou de quelques sources opératives de la tradition maçonnique, du 21 mars au 12 octobre 2013, en partenariat avec la Nef de Salomon et Jean-Michel Mathonière.

Decalithe, exposition de lithographies et peintures de Gilles Turgné, 25 octobre au 21 décembre 2013. Daumier ou la caricature au service de la liberté, 21 mars au 7 novembre 2014. Georges Fréchin, 4 novembre au 23 décembre 2014. Claude Faivre, travaux récents, 10 janvier au 13 mars 2015. De la loge au quai, 24 avril au 24 octobre 2015.