Colonisation : droit d’inventaire (Les enjeux de l’histoire) PDF

Comment planter une fôret de robinier ? 2011- Le CRPF Rhône-Alpes vient d’éditer une nouvelle fiche consacrée au robinier. Le chêne rouge et le pin laricio sont régulièrement utilisés en reboisement dans la région Rhone-Alpes souvent en enrichissement de chênaies médiocres pour le chêne rouge et en colonisation : droit d’inventaire (Les enjeux de l’histoire) PDF de coteaux et moyennes montagnes sèches pour le pin laricio. Ces fiches sont disponibles en téléchargement sur les pages du CRPF, en rubrique « fiches et guides techniques ».


De la colonisation française dans les différentes parties du monde, on n’a jusqu’à présent pas dressé le bilan, ni mis en oeuvre l’analyse objective qui serait de mise.

Les indépendances sont récentes en effet, les enjeux de mémoire ou nationaux parfois très lourds, comme l’illustrent régulièrement les débats suscités de part et d’autre de la Méditerranée sur la guerre d’Algérie.

Pourtant, il est aujourd’hui possible de se livrer à une lecture sereine des acquis, des passifs, des conséquences du système colonial, dans les différents États où il s’est exercé, et surtout dans les différentes sociétés où il a fini par produire des réalités neuves, inédites, de passionnants cas de métissage et d’acculturation réciproque.

C’est à ce travail sans préjugés et sans esprit partisan, sans volonté de démontrer et sans concessions, que se sont livrés sept historiens spécialistes des zones concernées, qui apportent sur chacun de ces dossiers sensibles un éclairage dépassionné.

Sous la direction de Claude Liauzu, professeur d’histoire contemporaine à Paris VII.

Leila Blili est professeur d’histoire contemporaine à Tunis.

Jacqueline Dahlem est professeur agrégé de Lettres.

Reine-Claude Grondin est professeur agrégé d’histoire.

Vincent Joly est maître de conférences à l’université de Rennes II.

Solofo Randrianja est maître de conférences à l’université de Tamatave.

Trinh Van Thao est professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Aix Marseille.

Les hommes, les lieux, les moments. Entre crise de l’ancien régime colonial et conquête de l’Algérie – 1830-1870. La poussée impérialiste des années 1880. 1906-1918 : L’achèvement du partage, les premières réponses des sociétés colonisées et la guerre. Les années 1920 : avancées de l’impérialisme et contestations. Les années 1930, apogée et ressac. L’Empire dans la Deuxième Guerre mondiale. Les décolonisations au Levant et en Afrique. Dossiers et débats. Les sociétés à la veille de la colonisation. Les ressorts de l’expansion et les résistances. Dominer et contrôler. Culture et colonisation. Colons et créoles. Mutations sociales. Les réponses culturelles des colonisés. Mouvements nationaux, nationalismes et communisme. Crises des décolonisations : débats et controverses. Les lambeaux de l’Empire : îles et océans. Des sociétés postcoloniales.

Le dossier fait le point sur le robinier aujourd’hui : biologie, sylviculture et marché, en régions et dans le monde. Le robinier est une essence qui ne manque ni d’atouts, ni d’avenir et qui pourrait se développer dans les prochaines années. C’est la seule espèce des forêts européennes à être admise en classe 4, comme le teck. Très plastique, le robinier est présent sur des sols et sous des climats variés. Il est nécessaire pour bien valoriser le robinier de connaître ses utilisations, ses qualités et son marché. Le développement de cette essence devrait permettre une mise en valeur des peuplements de robinier français. Le robinier est une essence dont on parle de plus en plus pour ses nombreuses qualités.

Il pousse en climat tempéré et donne un excellent bois d’œuvre très concurrentiel vis-à-vis de certains bois exotiques. Le produit est reconnu excellent, d’une qualité équivalente et surtout plus régulière que le teck. Rhône-Alpes, Bourgogne et Aquitaine tandis que quatre régions en sont quasiment dépourvues : Nord-Pas-de-Calais, Basse-Normandie, Bretagne et Provence-Côte d’Azur. Le robinier se présente le plus souvent en boqueteaux mais rarement sous la forme de véritables massifs.

Sa productivité et les produits qui en découlent varient énormément suivant les terrains qu’il occupe. 25 cm pour une utilisation exclusive en piquet et chauffage. 3 sur pied peut et doit alors atteindre 60 à 80 euros. Les piquets de vigne et de clôture constituent la grosse part du marché, ils permettent une rémunération souvent correcte des bois sur pied en fonction du transport jusqu’aux zones de transformation et d’utilisation. Hongrie et de Roumanie ont récemment contribué à ralentir l’utilisation locale du robinier pour ce marché mais la demande est désormais bien relancée et les transformateurs commencent à faire défaut. Les utilisations en bois d’œuvre se développent et se diversifient depuis quelques années à l’instar de nos voisins italiens, hollandais et allemands.

Le parquet en lames courtes pour l’intérieur est fabriqué classiquement par quelques entreprises , une version contrecollée est maintenant au point, le robinier y apporte ses qualités de résistance et d’esthétique. Le caillebotis est aujourd’hui très demandé, c’est encore le bois exotique qui domine ce marché mais on y voit désormais poindre le robinier. Des produits divers sont mis en oeuvre tels que les pavés, les bardages, les chevilles, les barriques, les jets d’eau pour huisseries, le mobilier urbain, la signalétique, etc. Dans certains pays européens, on recense d’autres utilisations : escaliers, meubles de cuisine, parpaings, poutres en lamellé-collé, vis, pointes, objets décoratifs, etc.