Campement urbain PDF

Sur cette carte représentant le découpage communal du département de la Loire-Atlantique, les couronnes périurbaines sont représentées en orange clair. Les pôles urbains, appelés officiellement grands pôles dans campement urbain PDF typologie de l’Insee, recouvrent des situations géographiques et démographiques très diverses : certains regroupent plusieurs dizaines de communes et plusieurs centaines de milliers d’habitants, quand les plus petits ne rassemblent qu’une commune et moins de 20 000 habitants.


A la naissance de tout ghetto il y a un refuge. Lieu d’une mise à l’écart, d’un abri dans un contexte hostile, il devient le nom d’une communauté de survie, dont l’avenir dépendra de sa relation aux autres et à l’Etat. En attendant, aux yeux de l’anthropologue. l’habitant du camp, du campement ou du ghetto édifie, dans cet écart, sa part d’un monde commun qui est encore largement à faire et il montre ainsi l’universalité des histoires de reconstruction de soi et des lieux. Le maintenir enfermé dans son refuge originel, c’est nous enfermer nous-mêmes. L’ouvrir c’est nous sauver tous.

Sont appelés moyens pôles les unités urbaines comptant 5 000 à 10 000 emplois, et les petits pôles celles comprenant 1 500 à 5 000 emplois. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 6 janvier 2018 à 18:49. Une ville — le milieu urbain — est à la fois un milieu physique et humain où se concentre une population qui organise son espace en fonction du site et de son environnement, en fonction de ses besoins et de ses activités propres et aussi de contingences notamment socio-politiques.

Reconstitution de la ville néolithique de Talianky en Ukraine vers 4000 av. De grandes villes apparaissent ensuite entre 3500 et 1500 av. Les civilisations occidentale et moyenne-orientale disposent d’un certain nombre de mythes et de récits légendaires ayant trait à la création des villes. Par delà la réalité historique, ces récits nous renseignent sur le sens même donné par les hommes à ces établissements construits par eux, de toutes pièces. Jérusalem céleste où il n’y a plus de temple en son centre, car cette ville est Dieu.

Le Jardin d’Éden est interdit de retour aux hommes et c’est pour cela que, symboliquement, Dieu y a placé à l’entrée un ange avec une épée flamboyante. Construire une ville est un acte à haut risque où l’homme se confronte avec les dieux créateurs, tel un démiurge. Aussi est-il indispensable de s’accorder les bonnes grâces desdits dieux au travers les rites de fondation avec des sacrifices et des offrandes et les rites de dédicace. La dédicace consiste à placer la ville sous la protection d’un dieu tutélaire particulier.

Les plus anciennes villes importantes connues sont celles de la culture de Cucuteni-Trypillia, de la fin du Néolithique en Europe de l’Est, atteignant déjà plusieurs centaines d’hectares avec une planification évidente. Rome avec Rémus qui trace le périmètre de l’enceinte avec une charrue. L’espace public est sans doute l’élément le plus discriminant pour marquer le passage du village au sens entendu à l’époque — le mot n’existe pas — de la ville. Les raisons de l’apparition des villes sont probablement liées, si l’on en croit l’analyse des économistes, à l’accumulation des richesses des civilisations rurales capables de dégager des surplus de production et surtout liées au développement d’une division du travail. La lecture de la ville ne peut pas faire l’impasse d’un parallèle avec le nomadisme et ce qu’il en reste encore de nos jours, y compris dans nos imaginaires. C’est Caïn — l’agriculteur sédentaire — qui tue son frère Abel — le nomade gardien de troupeaux — que Dieu semblait privilégier. La ville naît aussi et surtout de la volonté des hommes qui se regroupent autour d’un projet commun, celui de vivre en société.

C’est pour cela que l’espace public apparaît comme l’élément symbolique primordial de la fondation de la ville. La ville apparaît alors comme un projet politique au sens étymologique du terme, de polis qui en grec veut dire la cité. Sans doute parce que cette vie ensemble est la seule façon pour l’homme d’avenir à sa propre humanité si l’on en croit le philosophe Emmanuel Lévinas qui évoque l’altérité et les conditions de cette même altérité. Des décisions  politiques  furent à l’origine de la création de villes nouvelles de l’Antiquité à nos jours, mais la finalité reste toujours là même avec souvent le souci de créer sur terre, ici et maintenant, un impossible paradis, une cité idéale. Celui qui nous est promis dans la perspective chrétienne, du moins symbolique, est une ville : la Jérusalem céleste.

Des zones métropolitaines se chevauchent pour former d’énormes réseaux urbains. Selon les projections des Nations unies, les villes des pays en développement absorberont la plus grande part de la croissance démographique d’ici 2050 — plus de deux milliards d’individus. Il n’existe pas de modèle unique pour gérer une urbanisation rapide. Entre 1960 et 2000, sa population est passée de moins de trois millions d’habitants à dix millions. La ville, en ce qu’elle se dilue, est peu à peu remplacée dans les études par les concepts de fait urbain, d’urbanité, de métropole, à travers les processus de mondialisation et de métropolisation. La difficulté de la définition de la ville tient à ses propres caractéristiques : une taille, mais également des fonctions diverses et surtout une autonomie politique. Pour les géographes contemporains comme Pierre George, une ville se définit comme  un groupement de populations agglomérées caractérisé par un effectif de population et par une forme d’organisation économique et sociale .