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Elle est qualifiée, avec le hornuss et le lancer de la pierre d’Unspunnen, de sport national. Les racines de la lutte en Suisse ne peuvent être clairement déterminées. La formule allemande Ringen und Schwingen, rencontrée fréquemment dès la Réforme protestante, indique que l’on distingue deux formes de lutte dans l’ancienne Confédération suisse. Dans la Suisse centrale et sur le Plateau suisse, surtout dans les Préalpes, le Hosenlupf fait partie c’est la lutte finale PDF de la culture festive.


De nombreuses ordonnances et interdictions officielles témoignent de l’existence de rencontres annuelles où s’affrontent les représentants de différentes communautés. Un renouveau de la lutte suisse a lieu avec la première Fête d’Unspunnen organisée en 1805, à un moment où la Suisse souffre de la domination française. L’occasion de cette fête est alors explicitement de développer la conscience nationale. Ainsi, la lutte devient un sport national touchant toutes les couches de la population.

Malgré cette extension vers les zones urbaines, la lutte suisse figure toujours parmi les traditions les plus populaires des zones rurales des Préalpes alémaniques. Seule une finale se déroule entre le premier et le deuxième lutteur du classement provisoire. La lutte suisse se pratique sur un  rond de sciure , une surface circulaire de sept à quatorze mètres de diamètre recouverte de 23 m3 de sciure de bois sur quinze centimètres d’épaisseur. Le nombre de ronds dépend de la taille de la compétition : les fêtes régionales comptent quatre à cinq ronds alors que la Fête fédérale de lutte suisse en compte sept. Le rond de sciure doit être constamment humidifié pour éviter que les particules de bois ne s’envolent et dérangent les lutteurs, les compétitions se déroulant en plein air.

Il est aussi salé pour obliger les lutteurs à recracher la sciure qu’ils pourraient avaler lorsqu’ils sont au sol. Au début d’une passe, les lutteurs se saluent en se serrant la main, puis prennent la position de départ qui consiste à empoigner le ceinturon de l’adversaire avec la main droite, au niveau du dos, et à agripper son canon droit avec la main gauche. La passe est évaluée par un jury de table composé de trois juges : l’un se tient sur le rond de sciure et les deux autres sont à une table. En cas de passe déclarée nulle, c’est le lutteur qui a été jugé le plus actif qui remporte la meilleure note. Une passe peut être arrêtée en cas de sortie du rond de sciure, d’absence de prise des deux lutteurs ou de danger de blessure. Dans ce cas, les lutteurs reprennent la position de départ. Un premier avertissement est donné, puis un second s’il reste sans effet, avec une menace de pénalité sur la note.

Si la situation n’évolue pas, la pénalité est appliquée. La principale fête de lutte est la Fête fédérale de lutte suisse. Regroupant les meilleurs lutteurs du pays, elle est considérée comme le plus grand événement du pays au regard de l’affluence. Chacune des cinq associations régionales organise la manifestation à tour de rôle.

Tous les trois tirent leur importance de leur  caractère fédéral , les lutteurs étant répartis au prorata des licenciés par association régionale. Des fêtes sans remise de distinction se tiennent aussi au niveau local. L’agenda des lutteurs comporte ainsi près de 120 manifestations annuelles. La publicité n’est autorisée que dans les cantines et en dehors de la place de lutte. Toutefois, de la publicité cachée se fait via la mention des donateurs des différents prix. Ils sont connus de larges segments de la population et possèdent un statut de vedettes sportives.

Abderhalden a par ailleurs atteint quatre fois de suite la finale de la Fête fédérale de lutte suisse. Les jeunes reçoivent une palme au lieu d’une couronne. En 2010, le principal lutteur actif est Kilian Wenger. Jörg Abderhalden en finale de la prestigieuse Fête d’Unspunnen 2006 et affronta Wenger en finale de la Fête fédérale de lutte suisse 2010. La lutte suisse est un sport traditionnellement masculin.