Bruno de Solages : Biographie d’un intellectuel engagé (1895-1983) PDF

En 1905, il est un des rédacteurs de la loi de séparation des Églises et de l’État. En 1924, sa dépouille est transférée au Panthéon. Il appartient à une bruno de Solages : Biographie d’un intellectuel engagé (1895-1983) PDF paternelle qui a évolué de la paysannerie vers la bourgeoise provinciale du Tarn : sénateurs, avocats, médecins. Jaurès en 1878 à l’École normale supérieure.


Hormis un recueil de témoignages et des actes de colloque, Bruno de Solages n’a fait l’objet d’aucune étude approfondie, moins encore d’une biographie, malgré l’importance de son parcours d’intellectuel catholique engagé, dans des moments de crises cruciales, tant dans l’histoire de l’Eglise que de l’Europe en guerre. Marqué par les personnalités du Cardinal Mercier et du Père Lagrange, il démissionne de son poste de rédacteur en chef à la Revue apologétique quand un article contre l’Action française est refusé. Thomiste, il s’intéresse à la patristique, mais encourage aussi les groupes d’Action catholique, souhaite rapprocher science et foi, s’engage en philosophe chrétien pour défendre Blondel. Repéré aux Semaines sociales par Mgr Saliège, il devient recteur de l’Institut catholique de Toulouse en 1932, charge qu’il garde jusqu’en 1964, y enseignant aussi la théologie. Appliquant la constitution Deus Scientiarum Dominus, il agrandit l’Institut catholique, ouvre un séminaire et lance des cours de théologie pour les laïcs ; dès les années 1930, il en fait un lieu de refuge pour les persécutés et les opposants aux régimes totalitaires. Membre actif de la Résistance spirituelle et intellectuelle contre le nazisme et Vichy, il est déporté en 1944. A partir de 1945, il devient le défenseur de la théologie française en aidant Teilhard de Chardin, dont il diffuse la pensée, et Henri de Lubac. Très actif sur tous les fronts, il publiera tardivement les oeuvres pensées dans sa jeunesse.

Félix Deltour, qui convainc ses parents de lui faire poursuive ses études dans les écoles de l’ élitisme républicain , alors qu’ils le destinaient à l’administration des postes. L’inspecteur lui obtient une bourse qui lui permet de préparer à Paris l’École normale supérieure, au collège Sainte-Barbe puis au lycée Louis-le-Grand. Devenu professeur, Jaurès enseigne tout d’abord au lycée Lapérouse d’Albi, puis rejoint Toulouse en 1882 pour exercer comme maître de conférences à la faculté des lettres. Entrée de la demeure familiale, rue Réclusane, où naquit Jean Jaurès, le 3 septembre 1859. Plaque commémorative rappelant le lieu de naissance de Jean Jaurès.

Maison de jeunesse de Jean Jaurès au domaine de La Fédial. Détail du Monument à Jean Jaurès à Castres. Le mémorial Louis Jaurès à Chaudun, stèle avec buste de Jean Jaurès. Le mémorial Louis Jaurès à Chaudun, plaque. Le jeune député Jaurès entre 1885 et 1889.

Il faut toutefois garder à l’esprit que c’est l’époque des premiers succès politiques du général Boulanger qui, selon Jaurès, dévoie le socialisme. Privé de son mandat de député, Jaurès reprend son enseignement à la faculté de Toulouse. Il est reçu docteur ès lettres en 1892. Les deux ont paru en 1891. Il continue également son activité politique. Article détaillé : Grèves de Carmaux de 1892-1895. La grève des mineurs de 1892 à Carmaux vue par Le Petit Journal.