Biologie clinique (Manuels de Médecine Clinique) PDF

Le Corpus hippocratique est une compilation de près de soixante-dix ouvrages de médecine datant du début de l’antiquité grecque attribués au médecin grec Hippocrate ou du moins rapportant ses enseignements collectés par ses disciples. Toutes les sociétés humaines avaient recours à des croyances médicales relevant du mythe ou biologie clinique (Manuels de Médecine Clinique) PDF la superstition pour expliquer la naissance, la mort et la maladie. De nos jours, la médecine utilise des appareils de haute technologie comme le scanner, la radio, etc. Dès que le savoir-faire médical s’est constitué en tant qu’art particulier, une réflexion sur les origines, l’état et les progrès historiques de la médecine en tant que discipline scientifique a pu être initiée.


Sans tomber dans la caricature du médecin « soignant une analyse sanguine » depuis son ordinateur, il est un fait que les analyses des liquides biologiques ont pris une place centrale en médecine du fait des progrès de la recherche fondamentale et appliquée.

Il n’est pas question dans ce volume de fournir une somme d’affirmations indiscutables couvrant l’ensemble de la biologie médicale mais bien une série de fiches concises offrant des exemples d’interprétation et de prise en charge des principales anomalies biologiques rencontrées en pratique clinique. A chacun ensuite de les confronter à ses propres connaissances, pratiques et recherches pour se bâtir son mode de raisonnement clinique. Il s’agit donc d’un outil visant à contribuer à l’éducation des étudiants en médecine, des jeunes praticiens et, de façon plus marginale, du public (on ne le répétera jamais assez : le succès premier thérapeute d’une maladie sont le patient lui-même et ses proches… encore faut-il qu’ils disposent d’informations adéquates).

Les premiers textes concernant l’origine de la médecine entendue au sens de technè remontent aux Grecs et se trouvent dans le Corpus hippocratique, notamment dans le traité De l’ancienne médecine. Au niveau des aspects purement techniques, cet optimisme n’est pas partagé par Aristote pour qui met en évidence la notion d’imperfection ainsi que les opinions divergentes sur les causes des maladies. A l’époque romaine, on trouve également des textes sur le passé de la médecine chez des auteurs latins comme Pline ou Celse. Ce dernier postule que la médecine se subdivise en trois parties : la diététique, la chirurgie et la pharmaceutique. 380 biographies de grands médecins du monde entier connu et de toutes les époques, accompagné d’une liste de leurs œuvres. Il se démarque de l’hagiographie, un genre dominant au Moyen-Age, en s’intéressant aux principes et aux idées de ces auteurs sur la médecine.

Les fondements de la médecine traditionnelle chinoise ne sont pas apparus ex nihilo. Ils résultent de réflexions initiées dès le ve siècle avant J. L’historiographie médicale chinoise se caractérise par un rejet des influences occidentales. Elle est convaincue de détenir une supériorité intellectuelle. Cette conception des choses n’est pas réciproque, les Occidentaux s’émerveillant devant la science médicale chinoise. L’historiographie médicale change à la fin du xviie siècle grâce à l’essor de la diplomatique, la percée de la pensée philosophique et les réalisations des techniques et des sciences. Il recherche, par le biais d’un exposé chronologique, à établir des conclusions d’ordre général.

Cependant, l’ampleur de cette tâche gargantuesque le dépasse et il est obligé de s’arrêter à l’immense corpus galénique. Son ouvrage est de ce fait considérée davantage comme une histoire de la médecine antique. Dès la fin du XVIIIe siècle et ce jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, l’historiographie médicale devient surtout l’apanage des érudits de langue allemande. Il faut cependant attendre le botaniste Kurt Sprengel pour voir émerger un ouvrage mettant en pratique ces bonnes intentions méthodologiques.

Sprengel accorde dans son ouvrage autant d’attention et de place à la période moderne qu’à l’Antiquité et la Renaissance. La médecine médiévale est redécouverte surtout en Allemagne et en Italie lors du romantisme. Ces deux auteurs adoptent des postures sensiblement analogues à celles des romantiques allemands au sens où ils valorisent l’exégèse critique des sources et accordent un vif intérêt au Moyen-Age médical. Cette historiographie romantique est suivie d’une réaction scientiste menée par Karl August Wunderlich.